MSF, qui opère dans la bande de Gaza, parle dans un communiqué de "véritable urgence sanitaire". Elle appelle la communauté internationale à l'aide financière et les autorités israéliennes et palestiniennes à faciliter l'accès et le travail du personnel sanitaire, ainsi que le transfert des blessés en dehors de l'enclave sous blocus lorsque c'est nécessaire.

La bande de Gaza, coincée entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée, a connu depuis mars des mois de manifestations et de violences entre Palestiniens et soldats israéliens postés de l'autre côté de la barrière de plusieurs mètres de haut qui ferme la frontière.

Au moins 235 Palestiniens ont été tués par des tirs ou des bombardements israéliens depuis le début de la mobilisation pour réclamer la fin du blocus et le retour des réfugiés palestiniens sur les terres qu'ils ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création de l'Etat d'Israël en 1948. Deux soldats israéliens ont été tués.

Entre le 30 mars et le 31 octobre, les "French Doctors" disent avoir traité 3.117 patients sur les 5.866 atteints par balles selon les autorités sanitaires gazaouies.

La grande majorité souffrent de fractures ouvertes et de graves dommages aux tissus. L'afflux des blessés accable un système médical gazaoui déjà notoirement sous-dimensionné, dit MSF.

Selon les "estimations les plus conservatrices" de MSF fondées sur l'expérience, au moins 25% des patients souffrant de fractures ouvertes, soit un millier, sont atteints d'infection.

"Les conséquences de ces blessures, en particulier non traitées, peuvent aller jusqu'au handicap permanent pour certains; et jusqu'à l'amputation ou au décès en cas d'infections non soignées", souligne MSF.

"Une réponse adéquate coûtera des dizaines de millions d'euros - une somme qui doit être trouvée d'urgence", ajoute-t-elle.

Israël se défend contre les accusations d'usage excessif de la force, accusant le mouvement islamiste Hamas, qui gouverne Gaza, de se servir de la mobilisation comme couverture pour des activités "terroristes".

Un cessez-le-feu a été conclu entre Israël et le Hamas le 13 novembre après leur plus sévère confrontation depuis la guerre de 2014.

MSF, qui opère dans la bande de Gaza, parle dans un communiqué de "véritable urgence sanitaire". Elle appelle la communauté internationale à l'aide financière et les autorités israéliennes et palestiniennes à faciliter l'accès et le travail du personnel sanitaire, ainsi que le transfert des blessés en dehors de l'enclave sous blocus lorsque c'est nécessaire. La bande de Gaza, coincée entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée, a connu depuis mars des mois de manifestations et de violences entre Palestiniens et soldats israéliens postés de l'autre côté de la barrière de plusieurs mètres de haut qui ferme la frontière. Au moins 235 Palestiniens ont été tués par des tirs ou des bombardements israéliens depuis le début de la mobilisation pour réclamer la fin du blocus et le retour des réfugiés palestiniens sur les terres qu'ils ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création de l'Etat d'Israël en 1948. Deux soldats israéliens ont été tués. Entre le 30 mars et le 31 octobre, les "French Doctors" disent avoir traité 3.117 patients sur les 5.866 atteints par balles selon les autorités sanitaires gazaouies. La grande majorité souffrent de fractures ouvertes et de graves dommages aux tissus. L'afflux des blessés accable un système médical gazaoui déjà notoirement sous-dimensionné, dit MSF. Selon les "estimations les plus conservatrices" de MSF fondées sur l'expérience, au moins 25% des patients souffrant de fractures ouvertes, soit un millier, sont atteints d'infection. "Les conséquences de ces blessures, en particulier non traitées, peuvent aller jusqu'au handicap permanent pour certains; et jusqu'à l'amputation ou au décès en cas d'infections non soignées", souligne MSF. "Une réponse adéquate coûtera des dizaines de millions d'euros - une somme qui doit être trouvée d'urgence", ajoute-t-elle. Israël se défend contre les accusations d'usage excessif de la force, accusant le mouvement islamiste Hamas, qui gouverne Gaza, de se servir de la mobilisation comme couverture pour des activités "terroristes". Un cessez-le-feu a été conclu entre Israël et le Hamas le 13 novembre après leur plus sévère confrontation depuis la guerre de 2014.