Vive la guerre, vive la Belgique ! Dès 1914, injustement attaqué, le petit pays se défend de toutes ses forces. Sous la direction de son roi, encouragée par le cardinal Mercier, la Nation prend les armes. Cette population, bâtarde depuis toujours, fait enfin front et s'unit. 14-18, c'est l'heure de gloire du patriotisme à la belge. Mais pas seulement...

Séance spéciale : ce vendredi 31 octobre, c'est en fin de journée que les ministres sont convoqués à la rue de la Loi. Ils sont tous présents. Si l'ordre du jour est copieux, seul un point compte vraiment. Il est abordé en fin de réunion. Maurice Van Hemelrijck, ministre social-chrétien de l'Enseignement, présente les grandes lignes du pacte qui vient d'être conclu à la Commission nationale scolaire. Les réactions sont brèves.

C'est par une marche qu'il entend se rapprocher du pouvoir. Depuis quelques années, l'homme surfe sur les tensions ; il les attise aussi. Il dénonce le régime en place, condamne le communisme, flatte le clergé... Le propos fait mouche : au scrutin législatif de 1921, son parti obtient 35 sièges.

La balle le propulsa au panthéon ! Ce 13 octobre 1961, à quelques mois de l'indépendance de son pays, le prince Rwagasore est abattu d'un coup de fusil. En même temps qu'un homme vient de mourir, un héros vient de naître ! Mais derrière l'auréole, un doute : qui donc a réellement tué Rwagasore ? Et surtout : les plus hautes autorités belges ont-elles été impliquées dans le drame ?

Record battu ! Dans l'histoire du pays, jamais un gouvernement (de plein exercice) n'avait eu vie si courte. Après six jours, voilà Wilfried Martens contraint de présenter sa démission. Une surprise ? Pas vraiment. L'espérance de vie de son exécutif était brève.

Plus rien. Ou presque... Ce matin, Varsovie se réveille en ruines. Et déserte : des dizaines de milliers de Polonais viennent d'être tués. La boucherie est immense. Un gâchis ? Oui, car on peut s'interroger : cette insurrection était-elle bien nécessaire ? Pourquoi donc les Polonais ont-ils décidé de se révolter alors que les Soviétiques étaient sur le point de les libérer ? Une autre question se pose, plus cruciale encore : la Pologne parviendra-t-elle un jour à se relever de ce glorieux suicide ?

A plusieurs hectomètres de la plage, un hydravion dépose quelques jolies sirènes sur un petit canoé. Les photographes ont été prévenus ; ils immortalisent l'instant. Le lendemain, les beautés se retrouvent sur du papier glacé. Car Cannes, c'est déjà du strass et des paillettes. Des vedettes aussi : Edith Piaf, Michèle Morgan, Jean Cocteau... Ils sont tous là.

On nous avait dit que c'était un malheureux accident. La faute à pas de chance... Per Hallonquist, le pilote du Douglas DC-6, n'était pas des plus expérimentés. En plus, il était fatigué. On nous avait dit aussi que la région était propice aux accidents. Qu'il y avait de hautes collines, qu'il ne fallait pas voler trop bas. Qu'une erreur de pilotage ne pardonnait pas...

"Je ne démissionnerai pas, parce que le peuple est avec moi". Il est 8 h 10 et Salvador Allende est confiant. Ou, en tout cas, optimiste. Le président chilien rassure ses compatriotes sur les ondes de la radio nationale : il ne compte pas les abandonner. Mais il est bientôt interrompu. Brutalement, une autre voix se fait entendre.

"Que la conscience du monde se réveille. Le pire peut encore être arrêté, mais le temps presse." Fière et belle, la voix résonne à travers tous les récepteurs du royaume. C'est mercredi soir, et le roi passe à la radio. Il parle de puissances et de tension, de psychose et de catastrophe, de mort et d'effondrement. Mais aussi de sagesse, d'ordre moral et d'espoir.

Décor idyllique pour un moment historique. C'est sur l'île de Corfou, au bord de la mer Ionienne, que Jean-Luc Dehaene s'apprête à devenir président de la Commission européenne. Pour décrocher le leadership, il a dû manoeuvrer, séduire, se battre. Mais ça y est : l'Allemagne et la France appuient sa candidature ; le sommet de Corfou devrait confirmer sa désignation. Sauf que... la politique réserve parfois des surprises. Et que si Berlin et Paris sont nécessaires pour faire avancer l'Europe, Londres suffit à la bloquer.

Dans deux jours, ils ont examen. Mais cet après-midi, ils sont dans leur salon. Ou sur la Grand-Place de Bruxelles. Ou ailleurs... Pas plongés dans leurs syllabi mais devant un écran. Les yeux rivés vers Paris, les étudiants du royaume sentent le souffle de l'histoire. Et ils ne sont pas les seuls.

Il est 19 heures, ce 2 juin, et la conférence est un échec. Ils n'y parviennent pas : les Six se révèlent incapables de s'accorder sur un texte. Leurs conceptions divergent trop. Que faire, alors ? Se divertir ! L'hôte italien a prévu d'emmener les négociateurs au théâtre.

Rencontre-t-il de discrets invités ? Prépare-t-il un discours historique ? Cherche-t-il le soutien de l'armée ? Ou, au contraire, serait-il sur le point de quitter le navire ? Les rumeurs les plus folles courent en cette étrange journée. Que peut donc bien faire Charles de Gaulle ?

Les Fourons ? C'est du poison. Le dossier-piège par excellence. Le panneau dans lequel plusieurs gouvernements tomberont. Le terreau dans lequel seront plantés bien des actes de violence. Le symbole d'une Belgique paralysée et coupée en deux. C'est aussi sur le dossier des Fourons que le roi Baudouin commettra l'une des plus grosses gaffes de son règne. Le 22 mai 1979, il accepte de rencontrer José Happart, le héros des Wallons locaux. Il provoque alors une incroyable colère en Flandre. Aujourd'hui, la question se pose encore : comment donc le souverain a-t-il pu ainsi se laisser piéger ?

La formule fait mouche. Quatre-vingts ans plus tard, on s'en souvient. Et parfois même, on l'instrumentalise. "Les Français n'ont pas voulu mourir pour Dantzig, et maintenant ils ne veulent pas perdre leur temps pour Dantzig", lâchait en 2005 l'eurodéputé polonais Jacek Saryusz-Wolski. Mais que signifient vraiment ces mots ?

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