"Je n'ai pas une relation érotique au 'backstop'. Mais si les résultats sont là, je me fiche des instruments", a-t-il déclaré à la chaîne privée britannique Sky News. "Si les objectifs sont là, tous les objectifs, alors nous n'avons pas besoin du +backstop+".

A coeur de la discorde entre Londres et Bruxelles, la clause du "backstop" prévoit que le Royaume-Uni tout entier reste dans un "territoire douanier unique" avec l'UE, faute de meilleure solution à l'issue d'une période transitoire, afin d'éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, Etat membre de l'UE.

Le chef de l'exécutif européen a par ailleurs qualifié de "plutôt positive" sa rencontre lundi à Luxembourg avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui exige l'abandon du "backstop".

"Nous pouvons avoir un accord", "je n'aime pas l'idée d'un +no deal+, parce que cela aurait des conséquences catastrophiques. Il est meilleur, et pour la Grande-Bretagne et pour l'Union européenne, d'avoir un accord", a insisté M. Juncker, qui doit passer le flambeau de l'exécutif européen le 1er novembre à l'Allemande Ursula von der Leyen.

Ces déclarations interviennent alors que la présidence tournante finlandaise de l'UE a exigé du Royaume-Uni une proposition d'accord écrite sur le Brexit d'ici à la fin du mois pour éviter une sortie sans accord, ultimatum rejeté par Londres.