Les parlementaires avaient déjà tenté de prendre le contrôle du processus de sortie de l'UE la semaine dernière en proposant des solutions pour sortir de l'impasse dans laquelle le Royaume-Uni est engagé. En vain : divisés sur le visage que doit prendre le divorce avec l'Union européenne, ils avaient finalement voté contre les huit scénarios examinés.

Après l'ajournement du Brexit, initialement prévu pour le 29 mars, afin d'éviter une sortie sans accord, ils s'apprêtent à voter dans la soirée sur quatre options sélectionnées par le président de la Chambre des communes John Bercow. Le résultat de ces votes sera connu autour de 22H30 GMT.

Parmi les solutions proposées figurent les deux qui ont recueilli le plus de suffrages mercredi, à savoir l'organisation d'un référendum sur tout accord de divorce conclu avec Bruxelles et la mise en place d'une union douanière avec l'UE. Celles-ci avaient bénéficié du soutien de l'opposition travailliste.

La proposition d'un modèle "Norvège +", également connue sous le nom de "Common Market 2.0", sera également soumise au vote. Elle préconise le maintien du Royaume-Uni au sein du marché unique, synonyme de liberté de circulation des biens, capitaux, services et personnes, comme la Norvège. Mais en plus, elle réclame une union douanière spécifique avec l'UE, soit une politique de droits de douane et commerciale commune.

Les directions du Parti travailliste (245 députés sur 650) et du Parti national écossais (SNP - 35 députés) ont appelé à la soutenir. "Nous voulons rester dans l'UE", a souligné le chef de file des députés du SNP, Ian Blackford. "Mais nous sommes prêts à des compromis pour protéger l'emploi, rester dans le marché unique et l'union douanière, c'est pourquoi nous voterons pour" la motion déposée par le conservateur Nick Boles.

La dernière option sélectionnée propose, en cas d'absence d'accord à deux jours du Brexit, de faire voter les députés pour ou contre un "no deal", et, en cas de refus, de renoncer à la sortie de l'Union européenne.

"Spectacle lamentable"

Theresa May n'a pas donné de consignes de vote aux députés de sa majorité conservatrice. Mais elle a déjà signifié qu'elle s'opposerait au choix des députés s'il se portait vers le maintien dans le marché unique ou vers une union douanière car Londres perdrait la possibilité de mener une politique commerciale autonome.

Ces "votes indicatifs" n'ont pas de valeur contraignante pour l'exécutif. Mais il ne serait pas "viable" pour le gouvernement de les ignorer, a estimé dimanche le ministre de la Justice David Gauke, à un moment où Theresa May a perdu tout semblant d'autorité, aussi bien sur son parti qu'auprès de ses ministres.

Evoquant les membres du gouvernement, le "chief whip" Julian Smith, chargé de faire respecter la discipline parlementaire chez les députés conservateurs, a dénoncé sur la BBC ce qu'il considère comme le "pire exemple d'indiscipline de l'histoire politique britannique", dans une rare prise de position publique.

Malgré ses trois échecs depuis mi-janvier, Mme May n'a pas renoncé à encore présenter son accord de divorce aux députés s'il a "une chance raisonnable de succès", a déclaré son porte-parole lundi. Elle a convoqué un conseil des ministres exceptionnellement long mardi pour discuter la voie à suivre.

Quelle que soit la voie choisie, Theresa May doit divulguer ses plans au prochain sommet européen exceptionnel convoqué pour le 10 avril.

Vendredi, elle avait rappelé que l'option "par défaut" était celle d'un Brexit sans accord ("no deal") le 12 avril, redouté par les milieux économiques. La solution alternative consiste à demander un nouveau report, de plus longue durée, mais celui-ci devrait être justifié et obligerait le Royaume-Uni à organiser des élections européennes fin mai.

En face, la patience des dirigeants européens est en train de "s'épuiser", a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur la chaîne de télévision italienne Rai 1.

"Le Brexit est un spectacle lamentable, je le dirai sans aucune diplomatie", a aussi lâché ce week-end Michael Roth, le ministre allemand chargé des Affaires européennes.

L'eurodéputé Guy Verhofstadt, référent sur le Brexit au Parlement européen, a quant à lui exhorté lundi les députés britanniques à "trouver un compromis aujourd'hui et arrêter ce chaos", dans un tweet.

