- Allemagne: 700 euros en jeu -

Depuis le scandale des "caisses noires" de la CDU, en 1999, qui amènera l'ancien chancelier Helmut Kohl (1982-1998) à acquitter une lourde amende, l'Allemagne se montre sourcilleuse.

Ainsi, en 2012, le président de la République Christian Wulff doit démissionner après deux mois de polémiques. Il est accusé de trafic d'influence pour avoir accepté un cadeau de 700 euros d'un producteur de cinéma, et de pressions sur la presse pour bloquer des informations sur ses liens financiers avec un entrepreneur. Inculpé pour corruption, il sera relaxé deux ans plus tard.

- Royaume-Uni: étranges notes de frais -

De 2004 à 2009, plus de la moitié des députés ont commis des irrégularités dans leurs notes de frais, pour plus d'un million d'euros, selon un audit publié en février 2010, quelques mois après des révélations du Daily Telegraph.

Ont ainsi été remboursés à des élus un abri flottant pour canards, des boîtes d'allumettes, des films pornos ou des intérêts de prêts immobiliers inexistants.

L'affaire entraîne les démissions de la ministre travailliste de l'Intérieur Jacqui Smith et du Speaker (président) de la Chambre des Communes, Michael Martin. Sept parlementaires, conservateurs ou travaillistes, seront condamnés à des peines de prison ferme.

- Italie: le feuilleton Berlusconi -

Silvio Berlusconi, chef du gouvernement à trois reprises entre 1994 et 2011, a eu de nombreux démêlés judiciaires. D'acquittements en prescriptions, l'ex-Cavaliere a pour l'instant écopé d'une seule condamnation définitive en août 2013 dans une affaire de fraude fiscale qui lui a valu d'effectuer des travaux d'intérêt général, mais également de perdre son siège au Parlement.

- Roumanie: le poids de la corruption -

Le Premier ministre Sorin Grindeanu a été confronté en février à un vaste mouvement de contestation après avoir tenté en vain d'assouplir la législation anticorruption pour, selon les manifestants, protéger le chef de son parti social-démocrate (PSD) Liviu Dragnea, en procès dans une affaire d'emplois fictifs.

En octobre 2015, l'incendie d'une discothèque à Bucarest (64 morts) avait suscité une vague de protestations contre une classe politique corrompue et provoqué la démission du chef du gouvernement, Victor Ponta (PSD), visé par plusieurs enquêtes judiciaires.

- Espagne: pots-de-vin -

Depuis octobre 2016, d'anciens dirigeants du Parti populaire (conservateur) sont jugés pour un système de pots-de-vins et fausses factures entre 1999 et 2005.

Le PP, à l'image écornée par cette affaire, a perdu la majorité absolue lors des élections de décembre 2015, qui ont vu émerger deux partis dénonçant la corruption, Podemos (gauche radicale) et Ciudadanos (libéral). Mais son chef, Mariano Rajoy, a pu former un gouvernement minoritaire en novembre 2016.

Par ailleurs, le beau-frère du roi, Inaki Urdangarin, a été condamné le 17 février à six ans de prison dans une affaire de corruption, mais laissé libre dans l'attente d'une décision définitive de la justice. Son épouse, l'infante Cristina, a été innocentée.

- Slovénie: dessous de table -

Le Premier ministre conservateur Janez Jansa est renversé en février 2013 par le Parlement, après plusieurs semaines de manifestations. Mis en cause pour des irrégularités dans sa déclaration fiscale, il était déjà accusé d'avoir reçu des dessous de table lors de la signature d'un contrat d'armement signé lors de son précédent mandat (2004-2008). Il a été condamné depuis à deux ans de prison ferme.

- République tchèque: abus de pouvoir -

En juin 2013, le Premier ministre de centre droit Petr Necas démissionne à la suite d'un scandale de corruption et d'abus de pouvoir, impliquant sa plus proche collaboratrice et maîtresse. Le parquet renonce à engager des poursuites contre M. Necas.

