Le parquet de Paris a confié à des juges d'instruction du pôle financier l'enquête, ouverte le 15 décembre, pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé, a-t-on précisé de même source.

Elle fait suite à une enquête préliminaire conduite depuis mars 2015 par le parquet, qui avait la possibilité de classer l'affaire sans suite, ordonner un procès ou saisir les juges d'instruction, une démarche classique lorsque les investigations s'annoncent délicates.

Le parquet de Paris avait été saisi par le Parlement européen qui s'interrogeait sur les conditions dans lesquelles étaient employés et payés 20 assistants parlementaires d'élus du Front national, car leurs noms apparaissaient aussi sur le dernier organigramme du parti en France.

Ces doubles inscriptions laissaient supposer que les personnes pouvaient être affectées à d'autres tâches que celles du Parlement, en étant rémunérées par les fonds européens.

"On ne peut pas être payé par le Parlement européen et travailler pour un parti", avait résumé le président de l'organisme législatif de l'UE, le socialiste Martin Schulz, après que la patronne du FN, Marine Le Pen, eut dénoncé une "vaste manipulation politique".

Cette dernière a fustigé jeudi la décision de saisir les juges, révélée à quatre mois de l'élection présidentielle en France.

"En pleine campagne électorale, (...) cela révèle clairement un agenda strictement politique. Les vieilles méthodes politiciennes de persécution des opposants ont la peau dure", a réagi auprès de l'AFP Mme Le Pen, candidate de son parti à la présidentielle de 2017.

En parallèle, l'organisme antifraude de l'Union européenne (Olaf) a mené ses propres investigations et a demandé en août au Parlement européen de recouvrer 339.946 euros auprès de Marine Le Pen, une somme correspondant aux salaires versés à deux de ses assistants parlementaires, sur la période 2010-2016. L'avocat de Marine Le Pen avait annoncé un recours.

Le Parlement européen a aussi réclamé 320.000 euros à Jean-Marie Le Pen, lui aussi élu à Bruxelles et à Strasbourg, pour les années 2009-2014.

Le FN a déjà été renvoyé en procès, ainsi que deux de ses cadres, dans une affaire de financement de ses législatives en 2012. Le procès n'a pas encore eu lieu.

Le parquet de Paris a confié à des juges d'instruction du pôle financier l'enquête, ouverte le 15 décembre, pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé, a-t-on précisé de même source. Elle fait suite à une enquête préliminaire conduite depuis mars 2015 par le parquet, qui avait la possibilité de classer l'affaire sans suite, ordonner un procès ou saisir les juges d'instruction, une démarche classique lorsque les investigations s'annoncent délicates.Le parquet de Paris avait été saisi par le Parlement européen qui s'interrogeait sur les conditions dans lesquelles étaient employés et payés 20 assistants parlementaires d'élus du Front national, car leurs noms apparaissaient aussi sur le dernier organigramme du parti en France.Ces doubles inscriptions laissaient supposer que les personnes pouvaient être affectées à d'autres tâches que celles du Parlement, en étant rémunérées par les fonds européens."On ne peut pas être payé par le Parlement européen et travailler pour un parti", avait résumé le président de l'organisme législatif de l'UE, le socialiste Martin Schulz, après que la patronne du FN, Marine Le Pen, eut dénoncé une "vaste manipulation politique".Cette dernière a fustigé jeudi la décision de saisir les juges, révélée à quatre mois de l'élection présidentielle en France."En pleine campagne électorale, (...) cela révèle clairement un agenda strictement politique. Les vieilles méthodes politiciennes de persécution des opposants ont la peau dure", a réagi auprès de l'AFP Mme Le Pen, candidate de son parti à la présidentielle de 2017.En parallèle, l'organisme antifraude de l'Union européenne (Olaf) a mené ses propres investigations et a demandé en août au Parlement européen de recouvrer 339.946 euros auprès de Marine Le Pen, une somme correspondant aux salaires versés à deux de ses assistants parlementaires, sur la période 2010-2016. L'avocat de Marine Le Pen avait annoncé un recours.Le Parlement européen a aussi réclamé 320.000 euros à Jean-Marie Le Pen, lui aussi élu à Bruxelles et à Strasbourg, pour les années 2009-2014.Le FN a déjà été renvoyé en procès, ainsi que deux de ses cadres, dans une affaire de financement de ses législatives en 2012. Le procès n'a pas encore eu lieu.