Jiang Chaoliang, secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) pour la province située dans le centre du pays, a été remplacé par le maire de Shanghai, Ying Yong, a précisé l'agence officielle. Cette annonce survient alors que le bilan de l'épidémie a grimpé jeudi à près de 60.000 cas de contamination dont au moins 1.355 mortels, en très grande majorité au Hubei, où le virus est apparu en décembre.

Le secrétaire du PCC pour la ville de Wuhan, Ma Guoqiang, qui s'était lui-même reproché fin janvier une réaction trop lente à l'apparition du virus, a également été limogé. "Je suis envahi par un sentiment de culpabilité, par les remords", avait-il déclaré à la télévision. "L'épidémie aurait alors probablement pu être atténuée, elle ne serait pas devenue ce qu'elle est aujourd'hui. L'impact sur les régions du pays aurait été moindre et cela aurait évité bien des soucis au Comité central du PCC et au gouvernement", avait-il déclaré. Les hauts responsables chinois confessent rarement des erreurs en public, encore moins à la télévision à une heure de grande écoute.

Les têtes ont commencé à tomber en début de semaine au Hubei, à la suite de vives critiques dans l'opinion publique au sujet de la gestion de la crise.

Le bilan explose en Chine après un changement de calcul

La Chine a annoncé jeudi quelque 15.000 contaminations supplémentaires par le coronavirus, un bond record qu'elle justifie par une nouvelle définition des cas d'infection. Ce chiffre inquiétant et les sanctions disciplinaires alimentent les spéculations selon lesquelles la gravité de l'épidémie de pneumonie virale, désormais appelée Covid-19, pourrait avoir été sous-estimée.

Ces sonds dont dus à une nouvelle définition plus large des cas d'infection. Dorénavant, les autorités locales comptabiliseront les cas "diagnostiqués cliniquement". En clair, une radio pulmonaire sur les cas suspects peut désormais être considérée comme suffisante pour diagnostiquer le virus. Jusqu'à présent, un test d'acide nucléique était indispensable. Les autorités justifient cette nouvelle méthode par leur "meilleure connaissance" de la maladie et de ses symptômes et par leur volonté de faire bénéficier au plus vite les patients d'un traitement.

Mécontentement

Les deux principaux responsables de la Commission provinciale (ministère) de la Santé ont ainsi déjà été remplacés. La colère est vive depuis quelques semaines, les autorités étant accusées par une grande partie des citoyens d'avoir tardé à réagir face aux premiers cas de la maladie, apparue sur un marché de Wuhan.

Un mécontentement qui s'est transformé en fureur après la mort vendredi de Li Wenliang, 34 ans, l'un des premiers médecins à avoir alerté sur l'émergence de l'épidémie. Réprimandé par la police qui l'accusait de propager des "rumeurs", il avait lui-même été contaminé. Il fait désormais figure de héros national face à des responsables locaux accusés d'avoir cherché à étouffer ses révélations.

La quasi-totalité du Hubei a été mis le 23 janvier de facto sous quarantaine, avec quelque 56 millions d'habitants empêchés de quitter la province. Le président Xi Jinping a déclaré mercredi distinguer une "évolution positive" de l'épidémie à la suite des "mesures fortes" prises par le régime communiste. Les dirigeants de Wuhan ont été particulièrement brocardés pour avoir laissé se dérouler un banquet géant, réunissant 40.000 familles, dans les jours qui ont précédé le bouclage de la ville.

Jiang Chaoliang, secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) pour la province située dans le centre du pays, a été remplacé par le maire de Shanghai, Ying Yong, a précisé l'agence officielle. Cette annonce survient alors que le bilan de l'épidémie a grimpé jeudi à près de 60.000 cas de contamination dont au moins 1.355 mortels, en très grande majorité au Hubei, où le virus est apparu en décembre.Le secrétaire du PCC pour la ville de Wuhan, Ma Guoqiang, qui s'était lui-même reproché fin janvier une réaction trop lente à l'apparition du virus, a également été limogé. "Je suis envahi par un sentiment de culpabilité, par les remords", avait-il déclaré à la télévision. "L'épidémie aurait alors probablement pu être atténuée, elle ne serait pas devenue ce qu'elle est aujourd'hui. L'impact sur les régions du pays aurait été moindre et cela aurait évité bien des soucis au Comité central du PCC et au gouvernement", avait-il déclaré. Les hauts responsables chinois confessent rarement des erreurs en public, encore moins à la télévision à une heure de grande écoute.Les têtes ont commencé à tomber en début de semaine au Hubei, à la suite de vives critiques dans l'opinion publique au sujet de la gestion de la crise.Les deux principaux responsables de la Commission provinciale (ministère) de la Santé ont ainsi déjà été remplacés. La colère est vive depuis quelques semaines, les autorités étant accusées par une grande partie des citoyens d'avoir tardé à réagir face aux premiers cas de la maladie, apparue sur un marché de Wuhan.Un mécontentement qui s'est transformé en fureur après la mort vendredi de Li Wenliang, 34 ans, l'un des premiers médecins à avoir alerté sur l'émergence de l'épidémie. Réprimandé par la police qui l'accusait de propager des "rumeurs", il avait lui-même été contaminé. Il fait désormais figure de héros national face à des responsables locaux accusés d'avoir cherché à étouffer ses révélations.La quasi-totalité du Hubei a été mis le 23 janvier de facto sous quarantaine, avec quelque 56 millions d'habitants empêchés de quitter la province. Le président Xi Jinping a déclaré mercredi distinguer une "évolution positive" de l'épidémie à la suite des "mesures fortes" prises par le régime communiste. Les dirigeants de Wuhan ont été particulièrement brocardés pour avoir laissé se dérouler un banquet géant, réunissant 40.000 familles, dans les jours qui ont précédé le bouclage de la ville.