Ces derniers mois, il y a eu un véritable jeu de chaises musicales à la Maison-Blanche. Les nombreux changements dans le staff de Donald Trump et les cabinets du gouvernement sont significatifs. Aperçu :
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Ces derniers mois, il y a eu un véritable jeu de chaises musicales à la Maison-Blanche. Les nombreux changements dans le staff de Donald Trump et les cabinets du gouvernement sont significatifs. Aperçu : 1. Anthony ScaramucciLe 31 juillet, après à peine dix jours à la tête du service de communication de la Maison-Blanche, Anthony Scaramucci a quitté ses fonctions. Pendant sa courte période à la Maison-Blanche, Scaramucci a réussi à déclencher une tempête médiatique. Lors d'un entretien avec un journaliste du magazine The New Yorker, il a menacé de virer tout le département de communication de la Maison-Blanche. Au cours du même entretien, il a qualifié l'ancien secrétaire général de la Maison-Blanche Reince Priebus de schizophrène paranoïde et il a déclaré que Steve Bannon, conseiller et confident de Trump "se suçait la bite". Scaramucci est parti juste avant que l'ex-général John Kelly soit nommé nouveau secrétaire général de Trump. D'après The New York Times, c'est précisément sur insistance de Kelly que Scaramucci a été poussé vers la sortie. 2. Reince PriebusReince Priebus a démissionné quelques jours plus tôt avant Scaramucci à cause de la tirade de ce dernier dans The New Yorker. Il était secrétaire général de la Maison-Blanche. Critiqué depuis le début de son mandat, l'homme a fini par plier sous les insultes de Scaramucci. Finalement, Trump a décidé de le remplacer par le général John Kelly. Interrogé par CNN, Priebus a déclaré qu'il avait démissionné suite à un entretien avec le président. Il a ajouté que le général John Kelly était un excellent successeur et a souligné qu'il n'y avait pas de mauvaises intentions en jeu. 3. Michael ShortLa même semaine, Scaramucci a fait une autre victime. Michael Short a démissionné de son poste de porte-parole adjoint de la Maison-Blanche après que Scaramucci a déclaré à Politico qu'il avait l'intention de licencier Short afin de faire cesser les fuites depuis la Maison-Blanche vers la presse. Short a réagi à la nouvelle en démissionnant avant que quelqu'un ne puisse le licencier. 4. Sean SpicerSean Spicer, le premier porte-parole de la Maison-Blanche sous la présidence de Trump a démissionné le 21 juillet peu après que le président ait engagé Scaramucci pour le poste de directeur de la communication. Il a occupé sa fonction pendant six mois, mais cette période a été marquée par les déclarations controversées. Ainsi, il a prétendu qu'il n'y avait jamais eu autant de monde à une investiture que lors de celle de Trump alors que des photos aériennes de Capitole contredisaient clairement cette affirmation. Il a également affirmé qu'Hitler n'avait jamais utilisé d'armes chimiques et il a évoqué les "holocaust centers" en parlant des camps de concentration allemands. Spicer n'a pas hésité non plus à déclarer que le mot "covfefe", probablement une erreur de frappe dans un tweet du président, avait une signification secrète. Du coup, le mot a fait buzz sur internet. Dans son discours d'adieu, Spicer a déclaré qu'il partait "parce qu'il y a trop de cuisiniers dans la cuisine". 5. Walter ShaubJusqu'au 6 juillet de cette année, Walter Shaub, directeur de l'Office of Government Ethics, était le chien de garde de la Maison-Blanche. Shaub travaillait au service depuis 2006 et en 2013 Obama l'avait nommé directeur. Mais après cinq mois de service sous Trump, son sentiment de frustration a pris le dessus. Shaub a notamment critiqué ouvertement Trump dont il estimait qu'il ne tenait pas suffisamment compte de possibles conflits d'intérêts entre son rôle de président et l'empire d'affaires de sa famille, mais on ne l'a guère écouté. Après avoir démissionné début juillet, Shaub a déclaré au New York Times que la Maison-Blanche était en train de se transformer en "cible de railleries". Il était convaincu qu'il ne pouvait plus obtenir grand-chose dans la situation telle qu'elle était. La Maison-Blanche a répliqué que Shaub voulait surtout se profiler dans les médias, et non conseiller le gouvernement. 6. Michael DubkeEn tant qu'ancien directeur de communication de la Maison-Blanche, Michael Dubke a succédé à Sean Spicer. Après la nomination de Dubke, Spicer est resté porte-parole, une fonction qu'il occupait avant. Après trois mois, Dubke a fait savoir à ses collègues qu'il démissionnait pour des "raisons personnelles". Avant son départ, la communication de la Maison-Blanche a été très critiquée, notamment suite aux déclarations contradictoires du président et de son équipe de communication. Fin mai, Dubke a fini par démissionner. 7. James ComeyDébut mai, le président a licencié James Comey, directeur du FBI, sur les conseils du ministre de la Justice Jeff Sessions. Au moment de son licenciement, Comey menait une enquête sur les éventuelles relations de l'équipe de campagne de Trump avec la Russie. Selon la version officielle de la Maison-Blanche, Comey aurait commis des bévues dans l'enquête sur les e-mails d'Hillary Clinton. L'opposition démocrate a désapprouvé le licenciement de Comey. Elle y a vu une tentative d'entrave de l'enquête sur les relations entre la Russie et l'équipe de Trump durant la campagne. 8. Katie WalshFin mars, Walsh a décidé de quitter ses fonctions de porte-parole adjointe quand la première tentative d'abrogation d'Obamacare a échoué. Pour elle, c'était le signe qu'elle devait renforcer l'ASBL America First Policies, une organisation qui cherche du soutien pour la politique du président Trump. 9. Michael FlynnEn 63 ans, jamais il n'y a eu de mandat de conseiller à la sécurité nationale aussi court que celui de Flynn : à peine 24 jours. Il a été démis de ses fonctions en février quand il y a eu une controverse au sujet de ses contacts avec l'ambassadeur russe Sergueï Kislyak. Flynn aurait téléphoné à Kislyak et aurait menti à ses supérieurs au sujet du contenu de ses téléphones. Il s'est avéré que les entretiens concernaient le rôle de la Russie lors du piratage des systèmes du parti démocrate lors des campagnes pour les dernières élections présidentielles. 10. Sally YatesLe 30 janvier, Trump a licencié la procureure générale après à peine 10 jours. Elle a été renvoyée pour avoir refusé de défendre l'interdiction d'entrée sur le territoire depuis sept pays musulmans, qu'elle considérait comme illégale. "La ministre de la Justice intérimaire, Sally Yates, a trahi le ministère de la Justice en refusant d'exécuter le décret qui doit protéger les Américains", a fait savoir la Maison-Blanche. Trump a qualifié Yates de " faible quand il s'agit de frontières et de très faible quand il s'agit de migration illégale."Dana Boente a temporairement pris la succession de Yates, avant de transmettre la fonction à Jeff Sessions.