Les parlementaires avaient déjà tenté de prendre le contrôle du processus de sortie de l'UE la semaine dernière en proposant des solutions pour sortir de l'impasse dans laquelle le Royaume-Uni est engagé. En vain : divisés sur le visage que doit prendre le divorce avec l'Union européenne, ils avaient finalement voté contre les huit scénarios examinés.Après l'ajournement du Brexit, initialement prévu pour le 29 mars, afin d'éviter une sortie sans accord, ils s'apprêtent à voter dans la soirée sur quatre options sélectionnées par le président de la Chambre des communes John Bercow. Le résultat de ces votes sera connu autour de 22H30 GMT.Parmi les solutions proposées figurent les deux qui ont recueilli le plus de suffrages mercredi, à savoir l'organisation d'un référendum sur tout accord de divorce conclu avec Bruxelles et la mise en place d'une union douanière avec l'UE. Celles-ci avaient bénéficié du soutien de l'opposition travailliste. La proposition d'un modèle "Norvège +", également connue sous le nom de "Common Market 2.0", sera également soumise au vote. Elle préconise le maintien du Royaume-Uni au sein du marché unique, synonyme de liberté de circulation des biens, capitaux, services et personnes, comme la Norvège. Mais en plus, elle réclame une union douanière spécifique avec l'UE, soit une politique de droits de douane et commerciale commune.Les directions du Parti travailliste (245 députés sur 650) et du Parti national écossais (SNP - 35 députés) ont appelé à la soutenir. "Nous voulons rester dans l'UE", a souligné le chef de file des députés du SNP, Ian Blackford. "Mais nous sommes prêts à des compromis pour protéger l'emploi, rester dans le marché unique et l'union douanière, c'est pourquoi nous voterons pour" la motion déposée par le conservateur Nick Boles.La dernière option sélectionnée propose, en cas d'absence d'accord à deux jours du Brexit, de faire voter les députés pour ou contre un "no deal", et, en cas de refus, de renoncer à la sortie de l'Union européenne.Theresa May n'a pas donné de consignes de vote aux députés de sa majorité conservatrice. Mais elle a déjà signifié qu'elle s'opposerait au choix des députés s'il se portait vers le maintien dans le marché unique ou vers une union douanière car Londres perdrait la possibilité de mener une politique commerciale autonome.Ces "votes indicatifs" n'ont pas de valeur contraignante pour l'exécutif. Mais il ne serait pas "viable" pour le gouvernement de les ignorer, a estimé dimanche le ministre de la Justice David Gauke, à un moment où Theresa May a perdu tout semblant d'autorité, aussi bien sur son parti qu'auprès de ses ministres.Evoquant les membres du gouvernement, le "chief whip" Julian Smith, chargé de faire respecter la discipline parlementaire chez les députés conservateurs, a dénoncé sur la BBC ce qu'il considère comme le "pire exemple d'indiscipline de l'histoire politique britannique", dans une rare prise de position publique.Malgré ses trois échecs depuis mi-janvier, Mme May n'a pas renoncé à encore présenter son accord de divorce aux députés s'il a "une chance raisonnable de succès", a déclaré son porte-parole lundi. Elle a convoqué un conseil des ministres exceptionnellement long mardi pour discuter la voie à suivre.Quelle que soit la voie choisie, Theresa May doit divulguer ses plans au prochain sommet européen exceptionnel convoqué pour le 10 avril. Vendredi, elle avait rappelé que l'option "par défaut" était celle d'un Brexit sans accord ("no deal") le 12 avril, redouté par les milieux économiques. La solution alternative consiste à demander un nouveau report, de plus longue durée, mais celui-ci devrait être justifié et obligerait le Royaume-Uni à organiser des élections européennes fin mai.En face, la patience des dirigeants européens est en train de "s'épuiser", a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur la chaîne de télévision italienne Rai 1."Le Brexit est un spectacle lamentable, je le dirai sans aucune diplomatie", a aussi lâché ce week-end Michael Roth, le ministre allemand chargé des Affaires européennes.L'eurodéputé Guy Verhofstadt, référent sur le Brexit au Parlement européen, a quant à lui exhorté lundi les députés britanniques à "trouver un compromis aujourd'hui et arrêter ce chaos", dans un tweet.