"Le Trump britannique", titre le quotidien réformateur Sazandégui, qui fait sa une avec une photo pleine page de M. Johnson peu à son avantage.

Sous le titre "Imiter Trump", le journal réformateur Jam-é Jam publie un photomontage montrant l'ombre du président américain se dessiner derrière le nouveau chef de file des conservateurs britanniques .

"Elu par les radicaux" titre Etémad (réformateur), dont l'éditorial prédit que M. Johnson ne durera pas longtemps au 10, Downing Street.

Ressalat (ultraconservateur) publie en première page un dessin présentant M. Johnson comme un majordome britannique faisant des courbettes au côté d'un Donald Trump assis à son bureau et lui donnant une tape sur le crâne.

"La bande des B compte désormais cinq membres", écrit le journal en faisant référence à une expression forgée par le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif.

Selon M. Zarif, cette "bande des B" regroupe le conseiller à la sécurité nationale américain John Bolton, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et les princes héritiers d'Arabie saoudite et d'Abou Dhabi, Mohammed ben Salmane et Mohammed ben Zayed, tous partisans d'une ligne dure contre l'Iran.

M. Johnson doit prendre ses fonctions dans une période de crise aiguë entre Londres et Téhéran, sur fond de saisie réciproque de pétroliers.

L'Iran a en effet arraisonné vendredi dans le détroit d'Ormuz le Stena Impero, pétrolier suédois battant pavillon britannique, 15 jours après l'arraisonnement d'un navire-citerne iranien par les autorités britanniques au large de Gibraltar.

Tout en félicitant M. Johnson pour ses nouvelles fonctions, M. Zarif lui a adressé un avertissement mardi sur Twitter en rappelant la détermination de l'Iran à protéger les eaux du Golfe.

Londres envisage de mettre en place une "mission de protection maritime dirigée par les Européens" dans ce bras de mer d'une importance stratégique pour l'approvisionnement en pétrole de la planète.