L'Italie, premier foyer européen, qui a passé mercredi la barre des cent morts (107 morts pour 3.089 cas), a fermé toutes les écoles et universités à partir de jeudi et jusqu'au 15 mars.

Trois premiers morts ont été annoncés en Irak et un en Suisse.

En Corée du Sud, deuxième foyer de contaminations après la Chine (6.088 cas, dont 35 décès), les vacances ont été prolongées de trois semaines dans les écoles et les crèches.

Le Japon a décrété un confinement pour toute personne arrivant de Chine et de Corée du Sud, tandis que l'Australie interdit l'entrée des étrangers ayant récemment séjourné en Corée du Sud.

36 pays ont déjà imposé une interdiction totale d'entrée sur leur territoire aux personnes arrivant de Corée du Sud, selon le ministère sud-coréen des Affaires étrangères. Et 22 autres ont pris des mesures de quarantaine. Tokyo a aussi annoncé le report d'une visite du président chinois Xi Jinping prévue au printemps.

En Iran, où les autorités ont signalé 15 nouveaux décès (107 morts au total, 2.922 cas), les établissements scolaires ont également été fermés pour un mois, les événements culturels et sportifs suspendus et les heures de travail réduites dans les administrations.

L'Inde a par ailleurs annoncé jeudi que les écoles primaires de New Delhi seront fermées jusqu'au 31 mars.

Du fait de l'épidémie, 13 pays au moins ont été contraints de fermer toutes leurs écoles, affectant plus de 290 millions d'élèves dans le monde, selon l'Unesco, qui parle d'un "chiffre sans précédent". L'organisation de l'Onu pour l'éducation et la culture rappelle qu'il y a tout juste deux semaines la Chine, où le virus est apparu en décembre, était l'unique pays à avoir fermé ses écoles.

La basilique de la Nativité de Bethléem (Cisjordanie occupée), lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, va fermer par précaution après des cas suspects de coronavirus dans ce secteur.

Mesures drastiques et économie

La quarantaine à laquelle Wuhan et sa province - épicentre de l'épidémie - sont soumises depuis fin janvier, ainsi que la limitation des voyages dans le pays, semblent porter leurs fruits : le nombre de nouveaux décès est à la baisse ces dernières semaines et plus de 50.000 personnes ont été guéries. Revers de la médaille, les mesures drastiques de confinement paralysent l'économie du géant asiatique et menacent par ricochet la croissance mondiale.

Victime collatérale du virus, la compagnie aérienne britannique Flybe a annoncé cesser ses activités "avec effet immédiat", plombée par une chute brutale du trafic aérien dans le monde. Placée en redressement judiciaire, la compagnie emploie quelque 2.000 salariés. Au total, les compagnies aériennes mondiales pourraient perdre jusqu'à 113 milliards de dollars de revenus, une crise "presque sans précédent", a estimé jeudi l'association internationale du transport aérien (Iata).

Aux Etats-Unis, où 11 morts ont été recensés, la Californie a déclaré l'état d'urgence et un bateau de croisière, le Grand Princess, a été maintenu au large après la découverte d'un vingtaine de cas suspects parmi les quelque 2.500 passagers et membres d'équipage. Le paquebot appartient à la même compagnie que le Diamond Princess, le navire resté au large du Japon le mois dernier avec un total de 700 contaminations, dont six mortelles. Le Congrès a accepté de débloquer un budget de plus de 8 milliards de dollars pour endiguer l'épidémie.

L'onde de choc commence aussi à secouer l'activité automobile en Europe. Les immatriculations de voitures neuves ont reculé de 11% en février en Allemagne, premier marché européen, et les commandes de 19%, selon les chiffres des constructeurs.

L'Italie, premier foyer européen, qui a passé mercredi la barre des cent morts (107 morts pour 3.089 cas), a fermé toutes les écoles et universités à partir de jeudi et jusqu'au 15 mars. Trois premiers morts ont été annoncés en Irak et un en Suisse.En Corée du Sud, deuxième foyer de contaminations après la Chine (6.088 cas, dont 35 décès), les vacances ont été prolongées de trois semaines dans les écoles et les crèches.Le Japon a décrété un confinement pour toute personne arrivant de Chine et de Corée du Sud, tandis que l'Australie interdit l'entrée des étrangers ayant récemment séjourné en Corée du Sud.36 pays ont déjà imposé une interdiction totale d'entrée sur leur territoire aux personnes arrivant de Corée du Sud, selon le ministère sud-coréen des Affaires étrangères. Et 22 autres ont pris des mesures de quarantaine. Tokyo a aussi annoncé le report d'une visite du président chinois Xi Jinping prévue au printemps.En Iran, où les autorités ont signalé 15 nouveaux décès (107 morts au total, 2.922 cas), les établissements scolaires ont également été fermés pour un mois, les événements culturels et sportifs suspendus et les heures de travail réduites dans les administrations.L'Inde a par ailleurs annoncé jeudi que les écoles primaires de New Delhi seront fermées jusqu'au 31 mars.Du fait de l'épidémie, 13 pays au moins ont été contraints de fermer toutes leurs écoles, affectant plus de 290 millions d'élèves dans le monde, selon l'Unesco, qui parle d'un "chiffre sans précédent". L'organisation de l'Onu pour l'éducation et la culture rappelle qu'il y a tout juste deux semaines la Chine, où le virus est apparu en décembre, était l'unique pays à avoir fermé ses écoles.La basilique de la Nativité de Bethléem (Cisjordanie occupée), lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, va fermer par précaution après des cas suspects de coronavirus dans ce secteur.La quarantaine à laquelle Wuhan et sa province - épicentre de l'épidémie - sont soumises depuis fin janvier, ainsi que la limitation des voyages dans le pays, semblent porter leurs fruits : le nombre de nouveaux décès est à la baisse ces dernières semaines et plus de 50.000 personnes ont été guéries. Revers de la médaille, les mesures drastiques de confinement paralysent l'économie du géant asiatique et menacent par ricochet la croissance mondiale.Victime collatérale du virus, la compagnie aérienne britannique Flybe a annoncé cesser ses activités "avec effet immédiat", plombée par une chute brutale du trafic aérien dans le monde. Placée en redressement judiciaire, la compagnie emploie quelque 2.000 salariés. Au total, les compagnies aériennes mondiales pourraient perdre jusqu'à 113 milliards de dollars de revenus, une crise "presque sans précédent", a estimé jeudi l'association internationale du transport aérien (Iata).Aux Etats-Unis, où 11 morts ont été recensés, la Californie a déclaré l'état d'urgence et un bateau de croisière, le Grand Princess, a été maintenu au large après la découverte d'un vingtaine de cas suspects parmi les quelque 2.500 passagers et membres d'équipage. Le paquebot appartient à la même compagnie que le Diamond Princess, le navire resté au large du Japon le mois dernier avec un total de 700 contaminations, dont six mortelles. Le Congrès a accepté de débloquer un budget de plus de 8 milliards de dollars pour endiguer l'épidémie.L'onde de choc commence aussi à secouer l'activité automobile en Europe. Les immatriculations de voitures neuves ont reculé de 11% en février en Allemagne, premier marché européen, et les commandes de 19%, selon les chiffres des constructeurs.