"Avant de donner notre approbation, tous les problèmes auxquels sont confrontés les ressortissants des Vingt-Sept qui vivent au Royaume-Uni doivent être résolus, en ce compris la menace d'expulsion pour ceux qui ne se sont pas enregistrés dans les temps", a affirmé M. Verhofstadt lors d'un débat en plénière.

"Nous ne voulons pas que les citoyens de l'UE soient victimes d'un autre scandale Windrush", a-t-il ajouté. L'ancien Premier ministre belge a fait ainsi référence au traitement d'immigrés d'origine caribéenne arrivés au Royaume-Uni après la Deuxième Guerre mondiale - les premiers sur le navire Windrush - et traités comme des clandestins alors qu'ils étaient pourtant censés être Britanniques.

Guy Verhofstadt cite quatre garanties encore à apporter par le Royaume-Uni: pas d'expulsion pour ceux qui ont raté l'échéance d'inscription, davantage d'assistance pour les 200.000 citoyens de l'UE dits vulnérables, une véritable indépendance pour l'IMA (l'autorité instituée pour soutenir les dossiers de plainte des ressortissants des Vingt-Sept devant les juridictions britanniques) et un statut clair pour ceux disposant actuellement d'un pré-statut.

"Nous devons exploiter le temps qu'il reste avant le vote pour résoudre ces derniers problèmes", a exhorté le président du groupe de pilotage Brexit.

La protection des citoyens UE au Royaume-Uni et la réciprocité avec celle des citoyens britanniques dans l'Union est le fer de lance de l'action du Parlement européen dans le dossier du Brexit.