Au total, 75.538 décès ont été recensés, dont 53.928 en Europe, continent le plus touché. Avec 16.523 morts, l'Italie est le pays au monde comptant le plus de décès, suivi de l'Espagne (13.798), des États-Unis (10.993) et de la France (8.911).

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, 1.350.759 cas ont été officiellement déclarés dans le monde, dont plus de la moitié en Europe (708.898), 384.947 aux États-Unis et au Canada (11.332 décès à eux deux) et 122.348 en Asie (4.308 décès).

Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

Boris Johnson en soins intensifs

L'inquiétude est forte au Royaume-Uni, après l'admission de son dirigeant dans une unité de soins intensifs lundi soir à Londres.

"Le Premier ministre a reçu un soutien en oxygène et il reste sous étroite surveillance", mais il n'a "pas été placé sous respirateur", a indiqué le ministre d'Etat Michael Gove, sur la radio LBC.

La nouvelle "illustre à quel point ce virus ne fait aucune différence entre les gens. N'importe qui, où que ce soit, y compris les plus privilégiés dans notre société, peut être affecté et tomber gravement malade", souligne Linda Bauld, professeur de médecine de l'université d'Edimbourg.

Le conservateur, âgé de 55 ans, est le seul chef d'Etat ou de gouvernement d'une grande puissance à avoir contracté la maladie.

Prié "de le remplacer là où nécessaire", le chef de la diplomatie Dominic Raab s'est engagé à agir pour "vaincre le coronavirus" durant la période d'hospitalisation de son chef: avec 5.373 décès, le Royaume-Uni est l'un des pays d'Europe les plus durement touchés.

Des messages de soutien ont afflué de toutes parts, du côté des Européens, de Donald Trump, qui a souhaité un prompt rétablissement à son "très bon ami" ou de Vladimir Poutine qui a estimé que "l'optimisme et l'humour" de Boris Johnson l'aideront à guérir.

Crainte d'une pénurie de médicaments

La crainte d'une pénurie de médicaments se fait jour sur le continent: la pandémie mange les stocks, des sédatifs administrés pour l'intubation de patients, jusqu'aux médicaments antipaludéens.

La chancelière allemande Angela Merkel a d'ailleurs souhaité une Union européenne plus forte, admettant que le bloc des 27 devait devenir plus "souverain", notamment dans la production de masques sanitaires.

Les ministres des Finances de l'UE espèrent surmonter leurs divisions pour s'entendre mardi sur de premières mesures économiques face au coronavirus, mais l'absence de consensus sur un emprunt commun, réclamé par Paris, Rome et Madrid, jette une ombre sur les chances d'un accord.

Aucun décès en Chine

En Iran, le coronavirus a fait près de 3.900 morts, selon des chiffres officiels publiés mardi et montrant une baisse des nouveaux cas pour le septième jour d'affilée.

La Chine, elle, attendait ça depuis trois mois: pour la première fois mardi, le pays n'a annoncé aucun décès du Covid-19, quelques heures avant la levée du bouclage de la ville de Wuhan, où est apparu le coronavirus fin 2019.

Le pays s'achemine ainsi encore un peu plus vers une sortie de crise.

Un débat mondial s'esquisse déjà sur le "déconfinement", suscitant la crainte d'un relâchement chez les près de quatre milliards de personnes, soit plus de la moitié de l'humanité, aujourd'hui contraintes ou appelées par leurs autorités à rester cher elles.

L'Autriche a évoqué un assouplissement progressif de ses règles de confinement à partir du 14 avril.

Mais le Japon a lui décidé de proclamer l'état d'urgence, d'une durée initiale d'un mois, pour Tokyo et six autres régions de l'archipel face à une récente accélération du nombre de cas de Covid-19 dans l'archipel.

Un 11 septembre quotidien

Les autorités japonaises ne peuvent juridiquement pas imposer un confinement strict, mais les gouverneurs régionaux ont la possibilité d'insister auprès de la population afin qu'elle reste chez elle et de demander la fermeture temporaire de commerces non essentiels.

Aux Etats-Unis, qui ont franchi la barre des 10.000 morts, Andrew Cuomo, gouverneur de l'Etat de New York, épicentre américain de l'épidémie, a prolongé jusqu'au 29 avril les mesures de confinement.

A New York se pose dorénavant la question du sort réservé aux morts, toujours plus nombreux. Pat Marmo, qui gère cinq maisons de pompes funèbres à travers la ville, souligne avoir actuellement "trois fois plus" de décès qu'en temps normal. "C'est comme un 11 septembre 2001 qui durerait des jours et des jours", résume-t-il.

Et la cathédrale Saint-Jean le Théologien, à Manhattan, est en train d'être transformée en hôpital de campagne, avec des tentes médicales dans sa longue nef et sa crypte souterraine.

"Au cours des siècles précédents, les cathédrales étaient toujours utilisées de cette façon, comme pendant la peste", a observé le doyen de la cathédrale, Clifton Daniel.

La pandémie renforce aussi les angoisses, comme celles des femmes enceintes.

"On m'a dit que l'examen des 20 semaines est très très important, et c'est ma première grossesse, mais je ne veux pas prendre de risque", confie Ainhoa Martinez Garcia, 36 ans, qui attend des jumeaux à Madrid et craint d'aller faire cette échographie dans un hôpital débordé par l'afflux massif de patients atteints du Covid-19.

