"Un inconnu a ouvert le feu près du n°12 rue Bolchaïa Loubianka, il y a des blessés. Son identification est en cours, le criminel a été neutralisé", a indiqué le service de presse du FSB aux médias d'Etat russe.

"Un agent du service est mort", a ensuite indiqué la même source. Le ministère de la Santé avait fait état quelques minutes plus tôt de deux agents du FSB "souffrant de blessures extrêmement graves".

Le terme "neutralisé" signifie généralement dans le jargon policier russe qu'un assaillant a été tué. Le président russe Vladimir Poutine a été informé de la situation, selon son porte-parole Dmitri Peskov, cité par Tass.

L'échange de tirs a eu lieu jeudi soir aux abords immédiats du siège du FSB, un des héritiers du KGB soviétique, en plein centre de Moscou, à une dizaine de minutes à pied de la place Rouge et du Kremlin, siège de la présidence russe.

Les circonstances de l'attaque restent floues, mais selon les agences de presse d'Etat, citant le FSB, l'assaillant n'est pas entré dans le bâtiment des services secrets.

La forces de l'ordre étaient toujours déployés en grand nombre dans le quartier, vers 20H00 (17H00 GMT), soit environ deux heures après que de premiers témoins ont fait état d'échanges de tirs sur les réseaux sociaux.

Il semblait mort

Un témoin interrogé par l'AFP non loin des lieux de l'incident a évoqué de nombreux tirs en début de soirée.

"Je ne pouvais pas compter, (c'était) probablement de l'arme automatique", a raconté à l'AFP ce témoin, Andreï Moltchanov.

"J'ai vu personnellement un agent blessé, il était couché et semblait mort" puis a été "chargé dans une ambulance", a-t-il encore dit.

Une enquête pour "atteinte à la vie d'un agent des forces de l'ordre" a été ouverte, selon le Comité d'enquête russe, en charge des investigations sur les crimes les plus graves.

Selon l'agence Interfax, certaines rues environnantes ont été rouvertes à la circulation. Le siège des services secrets restait bouclé.

Des journalistes de l'AFP présents sur les lieux ont entendu encore un tir vers 16H15 GMT (19H15 locale) et les forces de l'ordre ont demandé à la presse et aux badauds de s'éloigner. Aucun explication n'a été donnée.

La police est sur les lieux en nombre, gyrophares en action. Des agents d'unités d'élite casqués et cagoulés étaient aussi déployés, ainsi que des ambulances.

L'incident est intervenu quelques heures après la fin de la grande conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine. Selon l'agence RIA Novosti, il participait ensuite à une cérémonie en l'honneur du contre-espionnage russe.

Le président russe a dirigé le FSB en 1998-1999 et avait son bureau dans l'immeuble des services secrets, près duquel l'incident a eu lieu. Il a aussi été agent du KGB à l'époque soviétique, notamment en Allemagne de l'Est.

Plusieurs vidéos de l'incident, circulant sur les réseaux sociaux, montrent des policiers armés courant non loin de l'imposant bâtiment jaune et marron du FSB.

Dans une vidéo diffusée sur le compte Twitter du site internet d'information lenta.ru, on peut entendre des tirs aux abords de la place de la Loubianka, décorée à l'occasion des fêtes de fin d'année de grands sapins illuminés.

Attentats par le passé

Sur une autre vidéo, reprise par plusieurs médias en ligne, et filmée de la fenêtre de ce qui semble être un café, on peut voir des policiers armés, courant courbés, dans la rue.

La Russie a été le théâtre de nombreux attentats dans les années 2000, en lien avec la guerre de Tchétchénie contre les indépendantistes puis la rébellion islamiste qui a ensanglanté le Caucase du Nord.

En 2010, un double attentat suicide avait frappé le métro de Moscou. L'une des explosions avait eu lieu dans la station de métro Loubianka, qui est au pied du siège du FSB.

"Un inconnu a ouvert le feu près du n°12 rue Bolchaïa Loubianka, il y a des blessés. Son identification est en cours, le criminel a été neutralisé", a indiqué le service de presse du FSB aux médias d'Etat russe."Un agent du service est mort", a ensuite indiqué la même source. Le ministère de la Santé avait fait état quelques minutes plus tôt de deux agents du FSB "souffrant de blessures extrêmement graves".Le terme "neutralisé" signifie généralement dans le jargon policier russe qu'un assaillant a été tué. Le président russe Vladimir Poutine a été informé de la situation, selon son porte-parole Dmitri Peskov, cité par Tass.L'échange de tirs a eu lieu jeudi soir aux abords immédiats du siège du FSB, un des héritiers du KGB soviétique, en plein centre de Moscou, à une dizaine de minutes à pied de la place Rouge et du Kremlin, siège de la présidence russe. Les circonstances de l'attaque restent floues, mais selon les agences de presse d'Etat, citant le FSB, l'assaillant n'est pas entré dans le bâtiment des services secrets.La forces de l'ordre étaient toujours déployés en grand nombre dans le quartier, vers 20H00 (17H00 GMT), soit environ deux heures après que de premiers témoins ont fait état d'échanges de tirs sur les réseaux sociaux.Un témoin interrogé par l'AFP non loin des lieux de l'incident a évoqué de nombreux tirs en début de soirée. "Je ne pouvais pas compter, (c'était) probablement de l'arme automatique", a raconté à l'AFP ce témoin, Andreï Moltchanov. "J'ai vu personnellement un agent blessé, il était couché et semblait mort" puis a été "chargé dans une ambulance", a-t-il encore dit.Une enquête pour "atteinte à la vie d'un agent des forces de l'ordre" a été ouverte, selon le Comité d'enquête russe, en charge des investigations sur les crimes les plus graves. Selon l'agence Interfax, certaines rues environnantes ont été rouvertes à la circulation. Le siège des services secrets restait bouclé.Des journalistes de l'AFP présents sur les lieux ont entendu encore un tir vers 16H15 GMT (19H15 locale) et les forces de l'ordre ont demandé à la presse et aux badauds de s'éloigner. Aucun explication n'a été donnée.La police est sur les lieux en nombre, gyrophares en action. Des agents d'unités d'élite casqués et cagoulés étaient aussi déployés, ainsi que des ambulances. L'incident est intervenu quelques heures après la fin de la grande conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine. Selon l'agence RIA Novosti, il participait ensuite à une cérémonie en l'honneur du contre-espionnage russe.Le président russe a dirigé le FSB en 1998-1999 et avait son bureau dans l'immeuble des services secrets, près duquel l'incident a eu lieu. Il a aussi été agent du KGB à l'époque soviétique, notamment en Allemagne de l'Est. Plusieurs vidéos de l'incident, circulant sur les réseaux sociaux, montrent des policiers armés courant non loin de l'imposant bâtiment jaune et marron du FSB. Dans une vidéo diffusée sur le compte Twitter du site internet d'information lenta.ru, on peut entendre des tirs aux abords de la place de la Loubianka, décorée à l'occasion des fêtes de fin d'année de grands sapins illuminés.Sur une autre vidéo, reprise par plusieurs médias en ligne, et filmée de la fenêtre de ce qui semble être un café, on peut voir des policiers armés, courant courbés, dans la rue.La Russie a été le théâtre de nombreux attentats dans les années 2000, en lien avec la guerre de Tchétchénie contre les indépendantistes puis la rébellion islamiste qui a ensanglanté le Caucase du Nord.En 2010, un double attentat suicide avait frappé le métro de Moscou. L'une des explosions avait eu lieu dans la station de métro Loubianka, qui est au pied du siège du FSB.