Dimanche, lors de sa traditionnelle prière de l'Angelus depuis ses appartements pontificaux dominant la place Saint-Pierre, où se trouvaient des centaines de fidèles, le chef de l'Église catholique, né à Buenos Aires, a appelé à la prudence face au virus.

"Votre présence sur cette place est le signe que la phase aigüe de l'épidémie est surmontée en Italie, mais soyez prudent, ne criez pas victoire trop tôt", a mis en garde le pape.

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 400.000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre, un nombre qui a doublé en un mois et demi, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles dimanche à 14h30 GMT.

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null © Belga

En Italie, l'épidémie, qui a tué 33.846 personnes, est aujourd'hui maitrisée (avec 72 morts et 270 contaminations pour les dernières 24 heures), et le pays a entamé il y a un mois son déconfinement progressif.

Dimanche, le Saint-Siège a annoncé qu'il n'y avait plus aucun cas de nouveau coronavirus au Vatican.

"Malheureusement dans d'autres pays, plus particulièrement en Amérique latine, le virus continue de faire de nombreuses victimes", a déploré le souverain pontife qui a exprimé sa compassion "à ces populations, aux malades et à leurs familles, et à tous ceux qui en prennent soin".

Manque d'oxygène

La propagation du virus s'est en effet accélérée en Amérique latine. Au Pérou, deuxième pays du continent le plus touché derrière le Brésil, le système hospitalier est au bord de l'effondrement, notamment à cause du manque d'oxygène.

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null © Belga

"Soyez prudents, ce n'est pas le moment de tomber malade. Aujourd'hui, encore moins qu'avant (...), car notre système de santé est très impacté", a déclaré le ministre de la Santé, Victor Zamora, alors que le chiffre officiel des morts est de 5.301 et que 9.500 personnes sont actuellement hospitalisées.

Malgré cela, le site inca du Machu Picchu, joyau touristique du pays, se prépare à rouvrir le 1er juillet.

Il en va de même au Brésil, troisième pays le plus endeuillé au monde (35.930 morts), derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni: le gouverneur de Rio de Janeiro a annoncé l'assouplissement à partir de samedi des mesures de confinement.

"Le Covid-19 est une chose terrible, beaucoup de gens sont morts, mais je crois qu'il y a eu assez de contaminations pour que la courbe retombe. Donc c'est le moment de tout ouvrir", disait à l'AFP un Carioca de 62 ans, Rodolfo Pereira.

Minute de silence

En Europe et en Afrique du nord, la vie reprend aussi ses droits. La levée des restrictions s'est poursuivie samedi en France, où l'épidémie est désormais "contrôlée", selon les autorités sanitaires.

En Espagne, les matches de la Liga reprendront mercredi, après trois mois d'interruption. Une minute de silence sera observée avant chaque match de reprise à la mémoire des victimes du coronavirus, ont annoncé dimanche les instances professionnelles.

L'Espagne, qui a réussi à maîtriser le virus ces dernières semaines, a enregistré 27.000 décès, selon les derniers chiffres révélés dimanche.

Alors qu'une partie des commerces a commencé à rouvrir dimanche en Algérie, le Danemark, qui en est à un stade plus avancé du déconfinement, rouvrira lundi piscines et salles de sport, tout comme l'Irlande, qui doit rouvrir tous ses commerces lundi.

En revanche, le Royaume-Uni ne lève qu'au compte-goutte les restrictions. Le gouvernement a annoncé dimanche que les lieux de culte rouvriraient le 15 juin, mais seulement pour la "prière individuelle", ainsi que les commerces non-essentiels.

Il faut dire que le pays, avec un total de 40.542 décès, affiche le deuxième plus lourd bilan au monde, après les Etats-Unis. Et présente, selon plusieurs études comparatives, la surmortalité la plus élevée au monde rapportée à sa population.

Le 15 juin la Grèce, épargnée, elle, par la pandémie pour avoir pris très en amont des mesures strictes, prévoit de rouvrir les aéroports d'Athènes et de Thessalonique, afin de relancer le tourisme, essentiel pour ce petit européen pays pauvre en ressources et peu industrialisé.

Pour autant, les autorités ont décidé de prolonger de deux semaines le confinement imposé aux camps de migrants surpeuplés, jusqu'au 21 juin.

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"I can't breathe"

Tout comme la Grèce, Israël, avec 290 décès, a été relativement préservé par le Covid-19. Mais, anticipant une deuxième vague, et soucieux de réduire sa dépendance en matière sanitaire, le gouvernement a annoncé dimanche la mise en service d'une première ligne de production permettant de fabriquer deux millions de masques par mois.

En outre, la vigilance reste de mise: ainsi, une centaine d'écoles ont fermé leurs portes après que des centaines d'élèves et d'enseignants ont été testés positifs. Et plus de 17.000 personnes ont été placées à l'isolement après avoir été en contact avec des personnes contaminées.

Dimanche, tout comme la veille, des milliers de personnes ont bravé la pandémie - et défié les mesures de protection imposées - pour manifester contre le racisme et les brutalités policières, une indignation mondiale sans précédent déclenchée par la mort de George Floyd, asphyxié par un policier blanc fin mai à Minneapolis.

A Barcelone, une manifestante avait écrit sur son masque les derniers mots de cet Africo-américain de 46 ans, devenus un slogan mondial: "Je ne peux pas respirer".

