Comment la jeunesse algérienne a brisé le mur de la peur

16/03/19 à 10:14 - Mise à jour à 10:14
Du Le Vif/L'Express du 14/03/19

Le départ annoncé d'Abdelaziz Bouteflika consacre la victoire d'un mouvement spontané et pacifique. Par leur détermination et leur sang-froid, les jeunes ont réveillé l'espoir de leurs parents.

" Je n'ai pas participé à la première grande manifestation, le 22 février. J'avais peur. Mais, quand on a vu l'ampleur des défilés, on a décidé de les rejoindre la semaine suivante. Nous sommes sortis en famille, moi, mon mari et mes deux enfants. Pour dire "ça suffit, ras-le-bol !"" Comme Gaya*, la cinquantaine, professeure dans la région de Tizi Ouzou (Kabylie), nombre de pères et de mères de famille ont hésité avant de rejoindre les manifestations contre la candidature pour un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, 82 ans. Dans ce pays où les moins de 30 ans représentent un habitant sur quatre, c'est la hardiesse des jeunes, les premiers à descendre dans la rue, qui a encouragé leurs aînés. Trois semaines durant, des millions de personnes de tous âges ont marché dans toute l'Algérie. Spontané et pacifique, le mouvement a triomphé, contre toute attente, le 11 mars : dans un message à la nation, Bouteflika a annoncé le report de l'élection présidentielle du 18 avril et sa décision de ne pas briguer un cinquième mandat à la magistrature suprême.
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