"J'ai appris aujourd'hui que le parquet demande ma condamnation, mon incarcération, je ne sais pas pourquoi. En n'importe quel endroit au monde, pour être condamné ou accusé, il faut des preuves. Ici, au Brésil, non", a-t-il lancé à la clôture du sixième congrès du Parti des travailleurs (PT) à Brasilia.

Le parquet général de Curitiba (sud), au coeur de l'opération anti-corruption "Lavage Express", a demandé samedi au juge Sergio Moro qu'il émette une demande d'incarcération contre le leader de la gauche brésilienne, pour corruption et blanchiment. Le juge Moro doit déterminer si Lula, qui a présidé le Brésil de 2003 à 2010, s'est fait offrir un triplex à Guaruja, près de Sao Paulo, par l'entreprise de bâtiment OAS, en échange de son influence pour l'obtention de contrats avec le géant pétrolier national Petrobras.

Devant les délégués, Lula s'est à nouveau défendu en se déclarant victime d'une persécution judiciaire et médiatique destinée à l'empêcher de se présenter à l'élection présidentielle d'octobre 2018, où il est actuellement en tête des intentions de votes.

Le congrès a élu à la tête du PT la sénatrice Gleisi Hoffmann, 51 ans, qui remplace le vétéran Rui Falcao, tandis que les délégués acclamaient Lula aux cris de "Lula président !". "Ce parti est avec vous (Lula), pour le protéger, pour être ensemble sur le chemin de la présidence du Brésil", a lancé la sénatrice, qui fut la chef de cabinet de Dilma Rousseff et est elle-même sous le coup d'une enquête judiciaire dans le cadre de l'énorme scandale Petrobras. "Quand le PT était dirigé par des hommes, il était bien, et maintenant que c'est une femme qui en assume la responsabilité, ils vont voir comment le parti est plus audacieux, plus aguerri", a assuré Lula.

"J'ai appris aujourd'hui que le parquet demande ma condamnation, mon incarcération, je ne sais pas pourquoi. En n'importe quel endroit au monde, pour être condamné ou accusé, il faut des preuves. Ici, au Brésil, non", a-t-il lancé à la clôture du sixième congrès du Parti des travailleurs (PT) à Brasilia. Le parquet général de Curitiba (sud), au coeur de l'opération anti-corruption "Lavage Express", a demandé samedi au juge Sergio Moro qu'il émette une demande d'incarcération contre le leader de la gauche brésilienne, pour corruption et blanchiment. Le juge Moro doit déterminer si Lula, qui a présidé le Brésil de 2003 à 2010, s'est fait offrir un triplex à Guaruja, près de Sao Paulo, par l'entreprise de bâtiment OAS, en échange de son influence pour l'obtention de contrats avec le géant pétrolier national Petrobras. Devant les délégués, Lula s'est à nouveau défendu en se déclarant victime d'une persécution judiciaire et médiatique destinée à l'empêcher de se présenter à l'élection présidentielle d'octobre 2018, où il est actuellement en tête des intentions de votes. Le congrès a élu à la tête du PT la sénatrice Gleisi Hoffmann, 51 ans, qui remplace le vétéran Rui Falcao, tandis que les délégués acclamaient Lula aux cris de "Lula président !". "Ce parti est avec vous (Lula), pour le protéger, pour être ensemble sur le chemin de la présidence du Brésil", a lancé la sénatrice, qui fut la chef de cabinet de Dilma Rousseff et est elle-même sous le coup d'une enquête judiciaire dans le cadre de l'énorme scandale Petrobras. "Quand le PT était dirigé par des hommes, il était bien, et maintenant que c'est une femme qui en assume la responsabilité, ils vont voir comment le parti est plus audacieux, plus aguerri", a assuré Lula.