Le multimillionnaire a déclaré sur la chaîne CNBC "ne pas bien comprendre pourquoi" des fonctionnaires fédéraux, dont certains ne perçoivent aucun salaire depuis plus d'un mois, ont recours à des soupes populaires ou à des banques alimentaires. Ils pourraient, selon lui, obtenir des prêts à des taux d'intérêt bas. "Il n'y pas de bonne excuse pour parler de crise de trésorerie" dans les foyers touchés, a ajouté ce proche de Donald Trump sur un ton docte.

Ces déclarations ont valu à M. Ross d'être comparé à la reine de France Marie-Antoinette par les deux chefs des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi et Chuck Schumer. Ils ont fait une analogie avec la fameuse phrase attribuée à Marie-Antoinette pendant la disette de 1789: "S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche!"

"Ces propos sont effroyables et illustrent l'indifférence cruelle du gouvernement à l'égard des employés fédéraux", a commenté M. Schumer. Mme Pelosi a évoqué elle l'attitude de "fils à papa" de Wilbur Ross.

Les commentaires du secrétaire d'Etat au Commerce ont rapidement figuré en haut des sujets les plus débattus jeudi sur Twitter.

- "Des vacances" -

L'insistance du président Trump à réclamer 5,7 milliards pour financer un mur à la frontière sud des Etats-Unis, et la détermination des démocrates à ne pas céder, empêche depuis le 22 décembre l'adoption d'un budget fédéral.

En conséquence, environ 800.000 fonctionnaires fédéraux américains --dont certains continuent de travailler-- s'apprêtent cette semaine à voir leur paie bimensuelle non versée, pour la seconde fois.

Leurs salaires seront payés rétroactivement, mais en attendant, ils sont sans ressources et certains ont commencé à chercher des petits boulots d'appoint. Des centaines de milliers de contractuels sont également au chômage technique et ne recevront, eux, aucune compensation.

"Certains d'entre nous ne peuvent plus payer l'essence pour aller au travail, pour faire garder les enfants...", a confié jeudi Rachael Abraham, une agente chargée de la sécurité dans les aéroports et donc obligée de travailler même sans être payée, son poste étant jugé essentiel.

Les témoignages de ce genre sont légion dans les médias américains, mais ne semblent pas émouvoir l'administration Trump.

Le président du groupe des conseillers économiques de la Maison Blanche, Kevin Hassett, a même estimé début janvier que le "shutdown" offrait "des vacances" aux fonctionnaires fédéraux sans qu'ils aient à poser de jours de congé.

- "De grands patriotes" -

Un brin plus sensible, la belle-fille de Donald Trump a, elle, reconnu que c'était "un peu douloureux" pour certaines familles de payer les factures, les emprunts, les loyers... "Ce n'est pas juste, mais ce qui se joue est beaucoup plus important que n'importe quelle personne", a ajouté Lara Trump sur la chaîne digitale Bold TV.

Quant au président, il évite au maximum d'aborder le sujet, ou minimise l'impact du "shutdown". Pressé par les journalistes, le magnat de l'immobilier avait concédé le 6 janvier "comprendre" les difficultés des fonctionnaires, tout en ajoutant : "Je suis sûr que les gens (...) vont faire les ajustements" nécessaires.

En d'autres occasions, il a retourné la perspective, assurant que les fonctionnaires le soutiennent et se "sacrifient" pour leur pays. "A tous les gens formidables qui travaillent dur pour notre pays et ne sont pas payés je veux dire MERCI - VOUS ETES DE GRANDS PATRIOTES", a-t-il ainsi tweeté dimanche.

Au tout début de la crise, il avait livré dans un tweet une possible explication à sa relative indifférence: "La plupart des personnes qui ne sont pas payées sont des démocrates..."

La capitale fédérale, où vivent de nombreux fonctionnaires, vote effectivement majoritairement démocrate. Et une analyse du Washington Post a suggéré que les fonctionnaires avaient privilégié les candidats démocrates lors des élections législatives de novembre 2018.