Au total, 75.538 décès ont été recensés, dont 53.928 en Europe, continent le plus touché. Avec 16.523 morts, l'Italie est le pays au monde comptant le plus de décès, suivi de l'Espagne (13.798), des États-Unis (10.993) et de la France (8.911). Depuis le début de la pandémie de Covid-19, 1.350.759 cas ont été officiellement déclarés dans le monde, dont plus de la moitié en Europe (708.898), 384.947 aux États-Unis et au Canada (11.332 décès à eux deux) et 122.348 en Asie (4.308 décès). Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.L'inquiétude est forte au Royaume-Uni, après l'admission de son dirigeant dans une unité de soins intensifs lundi soir à Londres."Le Premier ministre a reçu un soutien en oxygène et il reste sous étroite surveillance", mais il n'a "pas été placé sous respirateur", a indiqué le ministre d'Etat Michael Gove, sur la radio LBC.La nouvelle "illustre à quel point ce virus ne fait aucune différence entre les gens. N'importe qui, où que ce soit, y compris les plus privilégiés dans notre société, peut être affecté et tomber gravement malade", souligne Linda Bauld, professeur de médecine de l'université d'Edimbourg.Le conservateur, âgé de 55 ans, est le seul chef d'Etat ou de gouvernement d'une grande puissance à avoir contracté la maladie. Prié "de le remplacer là où nécessaire", le chef de la diplomatie Dominic Raab s'est engagé à agir pour "vaincre le coronavirus" durant la période d'hospitalisation de son chef: avec 5.373 décès, le Royaume-Uni est l'un des pays d'Europe les plus durement touchés.Des messages de soutien ont afflué de toutes parts, du côté des Européens, de Donald Trump, qui a souhaité un prompt rétablissement à son "très bon ami" ou de Vladimir Poutine qui a estimé que "l'optimisme et l'humour" de Boris Johnson l'aideront à guérir.La crainte d'une pénurie de médicaments se fait jour sur le continent: la pandémie mange les stocks, des sédatifs administrés pour l'intubation de patients, jusqu'aux médicaments antipaludéens.La chancelière allemande Angela Merkel a d'ailleurs souhaité une Union européenne plus forte, admettant que le bloc des 27 devait devenir plus "souverain", notamment dans la production de masques sanitaires.Les ministres des Finances de l'UE espèrent surmonter leurs divisions pour s'entendre mardi sur de premières mesures économiques face au coronavirus, mais l'absence de consensus sur un emprunt commun, réclamé par Paris, Rome et Madrid, jette une ombre sur les chances d'un accord.En Iran, le coronavirus a fait près de 3.900 morts, selon des chiffres officiels publiés mardi et montrant une baisse des nouveaux cas pour le septième jour d'affilée.La Chine, elle, attendait ça depuis trois mois: pour la première fois mardi, le pays n'a annoncé aucun décès du Covid-19, quelques heures avant la levée du bouclage de la ville de Wuhan, où est apparu le coronavirus fin 2019.Le pays s'achemine ainsi encore un peu plus vers une sortie de crise.Un débat mondial s'esquisse déjà sur le "déconfinement", suscitant la crainte d'un relâchement chez les près de quatre milliards de personnes, soit plus de la moitié de l'humanité, aujourd'hui contraintes ou appelées par leurs autorités à rester cher elles.L'Autriche a évoqué un assouplissement progressif de ses règles de confinement à partir du 14 avril.Mais le Japon a lui décidé de proclamer l'état d'urgence, d'une durée initiale d'un mois, pour Tokyo et six autres régions de l'archipel face à une récente accélération du nombre de cas de Covid-19 dans l'archipel.Les autorités japonaises ne peuvent juridiquement pas imposer un confinement strict, mais les gouverneurs régionaux ont la possibilité d'insister auprès de la population afin qu'elle reste chez elle et de demander la fermeture temporaire de commerces non essentiels.Aux Etats-Unis, qui ont franchi la barre des 10.000 morts, Andrew Cuomo, gouverneur de l'Etat de New York, épicentre américain de l'épidémie, a prolongé jusqu'au 29 avril les mesures de confinement.A New York se pose dorénavant la question du sort réservé aux morts, toujours plus nombreux. Pat Marmo, qui gère cinq maisons de pompes funèbres à travers la ville, souligne avoir actuellement "trois fois plus" de décès qu'en temps normal. "C'est comme un 11 septembre 2001 qui durerait des jours et des jours", résume-t-il.Et la cathédrale Saint-Jean le Théologien, à Manhattan, est en train d'être transformée en hôpital de campagne, avec des tentes médicales dans sa longue nef et sa crypte souterraine."Au cours des siècles précédents, les cathédrales étaient toujours utilisées de cette façon, comme pendant la peste", a observé le doyen de la cathédrale, Clifton Daniel.La pandémie renforce aussi les angoisses, comme celles des femmes enceintes."On m'a dit que l'examen des 20 semaines est très très important, et c'est ma première grossesse, mais je ne veux pas prendre de risque", confie Ainhoa Martinez Garcia, 36 ans, qui attend des jumeaux à Madrid et craint d'aller faire cette échographie dans un hôpital débordé par l'afflux massif de patients atteints du Covid-19.