Arrivé au pouvoir en juillet, le dirigeant conservateur a fait le pari de convoquer ces législatives afin d'obtenir la majorité nécessaire au Parlement pour mettre en oeuvre la sortie de l'Union européenne, votée par 52% des Britanniques en juin 2016, plongeant le pays dans une profonde crise politique.

Il est donné largement en tête des sondages, face à une direction travailliste positionnée très à gauche et prônant un nouveau référendum sur un hypothétique nouvel accord de Brexit avec Bruxelles ou bien le maintien dans l'UE.

Mais l'issue est très incertaine et le résultat s'annonce serré dans de nombreuses circonscriptions, notamment les plus défavorisées, hostiles à la fois à l'austérité mise en oeuvre par les gouvernements conservateurs successifs depuis près de dix ans et à l'UE.

Après avoir promis dimanche de se "battre pour chaque vote", Boris Johnson multiplie les déplacements dans le nord de l'Angleterre, dans des régions dominées par le parti travailliste qui ont soutenu le Brexit, à commencer par le marché aux poissons du port de Grimsby lundi matin.

"Rien n'est acquis", y a insisté le Premier ministre, attendu plus tard dans la journée à Sunderland, ville qui abrite une usine géante du constructeur automobile japonais Nissan.

Boris Johnson espère décrocher la majorité qui lui a fait défaut pour pouvoir faire adopter par le Parlement l'accord de Brexit qu'il a négocié avec Bruxelles. Le dirigeant conservateur, âgé de 55 ans, promet qu'après trois reports du Brexit le Royaume-Uni quittera l'UE le 31 janvier, au terme de 47 années mouvementées dans le giron européen.

Celle qui l'a précédé comme Première ministre, Theresa May, avait également fait le pari de convoquer des élections en 2017 pour asseoir sa légitimité. Elle était elle aussi donnée en tête dans les enquêtes d'opinion jusqu'au bout de la campagne. Elle avait finalement perdu sa majorité absolue à la Chambre des communes, ce qui l'a rendue incapable de faire voter son accord de Brexit et a plongé le pays dans une impasse.

Des bébés après le Brexit

Boris Johnson a sillonné le pays en assurant qu'il réussirait, lui, à mettre en oeuvre le Brexit, allant jusqu'à promettre dimanche dans le Sunday Times un baby boom une fois tournée la page clivante de la sortie de l'UE. "Les flèches de Cupidon vont une nouvelle fois voler après le Brexit. L'amour va fleurir dans tout le pays", a-t-il avancé.

Il a au passage affirmé qu'une telle explosion démographique avait été constatée déjà après les jeux Olympiques de 2012 de Londres, dont il était alors maire. Elle n'a en réalité pas eu lieu et ses propos ont alimenté les reproches récurrents sur son rapport incertain à la vérité.

Malgré son retard dans les sondages, le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn, 70 ans, pourrait remporter les clés de Downing Street en s'alliant avec d'autres partis, comme les indépendantistes écossais du SNP farouchement opposés au Brexit, si les conservateurs n'obtiennent pas la majorité absolue.

Le Labour a été critiqué pour son manque de clarté sur le Brexit: il veut renégocier un accord de sortie de l'UE qui maintiendrait des liens étroits avec les 27 puis soumettre le texte à un nouveau référendum.

Il a mené une campagne très à gauche, promettant nationalisations et investissements massifs dans les services publics, ce qui inquiète les milieux d'affaires. Son parti a présenté lundi son programme pour ses 100 premiers jours au pouvoir en cas de victoire avec pour mot d'ordre de mettre fin à l'austérité.

La campagne de Jeremy Corbyn a cependant été parasitée par les accusations d'antisémitisme au sein du Labour qui ont culminé avec une intervention inédite du grand rabbin du Royaume-Uni l'accusant de ne pas avoir su éradiquer le "poison" de l'antisémitisme au sein du parti et appelant les électeurs à "voter en conscience".