Le multimillionnaire a déclaré sur la chaîne CNBC "ne pas bien comprendre pourquoi" des fonctionnaires fédéraux, dont certains ne perçoivent aucun salaire depuis plus d'un mois, ont recours à des soupes populaires ou à des banques alimentaires. Ils pourraient, selon lui, obtenir des prêts à des taux d'intérêt bas. "Il n'y pas de bonne excuse pour parler de crise de trésorerie" dans les foyers touchés, a ajouté ce proche de Donald Trump sur un ton docte.Ces déclarations ont valu à M. Ross d'être comparé à la reine de France Marie-Antoinette par les deux chefs des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi et Chuck Schumer. Ils ont fait une analogie avec la fameuse phrase attribuée à Marie-Antoinette pendant la disette de 1789: "S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche!""Ces propos sont effroyables et illustrent l'indifférence cruelle du gouvernement à l'égard des employés fédéraux", a commenté M. Schumer. Mme Pelosi a évoqué elle l'attitude de "fils à papa" de Wilbur Ross.Les commentaires du secrétaire d'Etat au Commerce ont rapidement figuré en haut des sujets les plus débattus jeudi sur Twitter.- "Des vacances" -L'insistance du président Trump à réclamer 5,7 milliards pour financer un mur à la frontière sud des Etats-Unis, et la détermination des démocrates à ne pas céder, empêche depuis le 22 décembre l'adoption d'un budget fédéral.En conséquence, environ 800.000 fonctionnaires fédéraux américains --dont certains continuent de travailler-- s'apprêtent cette semaine à voir leur paie bimensuelle non versée, pour la seconde fois. Leurs salaires seront payés rétroactivement, mais en attendant, ils sont sans ressources et certains ont commencé à chercher des petits boulots d'appoint. Des centaines de milliers de contractuels sont également au chômage technique et ne recevront, eux, aucune compensation."Certains d'entre nous ne peuvent plus payer l'essence pour aller au travail, pour faire garder les enfants...", a confié jeudi Rachael Abraham, une agente chargée de la sécurité dans les aéroports et donc obligée de travailler même sans être payée, son poste étant jugé essentiel.Les témoignages de ce genre sont légion dans les médias américains, mais ne semblent pas émouvoir l'administration Trump.Le président du groupe des conseillers économiques de la Maison Blanche, Kevin Hassett, a même estimé début janvier que le "shutdown" offrait "des vacances" aux fonctionnaires fédéraux sans qu'ils aient à poser de jours de congé.- "De grands patriotes" -Un brin plus sensible, la belle-fille de Donald Trump a, elle, reconnu que c'était "un peu douloureux" pour certaines familles de payer les factures, les emprunts, les loyers... "Ce n'est pas juste, mais ce qui se joue est beaucoup plus important que n'importe quelle personne", a ajouté Lara Trump sur la chaîne digitale Bold TV.Quant au président, il évite au maximum d'aborder le sujet, ou minimise l'impact du "shutdown". Pressé par les journalistes, le magnat de l'immobilier avait concédé le 6 janvier "comprendre" les difficultés des fonctionnaires, tout en ajoutant : "Je suis sûr que les gens (...) vont faire les ajustements" nécessaires. En d'autres occasions, il a retourné la perspective, assurant que les fonctionnaires le soutiennent et se "sacrifient" pour leur pays. "A tous les gens formidables qui travaillent dur pour notre pays et ne sont pas payés je veux dire MERCI - VOUS ETES DE GRANDS PATRIOTES", a-t-il ainsi tweeté dimanche.Au tout début de la crise, il avait livré dans un tweet une possible explication à sa relative indifférence: "La plupart des personnes qui ne sont pas payées sont des démocrates..." La capitale fédérale, où vivent de nombreux fonctionnaires, vote effectivement majoritairement démocrate. Et une analyse du Washington Post a suggéré que les fonctionnaires avaient privilégié les candidats démocrates lors des élections législatives de novembre 2018.