"On m'a proposé une place sur le bateau de course Malizia II. Nous traverserons mi-août l'océan Atlantique du Royaume-Uni jusqu'à New-York", a écrit sur les réseaux sociaux cette adolescente suédoise de 16 ans.

Le bateau, dirigé par le skipper allemand Boris Herrmann et le fondateur monégasque de l'équipe Malizia, Pierre Casiraghi, hissera pour l'occasion une voile barrée du slogan "#Fridays for future" ("Les vendredis pour l'avenir"), du nom du mouvement lancé de la jeune militante. "Après des mois de recherche et de réflexion sur les différentes options concernant son voyage, Greta traversera l'Atlantique à bord d'un voilier de course zéro carbone, le Malizia II, construit en 2015, équipé de panneaux solaires et de turbines sous-marines permettant de produire de l'électricité sur le bateau", a déclaré Boris Herrmann sur son site internet.

Greta Thunberg, qui refuse de prendre l'avion "à cause du climat", s'était rendue en janvier dernier en train de Stockholm au Forum économique mondial de Davos en Suisse, un périple de 32 heures. La jeune fille est attendue sur le continent américain dans le cadre d'une série de rencontres sur le thème du climat, un voyage qui doit durer plusieurs mois. "J'ai décidé d'essayer de prendre une année sabbatique et de voyager dans différents endroits, par exemple du nord au sud de l'Amérique où j'ai reçu plusieurs invitations pour assister à des sommets", avait-elle confié à l'AFPTV en juin. Le porte-parole de Greta Thunberg n'était pas joignable lundi après-midi pour confirmer l'itinéraire qu'elle empruntera.

L'adolescente doit également se rendre à la COP25 au Chili en décembre, un voyage confirmé plus tôt dans l'année par son entourage. Aux Etats-Unis, il s'agira du premier déplacement de la jeune fille sur le sol américain depuis le lancement de son mouvement "Fridays For Future".

La Suédoise a commencé l'été dernier son action en solitaire, s'installant tous les vendredis devant le Parlement à Stockholm pour demander aux élus d'en faire plus contre le changement climatique. Quelques mois plus tard, de Sydney à Bruxelles, de Berlin à La Haye ou à Londres, des milliers de collégiens et de lycéens répondent à son appel hebdomadaire à la grève pour le climat en défilant dans les rues.