Neuf minutes entourées de mystère. Trois jours après le crash du vol Barcelone-Düsseldorf dans les Alpes-de-Haute-Provence, les experts tentent de comprendre ce qu'il s'est passé pendant les dernières minutes de vol. Pourquoi l'avion a subitement décroché? Pourquoi l'un des deux pilotes n'a pas pu accéder au cockpit? Le point.

Que révèle la trajectoire de vol?

Mardi à 10H32, l'Airbus A320 de la Germanwings commence à perdre de l'altitude sans autorisation du contrôle aérien. Aucun signal de détresse n'est émis et les pilotes ne répondent pas aux injonctions des contrôleurs aériens. Pendant huit minutes, l'appareil descend de manière linéaire, à environ 3000 pieds par minute.

Un profil de vol qui fait dire aux spécialistes qu'il ne s'agit pas d'une descente d'urgence: une telle trajectoire suppose nécessairement une action volontaire de l'équipage. A 10H35, les contrôleurs donne l'alerte. L'appareil s'écrasera six minutes plus tard dans les Alpes-de-Haute-Provence, à proximité de la Seyne-les-Alpes.

Pourquoi un des deux pilotes est resté coincé à l'extérieur du cockpit ?

Les données de la première boîte noire - qui enregistre les conversations du cockpit - ont révélé qu'au moment du crash, seul l'un des deux pilotes était dans la cabine de pilotage. Selon le New York Times et l'AFP qui ont révélé l'information, l'autre est sorti pour une raison indéterminée et n'est pas parvenu à retourner à son poste.

L'agence de presse assure qu'on l'entend sur les bandes tambouriner à la porte sans que celle-ci ne s'ouvre. "Au début du vol, on entend l'équipage parler normalement, puis on entend le bruit d'un des sièges qui recule, une porte qui s'ouvre et se referme, des bruits indiquant qu'on retape à la porte et il n'y a plus de conversation à ce moment-là jusqu'au crash", a indiqué une source proche de l'enquête. L'information n'a cependant pas été confirmée par les autorités.

Qui sont les pilotes ?

La Lufthansa, dont dépend la compagnie Germanwings, refuse de dévoiler l'identité et la nationalité des pilotes, ainsi que leurs états de service. Elle a simplement affirmé que le pilote avait 10 ans d'expérience et plus de 6000 heures de vol. Son copilote, en revanche, semblait plus novice: il a été embauché en septembre 2013 et compte "seulement" 630 heures au compteur. On ignore encore qui du pilote ou du copilote était aux commandes au moment du drame. L'extraction des données de la première boîte noire a également permis de déterminer que les deux hommes parlaient allemand entre eux.

Neuf minutes entourées de mystère. Trois jours après le crash du vol Barcelone-Düsseldorf dans les Alpes-de-Haute-Provence, les experts tentent de comprendre ce qu'il s'est passé pendant les dernières minutes de vol. Pourquoi l'avion a subitement décroché? Pourquoi l'un des deux pilotes n'a pas pu accéder au cockpit? Le point. Mardi à 10H32, l'Airbus A320 de la Germanwings commence à perdre de l'altitude sans autorisation du contrôle aérien. Aucun signal de détresse n'est émis et les pilotes ne répondent pas aux injonctions des contrôleurs aériens. Pendant huit minutes, l'appareil descend de manière linéaire, à environ 3000 pieds par minute. Un profil de vol qui fait dire aux spécialistes qu'il ne s'agit pas d'une descente d'urgence: une telle trajectoire suppose nécessairement une action volontaire de l'équipage. A 10H35, les contrôleurs donne l'alerte. L'appareil s'écrasera six minutes plus tard dans les Alpes-de-Haute-Provence, à proximité de la Seyne-les-Alpes. Les données de la première boîte noire - qui enregistre les conversations du cockpit - ont révélé qu'au moment du crash, seul l'un des deux pilotes était dans la cabine de pilotage. Selon le New York Times et l'AFP qui ont révélé l'information, l'autre est sorti pour une raison indéterminée et n'est pas parvenu à retourner à son poste. L'agence de presse assure qu'on l'entend sur les bandes tambouriner à la porte sans que celle-ci ne s'ouvre. "Au début du vol, on entend l'équipage parler normalement, puis on entend le bruit d'un des sièges qui recule, une porte qui s'ouvre et se referme, des bruits indiquant qu'on retape à la porte et il n'y a plus de conversation à ce moment-là jusqu'au crash", a indiqué une source proche de l'enquête. L'information n'a cependant pas été confirmée par les autorités. La Lufthansa, dont dépend la compagnie Germanwings, refuse de dévoiler l'identité et la nationalité des pilotes, ainsi que leurs états de service. Elle a simplement affirmé que le pilote avait 10 ans d'expérience et plus de 6000 heures de vol. Son copilote, en revanche, semblait plus novice: il a été embauché en septembre 2013 et compte "seulement" 630 heures au compteur. On ignore encore qui du pilote ou du copilote était aux commandes au moment du drame. L'extraction des données de la première boîte noire a également permis de déterminer que les deux hommes parlaient allemand entre eux.