Frappes israéliennes contre roquettes palestiniennes: la spirale de la violence est de retour et, mercredi matin, les sirènes d'alerte ont retenti dans plusieurs villes israéliennes aux alentours de Gaza, dont Ashkelon, après de nouveaux tirs de roquettes qui ont précipité dans la foulée des bombardements israéliens sur l'enclave.

Ces frappes israéliennes ont fait jusqu'à présent huitmorts, dont des membres des forces al-Qods, la branche armée du Djihad islamique, selon ce dernier. Cela porte à 18 le nombre de Palestiniens tués depuis mardi dans des opérations israéliennes visant le groupe armé, en incluant un commandant de l'organisation et son épouse.

Mardi vers 04H00 du matin, l'armée et les services de renseignement intérieur (Shin Beth) israélien avaient mené une opération ciblée contre ce haut commandant du Djihad islamique, Baha Abou al-Ata, et son épouse Asma, dans leur appartement du nord-est de la bande de Gaza.

Le Djihad islamique, groupe armé présent à Gaza mais ne contrôlant pas l'enclave --celle-ci est aux mains du Hamas, un autre mouvement islamiste--, a lancé dans la foulée un barrage de roquettes sur Israël, sans faire de mort.

Depuis mardi, au moins 250 roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël, selon le dernier bilan de l'armée israélienne, qui a dit avoir intercepté 90% de ces projectiles grâce à son système antimissile "Iron Dome".

Une roquette a endommagé une maison, une autre une usine, et une autre encore a frappé une autoroute, passant à quelques mètres de foudroyer des voitures en circulation.

Mardi, des écoles, collèges, universités et autres institutions publiques avaient été fermés jusqu'à Tel-Aviv, la métropole économique, située à environ 70 kilomètres de Gaza. Mercredi, tous les établissements publics le sont restés dans un rayon de 40 km autour de l'enclave palestinienne.