L'explosion s'est produite dans une zone où la circulation est très dense en raison d'un poste de sécurité et d'un centre des impôts.

"Le nombre de morts (...) continue d'augmenter, nous avons maintenant 78 morts et 125 blessés", a déclaré à l'AFP le directeur du service privé d'ambulances Aamin Ambulance, Abdukadir Abdirahman Haji.

De nombreux étudiants figurent parmi les personnes tuées dans l'attentat, le bus dans lequel ils se trouvaient ayant été touché par l'explosion.

Un responsable policier, Ibrahim Mohamed, a qualifié l'explosion de "dévastatrice". Les blessés ont été emmenés sur des civières du site jonché de débris tordus et calcinés de véhicules touchés par l'explosion.

"Cela a été dévastateur parce qu'il y avait beaucoup de monde, notamment des lycéens dans des bus", a raconté un témoin, Muhibo Ahmed.

"Tout ce que j'ai pu voir, ce sont des corps éparpillés, certains brûlés au point d'être méconnaissables", a déclaré une autre personne présente, Sakariye Abdukadir.

Le président somalien Mohamed Abdullahi Farmaajo a condamné l'attaque dans des déclarations diffusées par l'agence nationale de presse SONNA.

"Cet ennemi s'emploie à mettre en oeuvre la volonté destructrice du terrorisme international, ils n'ont jamais fait quoi que ce soit de positif pour notre pays, ils n'ont pas fait de route, jamais construit d'hôpitaux ni d'établissements d'éducation", a-t-il déclaré. "Tout ce qu'ils font, c'est détruire et tuer, et (les Somaliens) le savent bien".

Deux ressortissants turcs, qui seraient des ingénieurs en bâtiment, figurent également parmi les morts, a précisé le policier Imbrahim Mohamed.

"On ignore encore s'il s'agissait de passants ou s'ils séjournaient dans la zone", a-t-il dit.

Le ministère turc de la Défense a indiqué sur Twitter avoir envoyé un avion militaire "chargé d'équipement (...) afin d'apporter une aide d'urgence à nos frères somaliens blessés dans la méprisable attaque terroriste en Somalie".

A Ankara, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Çavuşoglu a confirmé que deux ressortissants turcs "avaient perdu la vie dans l'attentat terroriste haineux perpétré à Mogadiscio".

Le maire de Mogadiscio, Omar Mohamud Mohamed, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'on ignorait encore le nombre précis de morts.

"Nous confirmerons plus tard le nombre exact de morts mais il sera important. La plupart des morts sont des étudiants innocents et d'autres civils", a-t-il dit.

- Attentats en série -

L'attentat, qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, survient dans un contexte marqué par de multiples actions meurtrières des islamistes shebab affiliés à Al-Qaïda.

Ces insurgés ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils. On estime qu'ils comptent entre 5 et 9.000 combattants dans leurs rangs.

Il y a deux semaines, les shebab avaient attaqué un hôtel de la capitale fréquenté par des responsables politiques, des officiers et des diplomates.

Depuis 2015, on a dénombré 13 attentats en Somalie dont le bilan égale ou dépasse les 20 morts, dont onze à Mogadiscio, selon un comptage de l'AFP.

Tous ont été commis à la voiture piégée.

L'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Somalie s'est produit en octobre 2017 où 512 personnes avaient été tuées et quelque 295 blessées par l'explosion d'un camion piégé à Mogadiscio.

Six ans plus tôt, un attentat suicide au camion piégé visant un complexe ministériel avait fait au moins 82 morts et 120 blessés, le premier revendiqué par les shebab depuis leur retrait forcé en août de Mogadiscio.

Présents en Somalie, les États-Unis y ont intensifié depuis avril 2017 leurs frappes aériennes après l'extension, par le président Donald Trump, des pouvoirs donnés à l'armée américaine pour lancer des opérations antiterroristes, par voie aérienne ou terrestre.

