L'équipe doit "s'occuper des affaires relatives aux victimes canadiennes de ce malheureux accident", indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

La venue de cette délégation est un fait rare, Ottawa ayant rompu en 2012 ses relations diplomatiques avec l'Iran en reprochant à la République islamique son soutien au gouvernement de Bachar al-Assad en Syrie.

Mais les Affaires étrangères iraniennes assurent que l'Iran fera tout son possible pour "faciliter" la tâche des pays ayant perdu des ressortissants dans l'accident, pire catastrophe de l'aviation civile en Iran depuis le drame de l'Airbus d'Iran Air (290 morts) que l'armée américaine avait assuré avoir abattu par erreur en 1988.

Alors que Londres et Ottawa affirment que le vol PS752 d'Ukraine Airlines International a sans doute été abattu par un missile iranien, probablement par erreur, le communiqué iranien assure que "les résultats de l'enquête technique [sur les causes de l'accident] seront présentés de manière transparente" au monde entier.

Téhéran rappelle qu'elle compte associer à l'enquête "des représentants de l'Ukraine et de Boeing" ainsi que des experts des pays impliqués dans le drame.

Kiev dit avoir reçu des "données importantes" de Washington

Les Etats-Unis ont remis vendredi au président ukrainien Volodymyr Zelensky des "données importantes" sur le crash d'un Boeing ukrainien en Iran, a annoncé la diplomatie ukrainienne.

"Avec le président Volodymyr Zelensky (nous) avons rencontré des représentants américains" et nous "avons reçu des données importantes qui seront traitées par nos spécialistes", a écrit sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne Vadym Prystaïko, sans donner plus de précisions.

M. Zelensky doit par ailleurs s'entretenir sur le sujet à 15H00 locales (14H00 HB) avec le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

Le président ukrainien avait demandé aux Etats-Unis, au Canada et à Royaume-Uni les éléments indiquant, selon eux, que l'avion avait été abattu par un tir de missile sol-air iranien.

L'avion de ligne ukrainien s'est écrasé deux minutes après son décollage mercredi matin de Téhéran en direction de Kiev. Les 176 personnes à bord ont péri. Il s'agit majoritairement d'Iraniens et de Canadiens, mais aussi de 11 Ukrainiens dont neuf membres d'équipage.

La catastrophe, est survenue peu après des tirs de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l'armée américaine en Irak.

Les chefs des gouvernements canadien et britannique, Justin Trudeau et Boris Johnson, ont tous les deux faits état d'"informations" indiquant que les forces iraniennes avaient pu abattre le Boeing par erreur.

L'Iran a dit vendredi pouvoir affirmer avec certitude que l'avion n'avait "pas été touché par un missile".

Kiev a dit jeudi examiner sept hypothèses de travail, parmi lesquelles un tir de missile sol-air de type TOR fabriqué en Russie, une collision avec un drone ou un objet volant, un accident dû à un incident technique, et une explosion "terroriste" due à une bombe à bord de l'appareil.

La Russie, alliée traditionnelle de l'Iran, n'a pas pris position.

Enfin, le MAK, l'organisation d'enquête sur les accidents aériens commune à plusieurs ex-républiques soviétiques dont l'Ukraine, s'est déclaré prêt à participer à l'enquête si Téhéran le demande.

L'équipe doit "s'occuper des affaires relatives aux victimes canadiennes de ce malheureux accident", indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. La venue de cette délégation est un fait rare, Ottawa ayant rompu en 2012 ses relations diplomatiques avec l'Iran en reprochant à la République islamique son soutien au gouvernement de Bachar al-Assad en Syrie. Mais les Affaires étrangères iraniennes assurent que l'Iran fera tout son possible pour "faciliter" la tâche des pays ayant perdu des ressortissants dans l'accident, pire catastrophe de l'aviation civile en Iran depuis le drame de l'Airbus d'Iran Air (290 morts) que l'armée américaine avait assuré avoir abattu par erreur en 1988. Alors que Londres et Ottawa affirment que le vol PS752 d'Ukraine Airlines International a sans doute été abattu par un missile iranien, probablement par erreur, le communiqué iranien assure que "les résultats de l'enquête technique [sur les causes de l'accident] seront présentés de manière transparente" au monde entier. Téhéran rappelle qu'elle compte associer à l'enquête "des représentants de l'Ukraine et de Boeing" ainsi que des experts des pays impliqués dans le drame.Les Etats-Unis ont remis vendredi au président ukrainien Volodymyr Zelensky des "données importantes" sur le crash d'un Boeing ukrainien en Iran, a annoncé la diplomatie ukrainienne."Avec le président Volodymyr Zelensky (nous) avons rencontré des représentants américains" et nous "avons reçu des données importantes qui seront traitées par nos spécialistes", a écrit sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne Vadym Prystaïko, sans donner plus de précisions. M. Zelensky doit par ailleurs s'entretenir sur le sujet à 15H00 locales (14H00 HB) avec le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. Le président ukrainien avait demandé aux Etats-Unis, au Canada et à Royaume-Uni les éléments indiquant, selon eux, que l'avion avait été abattu par un tir de missile sol-air iranien. L'avion de ligne ukrainien s'est écrasé deux minutes après son décollage mercredi matin de Téhéran en direction de Kiev. Les 176 personnes à bord ont péri. Il s'agit majoritairement d'Iraniens et de Canadiens, mais aussi de 11 Ukrainiens dont neuf membres d'équipage. La catastrophe, est survenue peu après des tirs de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l'armée américaine en Irak. Les chefs des gouvernements canadien et britannique, Justin Trudeau et Boris Johnson, ont tous les deux faits état d'"informations" indiquant que les forces iraniennes avaient pu abattre le Boeing par erreur. L'Iran a dit vendredi pouvoir affirmer avec certitude que l'avion n'avait "pas été touché par un missile". Kiev a dit jeudi examiner sept hypothèses de travail, parmi lesquelles un tir de missile sol-air de type TOR fabriqué en Russie, une collision avec un drone ou un objet volant, un accident dû à un incident technique, et une explosion "terroriste" due à une bombe à bord de l'appareil. La Russie, alliée traditionnelle de l'Iran, n'a pas pris position. Enfin, le MAK, l'organisation d'enquête sur les accidents aériens commune à plusieurs ex-républiques soviétiques dont l'Ukraine, s'est déclaré prêt à participer à l'enquête si Téhéran le demande.