Pour Lisa, 24 ans, se taire aurait été comme une capitulation. Elle précise d'emblée que pour elle cette démarche n'a rien de raciste : "Toute l'Allemagne tremble depuis 1945 d'être exposée à cette accusation de racisme et cela nous paralyse, ou nous fait faire des choses irrationnelles. Ce n'est pas la question, vous entendez ? Si des Allemands avaient fait ce que je vais vous raconter, je le dénoncerais avec la même vigueur."

Elles sont quatre copines qui ont décidé de passer le réveillon à Cologne, la ville "la plus cool d'Allemagne". Elles débarquent à 23h et découvrent dans le grand hall central de la gare "une masse compacte d'hommes, entre 20 et 30 ans, visiblement originaires d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Des dizaines d'hommes au regard allumé et intrusif. Des hommes qui, d'emblée, nous ont encerclées en nous scannant, sans la moindre retenue. Comme s'ils nous déshabillaient, nous évaluaient, nous soupesaient" témoigne Lisa dans Le Monde. Pas le moindre policier à l'horizon. "Je me disais : c'est inouï, pas un flic à l'horizon, mais pas non plus le moindre Allemand". Dehors, la situation n'est guère mieux. "La place était noire de monde. Que des hommes. Les mêmes." "Des dizaines de mains se saisissent de son corps, lui pressent les fesses, les seins, le cou, le visage, tentent de s'introduire sous la veste, se glissent entre ses jambes" écrit encore Le Monde.

Jessica P. témoigne elle aussi dans les colonnes du quotidien. Elle a commencé à ressentir un malaise dans le train qui l'emmène à Cologne avec son petit ami et un couple d'amis. "Le wagon était plein d'hommes qui l'ont dévisagée dès qu'elle est entrée main dans la main avec son ami, se sont jeté des regards complices en désignant ses fesses, puis se sont débrouillés pour se glisser derrière elle afin de les toucher". Sous ses supplications, son petit ami ne fait rien pour éviter d'envenimer une situation que tous sentent critique. Une fois qu'ils sont à Cologne, les choses se corsent encore un peu plus pour les deux couples. "Des nuées d'hommes les encerclent, les collent, certains se mettent à quelques centimètres du visage du garçon, et le défient du regard, tandis que des dizaines d'autres les serrent, les touchent, leur interdisent le passage" continue Le Monde. Là aussi, personne pour leur venir en aide.

Encouragées par diverses associations, il semble qu'au fil du temps de plus en plus de femmes vont porter plainte. Il y en aurait actuellement déjà 766. Le sujet semble effectivement de moins en moins tabou et de plus en plus de voix s'élèvent pour dire qu'ignorer ou minimiser les évènements du 31 décembre reviendrait justement à ouvrir un boulevard aux mouvements racistes qui l'instrumentaliseraient à l'envie.

Pour Lisa, 24 ans, se taire aurait été comme une capitulation. Elle précise d'emblée que pour elle cette démarche n'a rien de raciste : "Toute l'Allemagne tremble depuis 1945 d'être exposée à cette accusation de racisme et cela nous paralyse, ou nous fait faire des choses irrationnelles. Ce n'est pas la question, vous entendez ? Si des Allemands avaient fait ce que je vais vous raconter, je le dénoncerais avec la même vigueur."Elles sont quatre copines qui ont décidé de passer le réveillon à Cologne, la ville "la plus cool d'Allemagne". Elles débarquent à 23h et découvrent dans le grand hall central de la gare "une masse compacte d'hommes, entre 20 et 30 ans, visiblement originaires d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Des dizaines d'hommes au regard allumé et intrusif. Des hommes qui, d'emblée, nous ont encerclées en nous scannant, sans la moindre retenue. Comme s'ils nous déshabillaient, nous évaluaient, nous soupesaient" témoigne Lisa dans Le Monde. Pas le moindre policier à l'horizon. "Je me disais : c'est inouï, pas un flic à l'horizon, mais pas non plus le moindre Allemand". Dehors, la situation n'est guère mieux. "La place était noire de monde. Que des hommes. Les mêmes." "Des dizaines de mains se saisissent de son corps, lui pressent les fesses, les seins, le cou, le visage, tentent de s'introduire sous la veste, se glissent entre ses jambes" écrit encore Le Monde. Jessica P. témoigne elle aussi dans les colonnes du quotidien. Elle a commencé à ressentir un malaise dans le train qui l'emmène à Cologne avec son petit ami et un couple d'amis. "Le wagon était plein d'hommes qui l'ont dévisagée dès qu'elle est entrée main dans la main avec son ami, se sont jeté des regards complices en désignant ses fesses, puis se sont débrouillés pour se glisser derrière elle afin de les toucher". Sous ses supplications, son petit ami ne fait rien pour éviter d'envenimer une situation que tous sentent critique. Une fois qu'ils sont à Cologne, les choses se corsent encore un peu plus pour les deux couples. "Des nuées d'hommes les encerclent, les collent, certains se mettent à quelques centimètres du visage du garçon, et le défient du regard, tandis que des dizaines d'autres les serrent, les touchent, leur interdisent le passage" continue Le Monde. Là aussi, personne pour leur venir en aide. Encouragées par diverses associations, il semble qu'au fil du temps de plus en plus de femmes vont porter plainte. Il y en aurait actuellement déjà 766. Le sujet semble effectivement de moins en moins tabou et de plus en plus de voix s'élèvent pour dire qu'ignorer ou minimiser les évènements du 31 décembre reviendrait justement à ouvrir un boulevard aux mouvements racistes qui l'instrumentaliseraient à l'envie.