"Il a été décidé de lancer des enquêtes contre 592 anciens responsables de l'exécutif du précédent gouvernement", a déclaré Mathias Kutsch, directeur de l'unité de Lutte contre la corruption au ministère de la Justice. "Il s'agit d'identifier qui sont les personnes qui ont commis des délits de corruption, ont détourné de l'argent public et l'ont transféré à l'étranger."

Selon M. Kutsch, les procédures visent "le président (Evo Morales), le vice-président (Alvaro Garcia), les anciens ministres et vice-ministres, chefs de cabinet" et responsables "actuellement réfugiés à l'étranger". Outre l'ex-chef de l'Etat, réfugié en Argentine, de nombreux anciens membres de l'exécutif ont pris le chemin de l'exil. Une dizaine d'entre eux, dont l'ex-bras droit d'Evo Morales, Juan Ramon Quintana, ont trouvé refuge dans la résidence diplomatique mexicaine à La Paz.

Parallèlement, le ministre de l'Intérieur, Arturo Murillo, a annoncé que les autorités boliviennes avaient demandé l'activation d'un "mandat d'arrêt international" contre M. Morales pour l'empêcher de participer à un forum sur les droits de l'homme au Chili.

Evo Morales (2006-2019) est sous le coup, depuis le 18 décembre, d'un mandat d'arrêt émis par le parquet bolivien, dans le cadre d'une enquête pour sédition et terrorisme. Premier président indigène de Bolivie, il a démissionné le 10 novembre après avoir été lâché par la police et par l'armée, sous la pression de manifestations de l'opposition qui considérait comme frauduleuse sa réélection fin octobre pour un quatrième mandat dès le premier tour.

M. Morales affirme avoir été victime d'un "coup d'Etat" soutenu par les Etats-Unis et par l'Organisation des Etats américains (OEA).

"Il a été décidé de lancer des enquêtes contre 592 anciens responsables de l'exécutif du précédent gouvernement", a déclaré Mathias Kutsch, directeur de l'unité de Lutte contre la corruption au ministère de la Justice. "Il s'agit d'identifier qui sont les personnes qui ont commis des délits de corruption, ont détourné de l'argent public et l'ont transféré à l'étranger." Selon M. Kutsch, les procédures visent "le président (Evo Morales), le vice-président (Alvaro Garcia), les anciens ministres et vice-ministres, chefs de cabinet" et responsables "actuellement réfugiés à l'étranger". Outre l'ex-chef de l'Etat, réfugié en Argentine, de nombreux anciens membres de l'exécutif ont pris le chemin de l'exil. Une dizaine d'entre eux, dont l'ex-bras droit d'Evo Morales, Juan Ramon Quintana, ont trouvé refuge dans la résidence diplomatique mexicaine à La Paz. Parallèlement, le ministre de l'Intérieur, Arturo Murillo, a annoncé que les autorités boliviennes avaient demandé l'activation d'un "mandat d'arrêt international" contre M. Morales pour l'empêcher de participer à un forum sur les droits de l'homme au Chili. Evo Morales (2006-2019) est sous le coup, depuis le 18 décembre, d'un mandat d'arrêt émis par le parquet bolivien, dans le cadre d'une enquête pour sédition et terrorisme. Premier président indigène de Bolivie, il a démissionné le 10 novembre après avoir été lâché par la police et par l'armée, sous la pression de manifestations de l'opposition qui considérait comme frauduleuse sa réélection fin octobre pour un quatrième mandat dès le premier tour. M. Morales affirme avoir été victime d'un "coup d'Etat" soutenu par les Etats-Unis et par l'Organisation des Etats américains (OEA).