M. Velez, philosophe d'origine colombienne ardent défenseur d'idées ultra-conservatrices, était sur la sellette depuis des semaines, en raison de couacs à répétition qui ont entraîné la démission d'une vingtaine de hauts fonctionnaires du ministère.

Il a été remplacé par l'économiste Abraham Weintraub, lui aussi professeur d'université, qui était le numéro 2 du ministère de la Casa Civil, un portefeuille clé pour la coordination des actions du gouvernement.

Comme son prédécesseur, le nouveau ministre de l'Education est considéré comme un disciple du très controversé Olavo de Carvalho, écrivain brésilien installé aux Etats-Unis et supposé "gourou" idéologique de Jair Bolsonaro.

"Je remercie le professeur Vélez pour les services rendus", a simplement déclaré le président Bolsonaro sur Twitter, après une brève présentation du nouveau ministre.

Dans un entretien paru jeudi dernier dans le quotidien économique Valor, M. Vélez avait affirmé que le régime militaire qui a sévi de 1964 à 1985 au Brésil n'était pas une dictature, mais un "régime démocratique musclé (...) nécessaire" pour éviter que le pays bascule dans le communisme. Il avait en outre manifesté son intention de modifier les livres scolaires "de manière à ce que les enfants puissent avoir une idée véridique, réelle, de leur histoire". Une vision considérée comme négationniste par la grande majorité des historiens, mais partagée par le président Bolsonaro, ex-militaire qui n'a jamais caché sa nostalgie pour les "années de plomb" de la dictature.

Selon un rapport rendu public en 2014 par la Commission nationale de la vérité, 434 assassinats ont été perpétrés au cours des 21 ans de régime militaire, sans compter les centaines de détentions arbitraires et cas de torture d'opposants.

Le 18 février, Jair Bolsonaro avait déjà limogé le ministre du Secrétariat général de la présidence Gustavo Bebianno, éclaboussé par une affaire de candidatures fantômes du Parti social-libéral (PSL), la formation du président, dans l'unique but de profiter de financements publics.

M. Velez, philosophe d'origine colombienne ardent défenseur d'idées ultra-conservatrices, était sur la sellette depuis des semaines, en raison de couacs à répétition qui ont entraîné la démission d'une vingtaine de hauts fonctionnaires du ministère. Il a été remplacé par l'économiste Abraham Weintraub, lui aussi professeur d'université, qui était le numéro 2 du ministère de la Casa Civil, un portefeuille clé pour la coordination des actions du gouvernement. Comme son prédécesseur, le nouveau ministre de l'Education est considéré comme un disciple du très controversé Olavo de Carvalho, écrivain brésilien installé aux Etats-Unis et supposé "gourou" idéologique de Jair Bolsonaro. "Je remercie le professeur Vélez pour les services rendus", a simplement déclaré le président Bolsonaro sur Twitter, après une brève présentation du nouveau ministre. Dans un entretien paru jeudi dernier dans le quotidien économique Valor, M. Vélez avait affirmé que le régime militaire qui a sévi de 1964 à 1985 au Brésil n'était pas une dictature, mais un "régime démocratique musclé (...) nécessaire" pour éviter que le pays bascule dans le communisme. Il avait en outre manifesté son intention de modifier les livres scolaires "de manière à ce que les enfants puissent avoir une idée véridique, réelle, de leur histoire". Une vision considérée comme négationniste par la grande majorité des historiens, mais partagée par le président Bolsonaro, ex-militaire qui n'a jamais caché sa nostalgie pour les "années de plomb" de la dictature. Selon un rapport rendu public en 2014 par la Commission nationale de la vérité, 434 assassinats ont été perpétrés au cours des 21 ans de régime militaire, sans compter les centaines de détentions arbitraires et cas de torture d'opposants. Le 18 février, Jair Bolsonaro avait déjà limogé le ministre du Secrétariat général de la présidence Gustavo Bebianno, éclaboussé par une affaire de candidatures fantômes du Parti social-libéral (PSL), la formation du président, dans l'unique but de profiter de financements publics.