Un peu plus d'un an que ça dure. L'éclaircie semble encore loin pour l'avionneur Boeing. Le 28 octobre 2018, un de ses appareils, un Boeing 737 Max de la compagnie Lion Air, s'écrasait au large de l'Indonésie, faisant 189 morts. Moins de cinq mois plus tard, un appareil similaire de la compagnie Ethiopian Airlines, qui effectuait la liaison Nairobi-Addis Abeba, connaissait le même sort. Quelque 157 personnes avaient péri dans l'accident. Très vite, il est apparu que ces deux catastrophes aériennes avaient la même origine : le MCAS, un système automatique censé empêcher l'avion de partir en piqué. Le manuel de vol de l'avion ne comprenait pas d'informations sur le sujet. Et les pilotes n'étaient pas non plus formés pour réagir adéquatement en cas de dysfonctionnement du système. La FAA (agence fédérale américaine de l'aviation), accusée d'avoir mal évalué le MCAS avant d'autoriser les 737 Max à voler, a à son tour accusé Boeing de lui avoir caché certaines informations capitales sur les défaillances du système antipiqué.

Depuis la mi-mars, donc, tous les Boeing 747 Max sont cloués au sol, interdits de vol. L'avionneur américain fait des pieds et des mains pour rassurer la planète aéronautique. Le système MCAS a été modifié ; les manuels destinés aux équipage ont été mis à jour et la formation des pilotes, repensée. Mais sans le feu vert de la FAA, qui se fait attendre, point de salut.

Boeing tablait sur une reprise des vols en octobre ? Ce n'est pas le cas. Le constructeur continue à produire ses avions vedettes, à hauteur de 42 par mois. Mais faute de pouvoir les livrer, il est contraint de les stocker, ce qui lui coûte cher, de l'ordre de 8 milliards de dollars, indemnisation des compagnies aériennes comprises. Ses comptes plongent, tandis que certaines compagnies annulent leurs commandes. Tout profit pour le principal concurrent de Boeing, Airbus, qui livrera cette année davantage d'appareils que son rival, pour la première fois depuis 2011. A la suite de cette crise, les régulateurs européens et moyen-orientaux ont décidé d'effectuer des contrôles d'homologation indépendants pour le prochain appareil de Boeing. La leçon est tirée...

Un peu plus d'un an que ça dure. L'éclaircie semble encore loin pour l'avionneur Boeing. Le 28 octobre 2018, un de ses appareils, un Boeing 737 Max de la compagnie Lion Air, s'écrasait au large de l'Indonésie, faisant 189 morts. Moins de cinq mois plus tard, un appareil similaire de la compagnie Ethiopian Airlines, qui effectuait la liaison Nairobi-Addis Abeba, connaissait le même sort. Quelque 157 personnes avaient péri dans l'accident. Très vite, il est apparu que ces deux catastrophes aériennes avaient la même origine : le MCAS, un système automatique censé empêcher l'avion de partir en piqué. Le manuel de vol de l'avion ne comprenait pas d'informations sur le sujet. Et les pilotes n'étaient pas non plus formés pour réagir adéquatement en cas de dysfonctionnement du système. La FAA (agence fédérale américaine de l'aviation), accusée d'avoir mal évalué le MCAS avant d'autoriser les 737 Max à voler, a à son tour accusé Boeing de lui avoir caché certaines informations capitales sur les défaillances du système antipiqué. Depuis la mi-mars, donc, tous les Boeing 747 Max sont cloués au sol, interdits de vol. L'avionneur américain fait des pieds et des mains pour rassurer la planète aéronautique. Le système MCAS a été modifié ; les manuels destinés aux équipage ont été mis à jour et la formation des pilotes, repensée. Mais sans le feu vert de la FAA, qui se fait attendre, point de salut. Boeing tablait sur une reprise des vols en octobre ? Ce n'est pas le cas. Le constructeur continue à produire ses avions vedettes, à hauteur de 42 par mois. Mais faute de pouvoir les livrer, il est contraint de les stocker, ce qui lui coûte cher, de l'ordre de 8 milliards de dollars, indemnisation des compagnies aériennes comprises. Ses comptes plongent, tandis que certaines compagnies annulent leurs commandes. Tout profit pour le principal concurrent de Boeing, Airbus, qui livrera cette année davantage d'appareils que son rival, pour la première fois depuis 2011. A la suite de cette crise, les régulateurs européens et moyen-orientaux ont décidé d'effectuer des contrôles d'homologation indépendants pour le prochain appareil de Boeing. La leçon est tirée...