Contrairement à tout acteur politique en Espagne, dont le roi Felipe, "l'Europe s'est abstenue de tout commentaire politique" tout au long de la crise au cours de laquelle la Catalogne a réclamé par référendum son indépendance le 1er octobre 2017, constate le leader de 55 ans, exilé en Belgique depuis plusieurs mois.

Ce silence de l'Europe "lui conserve une possibilité de jouer un rôle de médiation", estime-t-il. "Il y a une personne en particulier qui pourrait jouer ce rôle, c'est Donald Tusk, c'est le seul qui s'est exprimé d'une façon très correcte jusqu'à présent".

Au lendemain de la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne (27 octobre 2017), rejetée par Madrid, les grandes capitales occidentales ont annoncé leur soutien à l'unité de l'Espagne, mais M. Tusk avait appelé Madrid à choisir "la force de l'argument plutôt que l'argument de la force". Aurapavant, il s'était toutefois prononcé clairement contre une médiation européenne dans ce dossier.

Dans son ouvrage, Carles Puigdemont confirme sa volonté d'européaniser son combat souverainiste. "Cette crise met à l'épreuve la capacité de l'Union européenne à placer les intérêts des citoyens au-dessus des intérêts de certains États. (...) Lorsque la liberté d'expression est menacée ou l'indépendance de la justice n'est pas garantie dans l'une ou l'autre région de l'Union, tous les citoyens européens souffrent des conséquences de cette évolution", commente-t-il en citant les cas de la Hongrie et de la Pologne.

"La crise catalane, une opportunité pour l'Europe" a été rédigé à partir d'entretiens réalisés en français par Olivier Mouton, journaliste au Vif, à la suite d'une commande des éditions Lannoo, Racine et La Campana. Il est publié en trois langues (français, néerlandais et catalan). Jusqu'à présent, aucun éditeur ne s'est proposé pour le sortir en langue castillane.

Dans cet ouvrage, le néo-Waterlootois s'insurge contre ceux qui allèguent que son nationalisme est motivé par le refus de voir la Catalogne, région prospère d'Espagne, redistribuer une partie de sa richesse aux autres régions du pays. "Soupçonner qu'un riche n'est a priori pas solidaire, c'est injuste, c'est une 'fake news'", dit-il.

A ses yeux, la crise catalane peut être une opportunité pour l'Europe en ce qu'elle constitue une démarche démocratique non violente, faite dans le sens de l'Union européenne et avec la participation des citoyens et de la société civile. Des Etats-Unis d'Europe devraient pouvoir mettre fin aux nationalismes des États, avec une citoyenneté européenne qui prévaut sur la citoyenneté nationale, selon lui.

L'homme, qui n'est plus sous le coup d'un mandat d'arrêt européen mais reste sous la menace de plusieurs années de prison s'il rentre en Espagne, où il est inculpé de rébellion et de détournement de fonds publics, ne nie pas que sa situation constitue "une sorte d'échec personnel". Il confirme toutefois qu'il ne renoncera pas tant que le problème catalan n'est pas réglé.

"A la fin, je pense qu'il y aura une position européenne qui corresponde aux règles du jeu démocratique. J'attends des élections européennes de mai 2019 qu'elles confirment une majorité républicaine en Catalogne. S'il y a des expressions similaires à travers l'Europe, on doit essayer de se rejoindre afin de mettre la question de l'autodétermination sur la table européenne".

Contrairement à tout acteur politique en Espagne, dont le roi Felipe, "l'Europe s'est abstenue de tout commentaire politique" tout au long de la crise au cours de laquelle la Catalogne a réclamé par référendum son indépendance le 1er octobre 2017, constate le leader de 55 ans, exilé en Belgique depuis plusieurs mois. Ce silence de l'Europe "lui conserve une possibilité de jouer un rôle de médiation", estime-t-il. "Il y a une personne en particulier qui pourrait jouer ce rôle, c'est Donald Tusk, c'est le seul qui s'est exprimé d'une façon très correcte jusqu'à présent". Au lendemain de la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne (27 octobre 2017), rejetée par Madrid, les grandes capitales occidentales ont annoncé leur soutien à l'unité de l'Espagne, mais M. Tusk avait appelé Madrid à choisir "la force de l'argument plutôt que l'argument de la force". Aurapavant, il s'était toutefois prononcé clairement contre une médiation européenne dans ce dossier. Dans son ouvrage, Carles Puigdemont confirme sa volonté d'européaniser son combat souverainiste. "Cette crise met à l'épreuve la capacité de l'Union européenne à placer les intérêts des citoyens au-dessus des intérêts de certains États. (...) Lorsque la liberté d'expression est menacée ou l'indépendance de la justice n'est pas garantie dans l'une ou l'autre région de l'Union, tous les citoyens européens souffrent des conséquences de cette évolution", commente-t-il en citant les cas de la Hongrie et de la Pologne."La crise catalane, une opportunité pour l'Europe" a été rédigé à partir d'entretiens réalisés en français par Olivier Mouton, journaliste au Vif, à la suite d'une commande des éditions Lannoo, Racine et La Campana. Il est publié en trois langues (français, néerlandais et catalan). Jusqu'à présent, aucun éditeur ne s'est proposé pour le sortir en langue castillane. Dans cet ouvrage, le néo-Waterlootois s'insurge contre ceux qui allèguent que son nationalisme est motivé par le refus de voir la Catalogne, région prospère d'Espagne, redistribuer une partie de sa richesse aux autres régions du pays. "Soupçonner qu'un riche n'est a priori pas solidaire, c'est injuste, c'est une 'fake news'", dit-il. A ses yeux, la crise catalane peut être une opportunité pour l'Europe en ce qu'elle constitue une démarche démocratique non violente, faite dans le sens de l'Union européenne et avec la participation des citoyens et de la société civile. Des Etats-Unis d'Europe devraient pouvoir mettre fin aux nationalismes des États, avec une citoyenneté européenne qui prévaut sur la citoyenneté nationale, selon lui. L'homme, qui n'est plus sous le coup d'un mandat d'arrêt européen mais reste sous la menace de plusieurs années de prison s'il rentre en Espagne, où il est inculpé de rébellion et de détournement de fonds publics, ne nie pas que sa situation constitue "une sorte d'échec personnel". Il confirme toutefois qu'il ne renoncera pas tant que le problème catalan n'est pas réglé. "A la fin, je pense qu'il y aura une position européenne qui corresponde aux règles du jeu démocratique. J'attends des élections européennes de mai 2019 qu'elles confirment une majorité républicaine en Catalogne. S'il y a des expressions similaires à travers l'Europe, on doit essayer de se rejoindre afin de mettre la question de l'autodétermination sur la table européenne".