Selon Guy Verhofstadt, coordinateur du Brexit pour le Parlement européen, une prochaine allocution de Theresa May pourrait bien changer le cours du Brexit, rapporte The Guardian. Il prédit que la Première ministre britannique fera une "intervention importante" au cours du mois de septembre, ce qui pourrait retarder la prochaine salve de négociations sur le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.
...

Selon Guy Verhofstadt, coordinateur du Brexit pour le Parlement européen, une prochaine allocution de Theresa May pourrait bien changer le cours du Brexit, rapporte The Guardian. Il prédit que la Première ministre britannique fera une "intervention importante" au cours du mois de septembre, ce qui pourrait retarder la prochaine salve de négociations sur le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Les commentaires de l'ancien Premier ministre belge surviennent alors que Theresa May doit faire un discours sur le Brexit avant la conférence du Parti conservateur, au mois d'octobre. Guy Verhofstadt s'explique : "Apparemment, il va y avoir une intervention importante de la Première ministre dans les prochains jours, c'est prévu pour le 21 septembre". La quatrième partie des négociations en vue du Brexit pourraient en être repoussées car elles sont supposées commencer le 18 septembre prochain. Concernant les négociations en tant que telles, Verhofstadt affirme qu'il n'y a "aucun progrès sur le règlement financier" et, "plus inquiétant", que le Royaume-Uni conteste les arguments juridiques de l'UE. Selon une source proche du gouvernement britannique, le plan du discours évoqué par Guy Verhofstadt n'a pas encore été finalisé. Ce dernier minimise la possibilité qu'il contienne des éléments susceptibles de provoquer une suspension des négociations. "Vous pouvez vous attendre à ce que la Première ministre veuille définir ce que nous recherchons dans la relation avec l'UE. Mais aucune date ou lieu précis n'ont encore été fixés pour un discours et nous sommes impatients de poursuivre les négociations. Nous pensons que c'est de l'intérêt de tous", ajoute cette source. De son côté, Downing Street ne souhaite pas commenter ses rumeurs et assure vouloir continuer les négociations concernant le Brexit aussi vite que possible : "Nous sommes prêts à intensifier les négociations. Rien n'a formellement été accepté, mais c'est quelque chose dont nous pouvons discuter." Dans le même temps, la Première ministre doit tenter de rassembler son camp en vue des votes à la Chambre des communes, notamment sur les législations liées au Brexit. Les Tories ayant une courte majorité, il se pourrait que quelques conservateurs pro-UE et les défenseurs d'un "soft Brexit" lui mettent des bâtons dans les roues.La relation tendue entre les deux parties ne risque pas de s'apaiser, surtout après la récente sortie médiatique de Martin Selmayr, le chef de cabinet de Jean-Claude Juncker. "Le Brexit est une mauvaise chose et une décision stupide. Les seules personnes qui peuvent l'inverser sont les Britanniques, mais je ne suis pas un rêveur, je suis réaliste. Le Brexit aura lieu le 29 mars 2019", a-t-il lancé lors d'une conférence à Bruxelles. Il a cependant ajouté que la porte de l'Union européenne restait ouverte à "tous nos amis britanniques" après le Brexit.