Des images de l'AFPTV montrent un groupe de prisonniers déployant des drapeaux sur le toit délabré du plus grand centre pénitencier de l'État de Rio Grande do Norte, alors que les forces de l'ordre étaient parvenues à reprendre le contrôle des lieux dimanche.

Vers 11h00 locales (15h00 GMT), une cinquantaine de policiers d'élite sont entrés à nouveau dans la prison pour tenter d'éviter un nouvel épisode de violence dans cette guerre sanglante entre factions criminelles pour le contrôle du trafic de cocaïne.

Le bilan depuis le début de l'année est déjà extrêmement lourd, avec 115 morts dans des prisons brésiliennes, la plupart dans des conditions atroces, décapités ou éviscérés.

À Natal, les violences ont commencé samedi soir et on duré près de 14 heures.

Symbole du problème de surpopulation qui touche les prisons brésiliennes, le pénitencier d'Alcaçuz accueille 1.083 détenus pour une capacité de 620 places, selon l'administration de l'Etat de Rio Grande do Norte.

Au niveau national, le taux d'occupation est de 167% par rapport à la capacité officielle des prisons, selon les derniers chiffres du ministère de la Justice.

Deux autres massacres de grande ampleur ont été perpétrés en tout début d'année au nord du Brésil, avec 56 morts le 1er janvier dans une prison de Manaus, en Amazonie et 33 autres dans l'État de Roraima.