Arrivé au pouvoir en juillet, le dirigeant conservateur a fait le pari de convoquer ces législatives afin d'obtenir la majorité nécessaire au Parlement pour mettre en oeuvre la sortie de l'Union européenne, votée par 52% des Britanniques en juin 2016, plongeant le pays dans une profonde crise politique.Il est donné largement en tête des sondages, face à une direction travailliste positionnée très à gauche et prônant un nouveau référendum sur un hypothétique nouvel accord de Brexit avec Bruxelles ou bien le maintien dans l'UE.Mais l'issue est très incertaine et le résultat s'annonce serré dans de nombreuses circonscriptions, notamment les plus défavorisées, hostiles à la fois à l'austérité mise en oeuvre par les gouvernements conservateurs successifs depuis près de dix ans et à l'UE.Après avoir promis dimanche de se "battre pour chaque vote", Boris Johnson multiplie les déplacements dans le nord de l'Angleterre, dans des régions dominées par le parti travailliste qui ont soutenu le Brexit, à commencer par le marché aux poissons du port de Grimsby lundi matin."Rien n'est acquis", y a insisté le Premier ministre, attendu plus tard dans la journée à Sunderland, ville qui abrite une usine géante du constructeur automobile japonais Nissan.Boris Johnson espère décrocher la majorité qui lui a fait défaut pour pouvoir faire adopter par le Parlement l'accord de Brexit qu'il a négocié avec Bruxelles. Le dirigeant conservateur, âgé de 55 ans, promet qu'après trois reports du Brexit le Royaume-Uni quittera l'UE le 31 janvier, au terme de 47 années mouvementées dans le giron européen.Celle qui l'a précédé comme Première ministre, Theresa May, avait également fait le pari de convoquer des élections en 2017 pour asseoir sa légitimité. Elle était elle aussi donnée en tête dans les enquêtes d'opinion jusqu'au bout de la campagne. Elle avait finalement perdu sa majorité absolue à la Chambre des communes, ce qui l'a rendue incapable de faire voter son accord de Brexit et a plongé le pays dans une impasse.Boris Johnson a sillonné le pays en assurant qu'il réussirait, lui, à mettre en oeuvre le Brexit, allant jusqu'à promettre dimanche dans le Sunday Times un baby boom une fois tournée la page clivante de la sortie de l'UE. "Les flèches de Cupidon vont une nouvelle fois voler après le Brexit. L'amour va fleurir dans tout le pays", a-t-il avancé.Il a au passage affirmé qu'une telle explosion démographique avait été constatée déjà après les jeux Olympiques de 2012 de Londres, dont il était alors maire. Elle n'a en réalité pas eu lieu et ses propos ont alimenté les reproches récurrents sur son rapport incertain à la vérité.Malgré son retard dans les sondages, le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn, 70 ans, pourrait remporter les clés de Downing Street en s'alliant avec d'autres partis, comme les indépendantistes écossais du SNP farouchement opposés au Brexit, si les conservateurs n'obtiennent pas la majorité absolue. Le Labour a été critiqué pour son manque de clarté sur le Brexit: il veut renégocier un accord de sortie de l'UE qui maintiendrait des liens étroits avec les 27 puis soumettre le texte à un nouveau référendum.Il a mené une campagne très à gauche, promettant nationalisations et investissements massifs dans les services publics, ce qui inquiète les milieux d'affaires. Son parti a présenté lundi son programme pour ses 100 premiers jours au pouvoir en cas de victoire avec pour mot d'ordre de mettre fin à l'austérité.La campagne de Jeremy Corbyn a cependant été parasitée par les accusations d'antisémitisme au sein du Labour qui ont culminé avec une intervention inédite du grand rabbin du Royaume-Uni l'accusant de ne pas avoir su éradiquer le "poison" de l'antisémitisme au sein du parti et appelant les électeurs à "voter en conscience".