Les tensions entre les États-Unis et l'Iran sont "à leur plus haut niveau depuis des années", juge CNN. Les récents évènements ne sont que les derniers d'une série de provocations entre les deux puissances. Les racines de la dernière crise entre les deux nations remontent à 2018, lorsque le président américain Donald Trump a abandonné l'accord nucléaire et a réimposé des sanctions sévères envers l'Iran. L'Iran a depuis menacé de dépasser les limites d'enrichissement autorisées par l'accord et est accusé par les États-Unis de prendre des mesures à travers le Moyen-Orient pour faire pression sur l'administration Trump.
...

Les tensions entre les États-Unis et l'Iran sont "à leur plus haut niveau depuis des années", juge CNN. Les récents évènements ne sont que les derniers d'une série de provocations entre les deux puissances. Les racines de la dernière crise entre les deux nations remontent à 2018, lorsque le président américain Donald Trump a abandonné l'accord nucléaire et a réimposé des sanctions sévères envers l'Iran. L'Iran a depuis menacé de dépasser les limites d'enrichissement autorisées par l'accord et est accusé par les États-Unis de prendre des mesures à travers le Moyen-Orient pour faire pression sur l'administration Trump. "Si ni Trump ni l'Iran ne veulent la guerre, que veulent-ils à la place ?", se demandait il y a quelques jours le Time. "Ce que nous entendons, ce ne sont pas des tambours de guerre, mais plutôt des fanfares. Quand on lui a demandé si la guerre avec Téhéran se profile à l'horizon, Trump a répondu qu'il préférait négocier. Le Président se considère comme un "maître négociateur." Ce qui ne l'a pas empêché de prendre de nouvelles sanctions quelques jours plus tard. "Trump est-il motivé par le désir de rendre le monde plus sûr ? Ou par l'appétit de la vanité - "Moi seul peux régler le problème", se demande l'article. Concernant les nouvelles sanctions annoncées par Donald Trump qui visent l'ayatollah Ali Khamenei, le NY Times estime que "le caractère largement symbolique de cette série de sanctions indique que l'administration Trump est à court de flèches dans son carquois économique. Elle se trouve maintenant dans une situation d'attente, alors qu'elle cherche à savoir si les dernières mesures de répression forceront les dirigeants iraniens à se plier aux exigences américaines en échange d'une aide économique". Une mesure, visant à accroître la pression, que Bloomberg juge pour sa part "provocatrice". À quel point les États-Unis sont-ils proches de la guerre, se demande CNN ? "Trump est aujourd'hui pris entre les républicains exigeant une réponse à l'abattage d'un drone américain par l'Iran, et les démocrates du Congrès qui avertissent que le président pourrait perdre le contrôle de la situation et mener les États-Unis à la guerre". Un scénario que CNN juge suffisamment inquiétant pour faire le tour des alliés de chacun dans un article faisant le point sur la situation. Ils pensent notamment que les Européens ne soutiendraient pas une action militaire américaine. CNN rappelle que la dernière fois que le pays est entré en guerre, c'était en Irak en 2003. "Mais une guerre avec l'Iran aurait probablement l'air différente", analyse le média. Si les États-Unis dépassent l'Iran d'un point de vue militaire, la plus grande vulnérabilité de l'Amérique est "la stabilité régionale et les répercussions sur l'économie mondiale - ce sur quoi l'Iran compte". Le Washington Post se pose également cette question et se demande si le Congrès est en mesure de freiner Trump le cas échéant. "Techniquement oui, mais pratiquement peut-être pas. Le Congrès est la seule branche du gouvernement qui peut autoriser la guerre, mais les experts constitutionnels auxquels j'ai parlé lorsque Trump a lancé une frappe de missiles en Syrie en 2017 conviennent généralement que le président a l'autorité pour une attaque ponctuelle", rappelle la journaliste. Avec l'élection présidentielle qui se profile et les nombreux candidats, "attendez-vous à ce que les membres soient particulièrement réticents à s'exprimer officiellement sur ce que Trump devrait faire pour l'Iran", conclut-elle.