"Il y a tant de facteurs en jeu. Mais en ce moment, j'aime mieux être ami avec eux (les Etats-Unis, ndlr)", a déclaré M. Duterte lors d'une visite dans la localité centrale de Balangiga, selon la retranscription officielle de son discours publiée vendredi.

Des djihadistes se revendiquant du groupe Etat islamique (EI) occupent des quartiers de Marawi, grande ville du sud de l'archipel, depuis le 23 mai. Ils résistent depuis plus de quatre mois à une offensive de l'armée philippine soutenue par les Etats-Unis. Les Etats-Unis ont déployé un avion espion P-3 et mis d'autres ressources du renseignement à la disposition des forces philippines qui tentent de reprendre la ville. Les combats ont fait plus de 900 morts.

"Je ne voudrais pas dire qu'ils sont nos sauveurs mais ils sont nos alliés et ils nous ont aidé. Et même aujourd'hui, ils ont fourni des équipements cruciaux à nos soldats à Marawi pour combattre le terrorisme", a-t-il dit jeudi. "Sans leur aide, on aurait du mal. Alors nous leur disons merci."

M. Duterte avait entamé son mandat présidentiel l'année dernière en lançant des bordées d'injures contre les Etats-Unis, l'allié traditionnel de Manille, tout en recherchant un rapprochement avec la Chine. En visite à Pékin, il avait annoncé sa "séparation des Etats-Unis" et le réalignement de l'archipel sur la Chine et la Russie.

Il avait insulté l'ancien président américain Barack Obama pour avoir critiqué sa guerre controversée contre la drogue, qui a fait des milliers de morts. Il a aussi dénoncé la colonisation sanglante des Philippines par les Etats-Unis dans les années 1900.

L'archipel est devenu indépendant en 1945. Washington et Manille sont liés depuis 1951 par un traité de défense mutuelle.

"Il y a tant de facteurs en jeu. Mais en ce moment, j'aime mieux être ami avec eux (les Etats-Unis, ndlr)", a déclaré M. Duterte lors d'une visite dans la localité centrale de Balangiga, selon la retranscription officielle de son discours publiée vendredi. Des djihadistes se revendiquant du groupe Etat islamique (EI) occupent des quartiers de Marawi, grande ville du sud de l'archipel, depuis le 23 mai. Ils résistent depuis plus de quatre mois à une offensive de l'armée philippine soutenue par les Etats-Unis. Les Etats-Unis ont déployé un avion espion P-3 et mis d'autres ressources du renseignement à la disposition des forces philippines qui tentent de reprendre la ville. Les combats ont fait plus de 900 morts. "Je ne voudrais pas dire qu'ils sont nos sauveurs mais ils sont nos alliés et ils nous ont aidé. Et même aujourd'hui, ils ont fourni des équipements cruciaux à nos soldats à Marawi pour combattre le terrorisme", a-t-il dit jeudi. "Sans leur aide, on aurait du mal. Alors nous leur disons merci." M. Duterte avait entamé son mandat présidentiel l'année dernière en lançant des bordées d'injures contre les Etats-Unis, l'allié traditionnel de Manille, tout en recherchant un rapprochement avec la Chine. En visite à Pékin, il avait annoncé sa "séparation des Etats-Unis" et le réalignement de l'archipel sur la Chine et la Russie. Il avait insulté l'ancien président américain Barack Obama pour avoir critiqué sa guerre controversée contre la drogue, qui a fait des milliers de morts. Il a aussi dénoncé la colonisation sanglante des Philippines par les Etats-Unis dans les années 1900. L'archipel est devenu indépendant en 1945. Washington et Manille sont liés depuis 1951 par un traité de défense mutuelle.