Le parquet fédéral a découvert que les enfants, arrivés en 2015 en Belgique, avaient été enlevés. D'autres identités et dates de naissance leur ont été données, alors qu'ils n'étaient pas du tout destinés à l'adoption. Des reporters du journal Het Laatste Nieuws sont partis à la recherche des parents biologiques et les ont retrouvés. Ceux-ci ont expliqué avoir eu l'occasion d'envoyer, par le biais d'une organisation de jeunesse, leurs progénitures en camp, d'où ils ne sont jamais revenus. Floués, les parents n'avaient pas d'argent pour payer un avocat et n'ont pas non plus pu compter sur l'aide des autorités locales. Selon les journalistes, il semble que quelques hauts fonctionnaires locaux soient impliqués dans le trafic ou aient pour le moins décidé de fermer les yeux. Lorsque les autorités ont appris que des reporters se renseignaient sur l'affaire, ces derniers ont été interrogés durant trois jours, avant d'être libérés après l'intervention de l'ambassade de Belgique. Les enfants enlevés provenaient de l'orphelinat de Julienne Mpemba, une juriste belgo-congolaise originaire de Namur qui a par le passé figuré sur une liste PS lors des élections. L'intéressée a été arrêtée l'an dernier en Belgique, mais a été remise en liberté par la chambre des mises en accusation après un mois et demi en attente d'un procès. Depuis 2013, Julienne Mpemba et l'orphelinat sont par ailleurs associés, par des organisations de défense des droits de l'homme congolaises, à la disparition et à l'enlèvement d'enfants en bas âge.

Le parquet fédéral a découvert que les enfants, arrivés en 2015 en Belgique, avaient été enlevés. D'autres identités et dates de naissance leur ont été données, alors qu'ils n'étaient pas du tout destinés à l'adoption. Des reporters du journal Het Laatste Nieuws sont partis à la recherche des parents biologiques et les ont retrouvés. Ceux-ci ont expliqué avoir eu l'occasion d'envoyer, par le biais d'une organisation de jeunesse, leurs progénitures en camp, d'où ils ne sont jamais revenus. Floués, les parents n'avaient pas d'argent pour payer un avocat et n'ont pas non plus pu compter sur l'aide des autorités locales. Selon les journalistes, il semble que quelques hauts fonctionnaires locaux soient impliqués dans le trafic ou aient pour le moins décidé de fermer les yeux. Lorsque les autorités ont appris que des reporters se renseignaient sur l'affaire, ces derniers ont été interrogés durant trois jours, avant d'être libérés après l'intervention de l'ambassade de Belgique. Les enfants enlevés provenaient de l'orphelinat de Julienne Mpemba, une juriste belgo-congolaise originaire de Namur qui a par le passé figuré sur une liste PS lors des élections. L'intéressée a été arrêtée l'an dernier en Belgique, mais a été remise en liberté par la chambre des mises en accusation après un mois et demi en attente d'un procès. Depuis 2013, Julienne Mpemba et l'orphelinat sont par ailleurs associés, par des organisations de défense des droits de l'homme congolaises, à la disparition et à l'enlèvement d'enfants en bas âge.