Selon l'agence sud-coréenne Yonhap, Kim Jong-Nam, 45 ans, a été empoisonné par deux femmes alors qu'il attendait son vol à destination de Macao, où il vivait depuis plus de dix ans en exil.

Dans une vidéo relayée par le Guardian, on peut voir l'une de ces femmes prendre Kim Jong-Nam par derrière et l'asperger au visage. Confus, l'homme s'approche alors du personnel de l'aéroport pour demander de l'aide. Il décédera sur le chemin de l'hôpital.

Qui sont les suspects ?

Une Vietnamienne de 28 ans et une Indonésienne de 25 ans ont été interpellées. L'une travaille dans un "lieu de divertissement", l'autre est masseuse dans un spa. Les deux jeunes femmes ont déclaré avoir cru "participer à une caméra cachée" pour expliquer leur geste.

La Malaisie suspecte le régime de Kim Jong-Un d'être derrière cet homicide. Noor Rashid Ibrahim, le chef adjoint de la police malaisienne, a annoncé, ce dimanche, que ses services soupçonnent cinq agents de Pyongyang d'être impliqués dans ce meurtre. L'un d'entre eux a déjà été arrêté, mais quatre autres, âgés de 33 à 57 ans, ont quitté le pays et sont toujours en fuite.

À lire : Assassinat de Kim Jong-Nam, un autre Nord-Coréen arrêté en Malaisie

Tensions diplomatiques

Cette affaire provoque des tensions entre la Malaisie et la République populaire démocratique de Corée. Lors d'une conférence de presse, l'ambassadeur nord-coréen à Kuala Lumpur a mis le feu aux poudres en émettant des doutes sur la probité de l'enquête : "Il n'y a aucune preuve indubitable sur la cause de la mort, et pour le moment, nous ne pouvons pas faire confiance aux investigations de la police malaisienne". Une sortie qui lui a valu d'être convoqué lundi par le ministre malaisien des Affaires étrangères.

De son côté, le gouvernement sud-coréen estime que l'annonce de la police malaisienne prouve la culpabilité de Pyongyang dans l'assassinat de Kim Jong-Nam. "Plusieurs facteurs font que notre gouvernement est certain que l'homme tué est Kim Jong-Nam et, compte tenu du fait que cinq suspects sont Nord-Coréens, nous pensons que le gouvernement nord-coréen est responsable de cet incident", a déclaré Jeong Joon-Hee, porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification.

À lire : Portrait de Kim Jong-Nam, un "Petit Général" critique du régime nord-coréen

Cependant, si les meurtres et autres purges sont affaires courantes en Corée du Nord, le fait que le régime puisse avoir commandité l'assassinat de Kim Jong-Nam semble assez surprenant. En effet, cet acte pourrait être ressenti comme une provocation par la Chine, un allié de longue date de la Corée du Nord, qui protégeait Kim Jong-Nam. La réaction de Pékin ne s'est d'ailleurs pas fait attendre puisque le pays a déjà suspendu ses importations de charbon nord-coréen. Une mesure prise dans le cadre des sanctions de l'ONU vis-à-vis de Pyongyang, relève Le Monde, mais qui pourrait présager un durcissement des relations entre les deux pays.

Selon l'agence sud-coréenne Yonhap, Kim Jong-Nam, 45 ans, a été empoisonné par deux femmes alors qu'il attendait son vol à destination de Macao, où il vivait depuis plus de dix ans en exil.Dans une vidéo relayée par le Guardian, on peut voir l'une de ces femmes prendre Kim Jong-Nam par derrière et l'asperger au visage. Confus, l'homme s'approche alors du personnel de l'aéroport pour demander de l'aide. Il décédera sur le chemin de l'hôpital.Qui sont les suspects ?Une Vietnamienne de 28 ans et une Indonésienne de 25 ans ont été interpellées. L'une travaille dans un "lieu de divertissement", l'autre est masseuse dans un spa. Les deux jeunes femmes ont déclaré avoir cru "participer à une caméra cachée" pour expliquer leur geste.La Malaisie suspecte le régime de Kim Jong-Un d'être derrière cet homicide. Noor Rashid Ibrahim, le chef adjoint de la police malaisienne, a annoncé, ce dimanche, que ses services soupçonnent cinq agents de Pyongyang d'être impliqués dans ce meurtre. L'un d'entre eux a déjà été arrêté, mais quatre autres, âgés de 33 à 57 ans, ont quitté le pays et sont toujours en fuite.À lire : Assassinat de Kim Jong-Nam, un autre Nord-Coréen arrêté en MalaisieTensions diplomatiquesCette affaire provoque des tensions entre la Malaisie et la République populaire démocratique de Corée. Lors d'une conférence de presse, l'ambassadeur nord-coréen à Kuala Lumpur a mis le feu aux poudres en émettant des doutes sur la probité de l'enquête : "Il n'y a aucune preuve indubitable sur la cause de la mort, et pour le moment, nous ne pouvons pas faire confiance aux investigations de la police malaisienne". Une sortie qui lui a valu d'être convoqué lundi par le ministre malaisien des Affaires étrangères.De son côté, le gouvernement sud-coréen estime que l'annonce de la police malaisienne prouve la culpabilité de Pyongyang dans l'assassinat de Kim Jong-Nam. "Plusieurs facteurs font que notre gouvernement est certain que l'homme tué est Kim Jong-Nam et, compte tenu du fait que cinq suspects sont Nord-Coréens, nous pensons que le gouvernement nord-coréen est responsable de cet incident", a déclaré Jeong Joon-Hee, porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification.À lire : Portrait de Kim Jong-Nam, un "Petit Général" critique du régime nord-coréenCependant, si les meurtres et autres purges sont affaires courantes en Corée du Nord, le fait que le régime puisse avoir commandité l'assassinat de Kim Jong-Nam semble assez surprenant. En effet, cet acte pourrait être ressenti comme une provocation par la Chine, un allié de longue date de la Corée du Nord, qui protégeait Kim Jong-Nam. La réaction de Pékin ne s'est d'ailleurs pas fait attendre puisque le pays a déjà suspendu ses importations de charbon nord-coréen. Une mesure prise dans le cadre des sanctions de l'ONU vis-à-vis de Pyongyang, relève Le Monde, mais qui pourrait présager un durcissement des relations entre les deux pays.