La dite "période de transition" débute dès la sortie du Royaume-Uni de l'Union, et est prévue initialement jusqu'à fin 2020. Durant ces mois lors desquels Londres respectera encore les règles de l'UE et contribuera à son budget, mais sans y avoir de pouvoir de décision, il est prévu que des négociateurs des deux parties règlent leur relation post-2020, essentiellement sur le plan économique.

Dans un discours mercredi midi à la London School of Economics (LSE), où elle-même a étudié en 1978, la présidente de la Commission européenne a inlassablement répété son admiration pour le Royaume-Uni et la tristesse qu'elle ressent à le voir quitter l'Union, tout en avançant déjà la ligne de conduite que Bruxelles suivra dans les négociations.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déjà annoncé qu'il mettrait un point d'honneur à ne pas demander de prolongation de la période de transition (dans le cas contraire, les parties doivent s'accorder sur une prolongation avant le 30 juin prochain). Dans ce cas, "il faudra prioriser", a averti Ursula von der Leyen. "Sans extension de la période au delà de 2020, on ne peut pas s'attendre à s'accorder sur chaque aspect de la future relation". Pour Bruxelles, où Michel Barnier mènera les négociations, il s'agira de "travailler à des solutions qui maintiennent l'intégrité de l'UE, de son marché unique et de son union douanière. On ne peut pas faire de compromis là-dessus". L'Europe est cependant prête à "imaginer un nouveau partenariat avec zéro droits de douane, zéro quotas, zéro dumping, qui va bien au-delà du commerce et sera sans précédent dans l'ampleur de son champ d'action". "Nous sommes prêts à travailler jour et nuit pour faire le mieux possible avec le temps qu'on a", a ajouté l'Allemande.

Il est ressorti mercredi de son discours que l'Europe ne compte en tout cas pas se laisser marcher sur les pieds. Le continent souhaite une collaboration ambitieuse et la plus large possible, mais pas vraiment 'à la carte', si l'on en croit les explications d'Ursula von der Leyen: "Si par exemple on exclut la libre circulation des personnes, il y aura des conséquences. Nous pensons que nous bénéficions des deux cotés énormément de la libre circulation, pas seulement des personnes mais aussi des biens, des services et des capitaux, mais ces quatre principes vont ensemble", a-t-elle prévenu. "La même chose vaut pour Erasmus, pour les projets de recherche, ..."

"Chaque choix a ses conséquences", a-t-elle répété. "Sans 'level playing field' (règles du jeu équitables, NDLR) sur l'environnement, le travail, la taxation et les aides d'Etat, par exemple, on ne peut pas permettre un accès premium au plus grand marché unique au monde", a-t-elle glissé.

Mercredi après-midi, une rencontre est prévue à Downing Street entre Boris Johnson et Ursula von der Leyen.

La dite "période de transition" débute dès la sortie du Royaume-Uni de l'Union, et est prévue initialement jusqu'à fin 2020. Durant ces mois lors desquels Londres respectera encore les règles de l'UE et contribuera à son budget, mais sans y avoir de pouvoir de décision, il est prévu que des négociateurs des deux parties règlent leur relation post-2020, essentiellement sur le plan économique. Dans un discours mercredi midi à la London School of Economics (LSE), où elle-même a étudié en 1978, la présidente de la Commission européenne a inlassablement répété son admiration pour le Royaume-Uni et la tristesse qu'elle ressent à le voir quitter l'Union, tout en avançant déjà la ligne de conduite que Bruxelles suivra dans les négociations. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déjà annoncé qu'il mettrait un point d'honneur à ne pas demander de prolongation de la période de transition (dans le cas contraire, les parties doivent s'accorder sur une prolongation avant le 30 juin prochain). Dans ce cas, "il faudra prioriser", a averti Ursula von der Leyen. "Sans extension de la période au delà de 2020, on ne peut pas s'attendre à s'accorder sur chaque aspect de la future relation". Pour Bruxelles, où Michel Barnier mènera les négociations, il s'agira de "travailler à des solutions qui maintiennent l'intégrité de l'UE, de son marché unique et de son union douanière. On ne peut pas faire de compromis là-dessus". L'Europe est cependant prête à "imaginer un nouveau partenariat avec zéro droits de douane, zéro quotas, zéro dumping, qui va bien au-delà du commerce et sera sans précédent dans l'ampleur de son champ d'action". "Nous sommes prêts à travailler jour et nuit pour faire le mieux possible avec le temps qu'on a", a ajouté l'Allemande. Il est ressorti mercredi de son discours que l'Europe ne compte en tout cas pas se laisser marcher sur les pieds. Le continent souhaite une collaboration ambitieuse et la plus large possible, mais pas vraiment 'à la carte', si l'on en croit les explications d'Ursula von der Leyen: "Si par exemple on exclut la libre circulation des personnes, il y aura des conséquences. Nous pensons que nous bénéficions des deux cotés énormément de la libre circulation, pas seulement des personnes mais aussi des biens, des services et des capitaux, mais ces quatre principes vont ensemble", a-t-elle prévenu. "La même chose vaut pour Erasmus, pour les projets de recherche, ..." "Chaque choix a ses conséquences", a-t-elle répété. "Sans 'level playing field' (règles du jeu équitables, NDLR) sur l'environnement, le travail, la taxation et les aides d'Etat, par exemple, on ne peut pas permettre un accès premium au plus grand marché unique au monde", a-t-elle glissé. Mercredi après-midi, une rencontre est prévue à Downing Street entre Boris Johnson et Ursula von der Leyen.