- Allemagne: 700 euros en jeu -Depuis le scandale des "caisses noires" de la CDU, en 1999, qui amènera l'ancien chancelier Helmut Kohl (1982-1998) à acquitter une lourde amende, l'Allemagne se montre sourcilleuse.Ainsi, en 2012, le président de la République Christian Wulff doit démissionner après deux mois de polémiques. Il est accusé de trafic d'influence pour avoir accepté un cadeau de 700 euros d'un producteur de cinéma, et de pressions sur la presse pour bloquer des informations sur ses liens financiers avec un entrepreneur. Inculpé pour corruption, il sera relaxé deux ans plus tard.- Royaume-Uni: étranges notes de frais -De 2004 à 2009, plus de la moitié des députés ont commis des irrégularités dans leurs notes de frais, pour plus d'un million d'euros, selon un audit publié en février 2010, quelques mois après des révélations du Daily Telegraph. Ont ainsi été remboursés à des élus un abri flottant pour canards, des boîtes d'allumettes, des films pornos ou des intérêts de prêts immobiliers inexistants.L'affaire entraîne les démissions de la ministre travailliste de l'Intérieur Jacqui Smith et du Speaker (président) de la Chambre des Communes, Michael Martin. Sept parlementaires, conservateurs ou travaillistes, seront condamnés à des peines de prison ferme.- Italie: le feuilleton Berlusconi -Silvio Berlusconi, chef du gouvernement à trois reprises entre 1994 et 2011, a eu de nombreux démêlés judiciaires. D'acquittements en prescriptions, l'ex-Cavaliere a pour l'instant écopé d'une seule condamnation définitive en août 2013 dans une affaire de fraude fiscale qui lui a valu d'effectuer des travaux d'intérêt général, mais également de perdre son siège au Parlement.- Roumanie: le poids de la corruption -Le Premier ministre Sorin Grindeanu a été confronté en février à un vaste mouvement de contestation après avoir tenté en vain d'assouplir la législation anticorruption pour, selon les manifestants, protéger le chef de son parti social-démocrate (PSD) Liviu Dragnea, en procès dans une affaire d'emplois fictifs.En octobre 2015, l'incendie d'une discothèque à Bucarest (64 morts) avait suscité une vague de protestations contre une classe politique corrompue et provoqué la démission du chef du gouvernement, Victor Ponta (PSD), visé par plusieurs enquêtes judiciaires.- Espagne: pots-de-vin -Depuis octobre 2016, d'anciens dirigeants du Parti populaire (conservateur) sont jugés pour un système de pots-de-vins et fausses factures entre 1999 et 2005.Le PP, à l'image écornée par cette affaire, a perdu la majorité absolue lors des élections de décembre 2015, qui ont vu émerger deux partis dénonçant la corruption, Podemos (gauche radicale) et Ciudadanos (libéral). Mais son chef, Mariano Rajoy, a pu former un gouvernement minoritaire en novembre 2016.Par ailleurs, le beau-frère du roi, Inaki Urdangarin, a été condamné le 17 février à six ans de prison dans une affaire de corruption, mais laissé libre dans l'attente d'une décision définitive de la justice. Son épouse, l'infante Cristina, a été innocentée.- Slovénie: dessous de table -Le Premier ministre conservateur Janez Jansa est renversé en février 2013 par le Parlement, après plusieurs semaines de manifestations. Mis en cause pour des irrégularités dans sa déclaration fiscale, il était déjà accusé d'avoir reçu des dessous de table lors de la signature d'un contrat d'armement signé lors de son précédent mandat (2004-2008). Il a été condamné depuis à deux ans de prison ferme.- République tchèque: abus de pouvoir -En juin 2013, le Premier ministre de centre droit Petr Necas démissionne à la suite d'un scandale de corruption et d'abus de pouvoir, impliquant sa plus proche collaboratrice et maîtresse. Le parquet renonce à engager des poursuites contre M. Necas.