Ses prédécesseurs ont agi de même avant lui, et si son ardeur au travail paraît impressionnante, c'est probablement parce que ses décisions suscitent la polémique. Ses décrets contre la loi sur l'assurance-maladie Obamacare et contre le financement d'ONG internationales qui soutiennent l'avortement ont déjà fait couler beaucoup d'encre, tout comme la signature de l'acte de retrait des États-Unis du traité de libre-échange transpacifique (TPP) et l'annonce de la construction d'un mur sur la frontière mexicaine.

Comme le rappelle Slate, Bill Clinton, George W.Bush et Barack Obama ont pris tout autant de décisions au début de leur mandat. Clinton avait immédiatement lancé une série de mesures en faveur du libre-choix des femmes pour la procréation et créé un Conseil national de l'économie avant de nommer son épouse Hillary à la tête d'un comité d'experts chargé de réformer le système de santé.

Après avoir décrété le 21 janvier "jour national de prière et d'Action de grâces", George W.Bush n'a lui pas hésité à annuler les dernières décisions de Clinton, notamment en matière de protection médicale des personnes âgées et de subventions fédérales pour la pilule du lendemain.

Quant à Barack Obama, à peine arrivé à la Maison-Blanche, il a signé un décret destiné à fermer la prison de Guantanamo (même s'il n'a pas réussi à la fermer complètement) en insistant sur la nécessité de respecter la Convention de Genève avant de contacter les acteurs principaux du conflit israélo-palestinien. Favorable à la transparence, il a également annulé un décret de son prédécesseur George W.Bush sur la fermeture des archives présidentielles.