Il n'est bon bec que de Québec. Le dicton n'a pas une ride. Qu'il s'agisse de toxicomanie, de délinquance sexuelle ou de radicalisme, la Belle Province représente toujours le saint Graal de la criminologie. Avec le radicalisme, ça n'a pas manqué. Le Québec, huit millions d'habitants, est pourtant relativement épargné par le phénomène des foreign terrorist fighters : une trentaine de jeunes partis en Syrie et en Irak, peut-être moins. Sur une population totale de 35,5 millions d'individus, le service canadien du renseignement et de sécurité compte 180 participants au djihad, dont 60 returnees ou " revenants ". Malgré la dissemblance des situations (629 FTF en Belgique, dont 121 " revenants "), un réflexe quasi pavlovien a précipité nos autorités vers le centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV). Créé en mars 2015 à l'initiative de la Ville de Montréal et du gouvernement de la province du Québec, il emploie une quinzaine de personnes. Voici une évocation non exhaustive des pèlerins...
...