En avril, le commandement militaire américain pour l'Afrique avait annoncé avoir tué 800 personnes en 110 attaques aériennes depuis avril 2017 dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

L'explosion s'est produite dans une zone où la circulation est très dense en raison d'un poste de sécurité et d'un centre des impôts."Le nombre de morts (...) continue d'augmenter, nous avons maintenant 78 morts et 125 blessés", a déclaré à l'AFP le directeur du service privé d'ambulances Aamin Ambulance, Abdukadir Abdirahman Haji.De nombreux étudiants figurent parmi les personnes tuées dans l'attentat, le bus dans lequel ils se trouvaient ayant été touché par l'explosion.Un responsable policier, Ibrahim Mohamed, a qualifié l'explosion de "dévastatrice". Les blessés ont été emmenés sur des civières du site jonché de débris tordus et calcinés de véhicules touchés par l'explosion."Cela a été dévastateur parce qu'il y avait beaucoup de monde, notamment des lycéens dans des bus", a raconté un témoin, Muhibo Ahmed."Tout ce que j'ai pu voir, ce sont des corps éparpillés, certains brûlés au point d'être méconnaissables", a déclaré une autre personne présente, Sakariye Abdukadir.Le président somalien Mohamed Abdullahi Farmaajo a condamné l'attaque dans des déclarations diffusées par l'agence nationale de presse SONNA."Cet ennemi s'emploie à mettre en oeuvre la volonté destructrice du terrorisme international, ils n'ont jamais fait quoi que ce soit de positif pour notre pays, ils n'ont pas fait de route, jamais construit d'hôpitaux ni d'établissements d'éducation", a-t-il déclaré. "Tout ce qu'ils font, c'est détruire et tuer, et (les Somaliens) le savent bien".Deux ressortissants turcs, qui seraient des ingénieurs en bâtiment, figurent également parmi les morts, a précisé le policier Imbrahim Mohamed."On ignore encore s'il s'agissait de passants ou s'ils séjournaient dans la zone", a-t-il dit. Le ministère turc de la Défense a indiqué sur Twitter avoir envoyé un avion militaire "chargé d'équipement (...) afin d'apporter une aide d'urgence à nos frères somaliens blessés dans la méprisable attaque terroriste en Somalie".A Ankara, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Çavuşoglu a confirmé que deux ressortissants turcs "avaient perdu la vie dans l'attentat terroriste haineux perpétré à Mogadiscio". Le maire de Mogadiscio, Omar Mohamud Mohamed, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'on ignorait encore le nombre précis de morts."Nous confirmerons plus tard le nombre exact de morts mais il sera important. La plupart des morts sont des étudiants innocents et d'autres civils", a-t-il dit.- Attentats en série -L'attentat, qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, survient dans un contexte marqué par de multiples actions meurtrières des islamistes shebab affiliés à Al-Qaïda.Ces insurgés ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils. On estime qu'ils comptent entre 5 et 9.000 combattants dans leurs rangs.Il y a deux semaines, les shebab avaient attaqué un hôtel de la capitale fréquenté par des responsables politiques, des officiers et des diplomates.Depuis 2015, on a dénombré 13 attentats en Somalie dont le bilan égale ou dépasse les 20 morts, dont onze à Mogadiscio, selon un comptage de l'AFP.Tous ont été commis à la voiture piégée.L'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Somalie s'est produit en octobre 2017 où 512 personnes avaient été tuées et quelque 295 blessées par l'explosion d'un camion piégé à Mogadiscio.Six ans plus tôt, un attentat suicide au camion piégé visant un complexe ministériel avait fait au moins 82 morts et 120 blessés, le premier revendiqué par les shebab depuis leur retrait forcé en août de Mogadiscio.Présents en Somalie, les États-Unis y ont intensifié depuis avril 2017 leurs frappes aériennes après l'extension, par le président Donald Trump, des pouvoirs donnés à l'armée américaine pour lancer des opérations antiterroristes, par voie aérienne ou terrestre.En avril, le commandement militaire américain pour l'Afrique avait annoncé avoir tué 800 personnes en 110 attaques aériennes depuis avril 2017 dans ce pays de la Corne de l'Afrique.