L'émigration européenne s'est accélérée ces derniers mois: depuis un an, elle a augmenté de 37% (+33.000 départs par rapport à 2016).

La hausse est particulièrement alimentée par les départs des citoyens roumains et bulgares (+100%) et par ceux des ressortissants d'Europe de l'est (+58% pour le groupe de pays regroupant Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Slovénie).

Dans le même temps, l'immigration européenne a reculé de 7% (-19.000 arrivées).

Le solde migratoire de citoyens européens au Royaume-Uni reste néanmoins positif sur la période, à +126.000 arrivées, mais accuse une forte baisse par rapport à 2016 (-29%).

Ces variations interviennent alors que les Britanniques ont voté en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne en juin 2016, après une campagne marquée par la question de la réduction de l'immigration.

Pour Jonathan Portes, professeur d'économie à l'université King's College de Londres, ces résultats "confirment que le Brexit a un impact significatif sur les flux migratoires, même avant tout changement politique ou législatif".

"Les citoyens européens, ceux qui prévoient de venir au Royaume-Uni comme ceux qui sont déjà installés, sont inquiets pour leur futur statut dans le pays", juge-t-il sur Twitter.

Pour Nicola White, directeur du service des migrations internationales à l'ONS, il est "trop tôt pour dire si ces chiffres sont l'indication d'une tendance de long terme".

La question du statut des 3,2 millions d'Européens qui vivent outre-Manche et du million de Britanniques installés dans le reste de l'UE est au coeur des négociations de divorce entamées entre Londres et Bruxelles en juin dernier.

AFP

L'émigration européenne s'est accélérée ces derniers mois: depuis un an, elle a augmenté de 37% (+33.000 départs par rapport à 2016).La hausse est particulièrement alimentée par les départs des citoyens roumains et bulgares (+100%) et par ceux des ressortissants d'Europe de l'est (+58% pour le groupe de pays regroupant Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Slovénie).Dans le même temps, l'immigration européenne a reculé de 7% (-19.000 arrivées).Le solde migratoire de citoyens européens au Royaume-Uni reste néanmoins positif sur la période, à +126.000 arrivées, mais accuse une forte baisse par rapport à 2016 (-29%).Ces variations interviennent alors que les Britanniques ont voté en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne en juin 2016, après une campagne marquée par la question de la réduction de l'immigration.Pour Jonathan Portes, professeur d'économie à l'université King's College de Londres, ces résultats "confirment que le Brexit a un impact significatif sur les flux migratoires, même avant tout changement politique ou législatif". "Les citoyens européens, ceux qui prévoient de venir au Royaume-Uni comme ceux qui sont déjà installés, sont inquiets pour leur futur statut dans le pays", juge-t-il sur Twitter.Pour Nicola White, directeur du service des migrations internationales à l'ONS, il est "trop tôt pour dire si ces chiffres sont l'indication d'une tendance de long terme".La question du statut des 3,2 millions d'Européens qui vivent outre-Manche et du million de Britanniques installés dans le reste de l'UE est au coeur des négociations de divorce entamées entre Londres et Bruxelles en juin dernier.AFP