Selon plusieurs témoignages, elle est loin d'être la seule "manifestante" recrutée par le pouvoir via un message trompeur pour venir en réalité grossir les rangs des pro-Ianoukovitch lors de la grande contre-manifestation organisée samedi à quelques centaines de mètres de Maïdan, haut lieu de la contestation pro-européenne opposée au régime.

Cette manifestation, qui a réuni environ 35.000 personnes, selon un journaliste de l'AFP (60.000, selon la police et 200.000, selon les organisateurs) se voulait une démonstration de force à la veille d'un nouveau grand rassemblement de l'opposition prévu dimanche. Mais l'humeur y semblait bien moins enthousiaste que dans le camp adverse. Les manifestants ont défilé dans le silence, ne scandant aucun slogan. Mykola Fedorov, 66 ans, connait la même mésaventure que Tetiana Skliarenko. Il souligne qu'il n'est pas partisan du gouvernement. "Je suis ici pour soutenir l'unité du pays, pas le gouvernement", a-t-il déclaré à l'AFP. Le mouvement de contestation contre le pouvoir, provoqué par la volte-face du président sur l'intégration européenne au profit de la Russie, est inédit depuis la Révolution orange de 2004 qui avait porté au pouvoir des partisans de l'Occident. La dispersion violente d'une manifestation d'étudiants le 30 novembre, qui a fait des dizaines de blessés, a renforcé la mobilisation pro-européenne.

Selon plusieurs témoignages, elle est loin d'être la seule "manifestante" recrutée par le pouvoir via un message trompeur pour venir en réalité grossir les rangs des pro-Ianoukovitch lors de la grande contre-manifestation organisée samedi à quelques centaines de mètres de Maïdan, haut lieu de la contestation pro-européenne opposée au régime. Cette manifestation, qui a réuni environ 35.000 personnes, selon un journaliste de l'AFP (60.000, selon la police et 200.000, selon les organisateurs) se voulait une démonstration de force à la veille d'un nouveau grand rassemblement de l'opposition prévu dimanche. Mais l'humeur y semblait bien moins enthousiaste que dans le camp adverse. Les manifestants ont défilé dans le silence, ne scandant aucun slogan. Mykola Fedorov, 66 ans, connait la même mésaventure que Tetiana Skliarenko. Il souligne qu'il n'est pas partisan du gouvernement. "Je suis ici pour soutenir l'unité du pays, pas le gouvernement", a-t-il déclaré à l'AFP. Le mouvement de contestation contre le pouvoir, provoqué par la volte-face du président sur l'intégration européenne au profit de la Russie, est inédit depuis la Révolution orange de 2004 qui avait porté au pouvoir des partisans de l'Occident. La dispersion violente d'une manifestation d'étudiants le 30 novembre, qui a fait des dizaines de blessés, a renforcé la mobilisation pro-européenne.