Dimanche, lors de sa traditionnelle prière de l'Angelus depuis ses appartements pontificaux dominant la place Saint-Pierre, où se trouvaient des centaines de fidèles, le chef de l'Église catholique, né à Buenos Aires, a appelé à la prudence face au virus. "Votre présence sur cette place est le signe que la phase aigüe de l'épidémie est surmontée en Italie, mais soyez prudent, ne criez pas victoire trop tôt", a mis en garde le pape. La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 400.000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre, un nombre qui a doublé en un mois et demi, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles dimanche à 14h30 GMT. En Italie, l'épidémie, qui a tué 33.846 personnes, est aujourd'hui maitrisée (avec 72 morts et 270 contaminations pour les dernières 24 heures), et le pays a entamé il y a un mois son déconfinement progressif.Dimanche, le Saint-Siège a annoncé qu'il n'y avait plus aucun cas de nouveau coronavirus au Vatican. "Malheureusement dans d'autres pays, plus particulièrement en Amérique latine, le virus continue de faire de nombreuses victimes", a déploré le souverain pontife qui a exprimé sa compassion "à ces populations, aux malades et à leurs familles, et à tous ceux qui en prennent soin". La propagation du virus s'est en effet accélérée en Amérique latine. Au Pérou, deuxième pays du continent le plus touché derrière le Brésil, le système hospitalier est au bord de l'effondrement, notamment à cause du manque d'oxygène. "Soyez prudents, ce n'est pas le moment de tomber malade. Aujourd'hui, encore moins qu'avant (...), car notre système de santé est très impacté", a déclaré le ministre de la Santé, Victor Zamora, alors que le chiffre officiel des morts est de 5.301 et que 9.500 personnes sont actuellement hospitalisées. Malgré cela, le site inca du Machu Picchu, joyau touristique du pays, se prépare à rouvrir le 1er juillet. Il en va de même au Brésil, troisième pays le plus endeuillé au monde (35.930 morts), derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni: le gouverneur de Rio de Janeiro a annoncé l'assouplissement à partir de samedi des mesures de confinement."Le Covid-19 est une chose terrible, beaucoup de gens sont morts, mais je crois qu'il y a eu assez de contaminations pour que la courbe retombe. Donc c'est le moment de tout ouvrir", disait à l'AFP un Carioca de 62 ans, Rodolfo Pereira.En Europe et en Afrique du nord, la vie reprend aussi ses droits. La levée des restrictions s'est poursuivie samedi en France, où l'épidémie est désormais "contrôlée", selon les autorités sanitaires. En Espagne, les matches de la Liga reprendront mercredi, après trois mois d'interruption. Une minute de silence sera observée avant chaque match de reprise à la mémoire des victimes du coronavirus, ont annoncé dimanche les instances professionnelles. L'Espagne, qui a réussi à maîtriser le virus ces dernières semaines, a enregistré 27.000 décès, selon les derniers chiffres révélés dimanche. Alors qu'une partie des commerces a commencé à rouvrir dimanche en Algérie, le Danemark, qui en est à un stade plus avancé du déconfinement, rouvrira lundi piscines et salles de sport, tout comme l'Irlande, qui doit rouvrir tous ses commerces lundi. En revanche, le Royaume-Uni ne lève qu'au compte-goutte les restrictions. Le gouvernement a annoncé dimanche que les lieux de culte rouvriraient le 15 juin, mais seulement pour la "prière individuelle", ainsi que les commerces non-essentiels. Il faut dire que le pays, avec un total de 40.542 décès, affiche le deuxième plus lourd bilan au monde, après les Etats-Unis. Et présente, selon plusieurs études comparatives, la surmortalité la plus élevée au monde rapportée à sa population. Le 15 juin la Grèce, épargnée, elle, par la pandémie pour avoir pris très en amont des mesures strictes, prévoit de rouvrir les aéroports d'Athènes et de Thessalonique, afin de relancer le tourisme, essentiel pour ce petit européen pays pauvre en ressources et peu industrialisé. Pour autant, les autorités ont décidé de prolonger de deux semaines le confinement imposé aux camps de migrants surpeuplés, jusqu'au 21 juin. Tout comme la Grèce, Israël, avec 290 décès, a été relativement préservé par le Covid-19. Mais, anticipant une deuxième vague, et soucieux de réduire sa dépendance en matière sanitaire, le gouvernement a annoncé dimanche la mise en service d'une première ligne de production permettant de fabriquer deux millions de masques par mois. En outre, la vigilance reste de mise: ainsi, une centaine d'écoles ont fermé leurs portes après que des centaines d'élèves et d'enseignants ont été testés positifs. Et plus de 17.000 personnes ont été placées à l'isolement après avoir été en contact avec des personnes contaminées. Dimanche, tout comme la veille, des milliers de personnes ont bravé la pandémie - et défié les mesures de protection imposées - pour manifester contre le racisme et les brutalités policières, une indignation mondiale sans précédent déclenchée par la mort de George Floyd, asphyxié par un policier blanc fin mai à Minneapolis.A Barcelone, une manifestante avait écrit sur son masque les derniers mots de cet Africo-américain de 46 ans, devenus un slogan mondial: "Je ne peux pas respirer".