Brexit: les grandes figures de la saga en images

Brexit: les grandes figures de la saga en images
© Isopix

David Cameron © AFP

Il restera dans les livres d'histoire comme le Premier ministre par qui est arrivé le Brexit. C'est lui qui, en 2013, avait promis d'organiser cette consultation pour tenter de calmer la frange eurosceptique de son parti conservateur et devant la montée du parti europhobe et anti-immigrés Ukip. En 2016, ce conservateur pragmatique, fustigé par l'opposition travailliste pour sa politique d'austérité, mène campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. Il tire les conclusions du résultats du référendum en annonçant sa démission, après six ans au pouvoir. Il s'est depuis retiré de la vie politique pour écrire ses mémoires, mais aurait conseillé ces derniers mois la Première ministre Theresa May.

Boris Johnson © AFP

L'ancien maire de Londres a été l'un des grands artisans de la victoire du Brexit lors du référendum de juin 2016. Avant de renoncer à s'engager dans la compétition pour prendre la tête du gouvernement et gérer la sortie de l'UE. Nommée Première ministre, Theresa May décide de le nommer ministre des Affaires étrangères pour s'attirer les faveurs du camp pro-Brexit. Mais il n'a eu de cesse de lui savonner la planche en critiquant sa stratégie dans les négociations avec Bruxelles, avant de claquer la porte pour devenir un de ses opposants les plus farouches au sein des conservateurs. Charismatique, populaire et politicien habile, "Bojo", a aussi une personnalité clivante qui lui vaut nombre d'inimitiés et son bilan en tant que chef de la diplomatie, critiqué, ne plaide guère en sa faveur. Il est régulièrement cité comme un candidat à la succession de Theresa May.

Gina Miller © AFP

C'est la victoire judiciaire remportée par cette femme d'affaires qui a contraint le gouvernement à consulter le Parlement sur le processus de sortie de l'UE. Cette procédure judiciaire a fait d'elle une héroïne nationale pour les uns, une paria pour les autres, certains adversaires l'accusant de vouloir déjouer le résultat du référendum de juin 2016 sur le Brexit. Elle continue aujourd'hui son combat et mène campagne pour "mettre fin au chaos" du Brexit et fournir "des informations impartiales" aux Britanniques.

Nigel Farage © AFP

Député européen, ancien chef de l'Ukip, Nigel Farage a fait du Brexit le but ultime de sa vie politique. Cet ancien trader a été élu "Britannique de l'année 2014" par le Times après avoir victorieusement conduit son parti lors des élections européennes. Mais son image controversée, ses propos sur les malades du sida dont il faudrait interdire l'entrée au Royaume-Uni, l'écartent de la campagne officielle pro-Brexit en 2016. Pas du genre à se taire, Farage mène sa propre campagne et crée la controverse avec des affiches de campagne exploitant à fond le thème de l'immigration. Il quitte l'UKip après le référendum en estimant avoir "accompli (sa) mission". Il continue néanmoins de donner son avis sur la politique et la sortie de l'UE via les réseaux sociaux et sur la radio LBC, où il dispose de sa propre émission, "The Nigel Farage show".

Jeremy Corbyn © AFP

Chantre de la gauche radicale, le chef des travaillistes, principal parti d'opposition au Royaume-Uni, a été accusé de n'avoir pas fait assez pour empêcher le Brexit. Pas forcément étonnant de la part de cet eurosceptique, plus à l'aise sur les questions intérieures. Le rejet de l'accord de Brexit est l'opportunité qu'il attendait pour lancer l'offensive contre Theresa May: il a immédiatement déposé une motion de censure contre le gouvernement, dans l'espoir d'obtenir de nouvelles élections législatives. S'il arrive au pouvoir, il entend renégocier l'accord de Brexit pour rester dans l'union douanière et s'assurer que les travailleurs continuent de bénéficier des protections sociales en cours dans l'UE.

Theresa May © AFP

Après avoir tièdement milité pour le maintien dans l'UE lors de la campagne référendaire, Theresa May, un peu faute de concurrence, succède en juillet 2016 à David Cameron avec une mission vertigineuse: mettre en oeuvre le Brexit dans un pays profondément divisé sur la question. Travailleuse, disciplinée, cette ancienne ministre de l'Intérieur s'y attelle avec une résilience qui force l'admiration de ses détracteurs, malgré les critiques incessantes sur sa stratégie, y compris au sein de son propre parti. Fin décembre, elle réchappe à un vote de défiance organisé par des députés conservateurs hostiles à l'accord de Brexit. La question de sa survie à la tête de l'exécutif reste toutefois d'actualité après le rejet de ce l'accord par les députés et la motion de censure déposée par l'opposition travailliste.