Pour l'instant, les Américains font confiance à leur futur président pour ce qui est de la création d'emplois. En effet, selon un sondage CNN, pour 61% d'entre eux, il est probable que le 45e président réussira à créer des emplois dans les régions les plus sinistrées du pays. Ils s'attendent également à ce qu'il fasse un excellent ou bon travail dans le domaine économique, selon un sondage pour ABC et le Washington Post.

Mais en dehors de ces deux points, la confiance à l'égard du président élu, qui sera investi vendredi, est loin de faire l'unanimité. Donald Trump récolte environ 40% d'opinions favorables, un faible score que révélait, hier, le sondage ABC/Washington Post. C'est 44 points en dessous du président sortant, et le taux le plus bas depuis 40 ans. Le président élu est également moins populaire à l'aube de son investiture que Jimmy Carter, Ronald Reagan, Bill Clinton ou les Bush, père et fils, à leur accession au pouvoir.

Bien que le faible taux d'approbation soit dû à une série de facteurs, sa réponse controversée sur l'interférence présumée de la Russie dans l'élection de 2016 a eu un impact non négligeable, selon le Time. Les citoyens américains pensent en effet que Trump s'est montré "trop amical" avec la Russie.

Parmi son entourage, Mike Pence, le futur vice-président, obtient à peine plus d'opinions favorables que Trump. Concernant la future First Lady, Melania Trump, les sondés sont indécis : 36% favorables, 35% défavorables et 28% incertains. Quant à Ivanka, la fille du président élu qui va déménager à Washington, ils sont 44% à voir d'un bon oeil son rôle dans la First Family.

Sondages "truqués" ?

La réaction du milliardaire sur ces deux sondages nationaux ne s'est pas fait attendre. Pour lui, "les mêmes gens qui faisaient les sondages bidons pour les élections, et ont eu tout faux, font maintenant des sondages de popularité. Ils sont truqués, comme avant", a-t-il publié sur Twitter.

Les sondages nationaux réalisés avant l'élection n'avaient cependant que quelques points d'écart avec le résultat final du scrutin (ils prévoyaient 3,3 points d'avance pour Hillary Clinton, qui a finalement obtenu 2,1 points d'avance au suffrage populaire). Dans les faits, ce sont les sondages par Etat se sont trompés.

Le sondage de CNN suggère également que les divisions politiques profondes qui ont guidé la campagne électorale de 2016 (les hommes et les femmes ; les blancs et les minorités raciales ; ceux avec ou sans diplômes ; les résidents ruraux et les urbains) continuent sans relâche à l'approche de la journée d'investiture. (OL avec AFP)