Cette semaine, le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn, actuellement dans l'opposition, a affirmé qu'il était prêt à négocier la sortie du giron européen. Mais Tony Blair, qui fut à la tête du parti travailliste de 1994 à 2007, ne peut se résoudre au Brexit.

Après le référendum sur la sortie du Royaume-Uni, les Vingt-sept ont exclu que Londres puisse rester dans le marché unique européen sans accepter la libre circulation des personnes. Or la liberté de circulation et son impact sur le contrôle de l'immigration sont les principales raisons du vote en faveur du Brexit.

Mais la dynamique a changé avec l'élection d'Emmanuel Macron en France, écrit Tony Blair. "Les Français et les Allemands partagent certaines inquiétudes britanniques, notamment en matière d'immigration", ajoute-t-il.

D'après les discussions qu'il a eues, les responsables européens sont prêts à modifier les termes du débat sur le Brexit, assure-t-il. Ils pourraient ainsi accepter de durcir les règles en matière d'immigration pour pousser le Royaume-Uni à rester dans le marché unique européen.