Le 23 juin 2016, le camp du "Leave" (Partir) remportait avec 51,9% des voix exprimées le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne. Après neuf mois d'attente de la part des Européens, le déclenchement de l'article 50 par Londres va désormais permettre l'entame de négociations sur cette délicate séparation.

L'ambassadeur britannique auprès de l'UE remettra ce mercredi une lettre au président du Conseil européen, Donald Tusk, actant officiellement la volonté de son pays de quitter le bloc européen. Mme May donnera dans le courant de la journée plus d'explications sur le contenu de cette missive à son parlement. Le président Tusk devrait quant à lui confirmer dans un court communiqué le lancement de la procédure du Brexit par Londres. Les dirigeants de l'UE se réuniront le 29 avril prochain pour établir les lignes directrices des discussions à venir. Le Premier ministre belge Charles Michel a maintes fois plaidé ces derniers mois pour un Brexit "loyal et intelligent", qui se concentrera sur les attentes des citoyens. "Nous espérons que le Royaume-Uni continuera à être un partenaire proche de la Belgique et de l'UE", a-t-il affirmé. A l'abri des regards, un autre Belge, le haut diplomate Didier Seeuws, est en charge d'une mission périlleuse: éviter que les 27 États membres de l'Union, réunis au sein du Conseil, se divisent face aux Britanniques. Une fois que les lignes directrices auront été fixées par les chefs d'État et de gouvernement, les véritables négociations pourront débuter. Elles seront menées par la Commission européenne sous la direction du Français Michel Barnier et de son équipe.

Photo historique de Theresa May : le Brexit officiellement en marche

Theresa May officialise le Brexit, le 28 mars 2017, DR/AFP
Theresa May officialise le Brexit, le 28 mars 2017 © DR/AFP

En théorie, les deux parties disposent d'un délai de deux ans pour trouver un accord global sur ce divorce, mais aussi pour définir leurs relations futures. M. Barnier et le ministre britannique en charge du Brexit, David Davis, devront se pencher sur tous les liens qui existent entre l'Union et le Royaume-Uni, après plus de quatre décennies de travaux communs. "Je vais être clair: quand un pays quitte l'Union européenne il n'y a pas de punition, pas de prix à payer, mais nous devons régler les comptes, ni plus ni moins", a d'ores et déjà souligné le négociateur français. Aucun chiffre officiel n'a été rendu public, mais selon un haut responsable européen, la Commission a évalué à entre 55 et 60 milliards d'euros le montant que le Royaume-Uni devra verser pour honorer l'ensemble de ses engagements. Un autre Belge sera impliqué dans les difficiles négociations. L'ancien Premier ministre Guy Verhofstadt est en effet négociateur en chef pour le Parlement européen. Le libéral a rappelé que cet hémicycle devrait donner son aval à l'accord final entre les parties et qu'il convenait donc de l'impliquer pleinement dans les discussions à venir.

Le 23 juin 2016, le camp du "Leave" (Partir) remportait avec 51,9% des voix exprimées le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne. Après neuf mois d'attente de la part des Européens, le déclenchement de l'article 50 par Londres va désormais permettre l'entame de négociations sur cette délicate séparation. L'ambassadeur britannique auprès de l'UE remettra ce mercredi une lettre au président du Conseil européen, Donald Tusk, actant officiellement la volonté de son pays de quitter le bloc européen. Mme May donnera dans le courant de la journée plus d'explications sur le contenu de cette missive à son parlement. Le président Tusk devrait quant à lui confirmer dans un court communiqué le lancement de la procédure du Brexit par Londres. Les dirigeants de l'UE se réuniront le 29 avril prochain pour établir les lignes directrices des discussions à venir. Le Premier ministre belge Charles Michel a maintes fois plaidé ces derniers mois pour un Brexit "loyal et intelligent", qui se concentrera sur les attentes des citoyens. "Nous espérons que le Royaume-Uni continuera à être un partenaire proche de la Belgique et de l'UE", a-t-il affirmé. A l'abri des regards, un autre Belge, le haut diplomate Didier Seeuws, est en charge d'une mission périlleuse: éviter que les 27 États membres de l'Union, réunis au sein du Conseil, se divisent face aux Britanniques. Une fois que les lignes directrices auront été fixées par les chefs d'État et de gouvernement, les véritables négociations pourront débuter. Elles seront menées par la Commission européenne sous la direction du Français Michel Barnier et de son équipe. En théorie, les deux parties disposent d'un délai de deux ans pour trouver un accord global sur ce divorce, mais aussi pour définir leurs relations futures. M. Barnier et le ministre britannique en charge du Brexit, David Davis, devront se pencher sur tous les liens qui existent entre l'Union et le Royaume-Uni, après plus de quatre décennies de travaux communs. "Je vais être clair: quand un pays quitte l'Union européenne il n'y a pas de punition, pas de prix à payer, mais nous devons régler les comptes, ni plus ni moins", a d'ores et déjà souligné le négociateur français. Aucun chiffre officiel n'a été rendu public, mais selon un haut responsable européen, la Commission a évalué à entre 55 et 60 milliards d'euros le montant que le Royaume-Uni devra verser pour honorer l'ensemble de ses engagements. Un autre Belge sera impliqué dans les difficiles négociations. L'ancien Premier ministre Guy Verhofstadt est en effet négociateur en chef pour le Parlement européen. Le libéral a rappelé que cet hémicycle devrait donner son aval à l'accord final entre les parties et qu'il convenait donc de l'impliquer pleinement dans les discussions à venir.