"Nous sommes profondément convaincues que pour créer et maintenir la paix, la pleine participation des femmes doit être mise en oeuvre." Vingt-six femmes parmi les plus influentes du monde ont signé une lettre ouverte qui met en garde contre une érosion insidieuse et générale du droit des femmes dans les plus hautes sphères, qui les éloignent des centres de décision.

Les signataires notent qu'en dépit d'avancées notables, "à certains endroits, les principes d'égalité les plus basiques sont interprétés comme des challenges directs et déstabilisants par les structures de pouvoir existantes. Cela mène à des retours en arrière sur des réglementations durement gagnées en faveur de l'égalité, en particulier les Déclarations de Beijing en 1995." Pire, "à mesure que les femmes occupent davantage les espaces politiques, socio-économiques et scientifiques, (...) nous voyons des mouvements gagner du terrain, qui cherchent à freiner ces avancées et éroder les droits obtenus par les femmes."

Le populisme dans le viseur

La lettre annonce que la publication d'autres documents et des prises de parole devraient suivre dans les semaines à venir, afin d'illustrer les points communs entre les expériences de ces femmes leaders. La campagne qui se dessine a été lancée par Susanna Malcorra, ancienne ministre argentine des Affaires étrangères, Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande et Irina Bokova, politique bulgare et ancienne directrice de l'Unesco. Toutes trois ont été frappées par le même constat préoccupant lors de l'assemblée générale de l'ONU de 2018 à New York : la montée du populisme, le déclin du multilatéralisme et leurs conséquences sur les droits des femmes.

Susanna Malcorra a déclaré dans un article du Guardian que le refoulement de ces droits était "clair comme de l'eau de roche" dans plusieurs pays, en particulier ceux où le populisme avait conduit à l'émergence d'un dirigeant "machiste", citant le Brésil, les Philippines, l'Italie et certains états d'Europe. Ajoutant que même là où on ne trouve pas ce type de gouvernement, les droits de femmes ne sont pas pour autant gravés dans le marbre. "Nous tenons pour acquis ce que nous avons. C'est, à notre avis, notre plus grande faiblesse."

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"Nous sommes profondément convaincues que pour créer et maintenir la paix, la pleine participation des femmes doit être mise en oeuvre." Vingt-six femmes parmi les plus influentes du monde ont signé une lettre ouverte qui met en garde contre une érosion insidieuse et générale du droit des femmes dans les plus hautes sphères, qui les éloignent des centres de décision.Les signataires notent qu'en dépit d'avancées notables, "à certains endroits, les principes d'égalité les plus basiques sont interprétés comme des challenges directs et déstabilisants par les structures de pouvoir existantes. Cela mène à des retours en arrière sur des réglementations durement gagnées en faveur de l'égalité, en particulier les Déclarations de Beijing en 1995." Pire, "à mesure que les femmes occupent davantage les espaces politiques, socio-économiques et scientifiques, (...) nous voyons des mouvements gagner du terrain, qui cherchent à freiner ces avancées et éroder les droits obtenus par les femmes."Le populisme dans le viseurLa lettre annonce que la publication d'autres documents et des prises de parole devraient suivre dans les semaines à venir, afin d'illustrer les points communs entre les expériences de ces femmes leaders. La campagne qui se dessine a été lancée par Susanna Malcorra, ancienne ministre argentine des Affaires étrangères, Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande et Irina Bokova, politique bulgare et ancienne directrice de l'Unesco. Toutes trois ont été frappées par le même constat préoccupant lors de l'assemblée générale de l'ONU de 2018 à New York : la montée du populisme, le déclin du multilatéralisme et leurs conséquences sur les droits des femmes.Susanna Malcorra a déclaré dans un article du Guardian que le refoulement de ces droits était "clair comme de l'eau de roche" dans plusieurs pays, en particulier ceux où le populisme avait conduit à l'émergence d'un dirigeant "machiste", citant le Brésil, les Philippines, l'Italie et certains états d'Europe. Ajoutant que même là où on ne trouve pas ce type de gouvernement, les droits de femmes ne sont pas pour autant gravés dans le marbre. "Nous tenons pour acquis ce que nous avons. C'est, à notre avis, notre plus grande faiblesse."