Je trouve que nous devons être solidaires dans la répartition des masques de protection", a souligné Mme De Block, affirmant qu'elle le ferait savoir "de manière courtoise" à ses homologues européens.

Berlin et Prague ont annoncé, la semaine dernière, le blocage temporaire de leurs exportations de matériel médical de protection (masques, gants, combinaisons etc.), alors que la pénurie de masques de protection - essentiellement produits en Chine - est devenue mondiale.

Une porte-parole de la Commission européenne a précisé vendredi en milieu de journée, lors du briefing quotidien de l'exécutif européen, que les traités autorisent les Etats membres, "pour des raisons impératives", à "restreindre" la libre circulation de marchandises qui vaut normalement dans le marché unique. La protection de la santé publique est l'une des raisons qui peuvent être invoquées, a rappelé Sonya Gospodinova, porte-parole pour les questions de marché intérieur. "Mais ces mesures doivent être bien justifiées, proportionnées, et basées sur des raisons objectives". Les Etats membres sont normalement obligés de notifier de telles mesures, ce que la France et l'Allemagne ont fait, a-t-elle confirmé. Les notifications sont en cours de traitement.

La ministre belge Maggie De Block avait déjà annoncé que les différents gouvernements de Belgique examinaient avec l'industrie la manière de produire à court terme des masques pour le marché belge. La plupart des hôpitaux du pays disposeraient encore d'une réserve stratégique de quelques semaines, mais nombre de pharmaciens, médecins et autre personnel soignant sont déjà confrontés à la pénurie.

Les ministres européens de la Santé se réunissent ce vendredi, pour la seconde fois, en session extraordinaire sur le coronavirus. Si la Santé publique reste une compétence largement nationale, l'UE peut toutefois coordonner l'échange d'informations et soutenir la recherche. Elle a aussi joué un rôle dans le rapatriement des citoyens européens de Chine.

Fin février, la Commission a lancé avec 20 Etats membres, dont la Belgique, une procédure accélérée de "passation conjointe de marché" pour se procurer de manière commune des équipements de protection personnelle, dont des masques. Un appel d'offres a été émis vers les entreprises, après analyse du marché, mais selon la Commission on ne doit pas attendre la signature d'un contrat d'approvisionnement avant début avril au plus tôt.

Dans un premier temps, après l'apparition du virus Covid-19 en décembre à Wuhan en Chine, et face au développement de l'épidémie dans ce pays, différents Etats membres avaient envoyé en Chine une aide matérielle sous la forme de plusieurs tonnes (plus de 56) d'équipement, dont des masques médicaux et du désinfectant.

Je trouve que nous devons être solidaires dans la répartition des masques de protection", a souligné Mme De Block, affirmant qu'elle le ferait savoir "de manière courtoise" à ses homologues européens. Berlin et Prague ont annoncé, la semaine dernière, le blocage temporaire de leurs exportations de matériel médical de protection (masques, gants, combinaisons etc.), alors que la pénurie de masques de protection - essentiellement produits en Chine - est devenue mondiale. Une porte-parole de la Commission européenne a précisé vendredi en milieu de journée, lors du briefing quotidien de l'exécutif européen, que les traités autorisent les Etats membres, "pour des raisons impératives", à "restreindre" la libre circulation de marchandises qui vaut normalement dans le marché unique. La protection de la santé publique est l'une des raisons qui peuvent être invoquées, a rappelé Sonya Gospodinova, porte-parole pour les questions de marché intérieur. "Mais ces mesures doivent être bien justifiées, proportionnées, et basées sur des raisons objectives". Les Etats membres sont normalement obligés de notifier de telles mesures, ce que la France et l'Allemagne ont fait, a-t-elle confirmé. Les notifications sont en cours de traitement. La ministre belge Maggie De Block avait déjà annoncé que les différents gouvernements de Belgique examinaient avec l'industrie la manière de produire à court terme des masques pour le marché belge. La plupart des hôpitaux du pays disposeraient encore d'une réserve stratégique de quelques semaines, mais nombre de pharmaciens, médecins et autre personnel soignant sont déjà confrontés à la pénurie. Les ministres européens de la Santé se réunissent ce vendredi, pour la seconde fois, en session extraordinaire sur le coronavirus. Si la Santé publique reste une compétence largement nationale, l'UE peut toutefois coordonner l'échange d'informations et soutenir la recherche. Elle a aussi joué un rôle dans le rapatriement des citoyens européens de Chine. Fin février, la Commission a lancé avec 20 Etats membres, dont la Belgique, une procédure accélérée de "passation conjointe de marché" pour se procurer de manière commune des équipements de protection personnelle, dont des masques. Un appel d'offres a été émis vers les entreprises, après analyse du marché, mais selon la Commission on ne doit pas attendre la signature d'un contrat d'approvisionnement avant début avril au plus tôt. Dans un premier temps, après l'apparition du virus Covid-19 en décembre à Wuhan en Chine, et face au développement de l'épidémie dans ce pays, différents Etats membres avaient envoyé en Chine une aide matérielle sous la forme de plusieurs tonnes (plus de 56) d'équipement, dont des masques médicaux et du désinfectant.