"Aujourd'hui vers 07H30, une menace téléphonique de bombe a été reçue, et l'interlocuteur a donné comme motif l'annulation (jeudi) de l'événement avec le ministre turc de la Justice" Bekir Bozdag, a indiqué à l'AFP Dieter Spannagel, un responsable de la mairie de cette ville du sud-ouest de l'Allemagne.

Le bâtiment a été évacué et la police le fouillait encore vers 09H00.

"Nous partons du principe qu'il y a un lien direct" entre l'annulation de la rencontre et la menace, a indiqué de son côté le maire Michael Pfeiffer, sur la chaîne d'informations allemande n-tv.

La ville de Gaggenau a retiré à l'Union des démocrates turcs européens (UETD) l'autorisation de tenir jeudi soir une réunion électorale avec le ministre turc, estimant que ni la salle, ni le parking, ni les voies d'accès n'étaient en mesure d'accueillir l'afflux important attendu de visiteurs.

Le ministre Bekir Bozdag a annoncé dans la foulée renoncer à venir en Allemagne où il devait rencontrer son homologue, Heiko Maas.

Parallèlement, la ville de Cologne, dans l'ouest, a indiqué qu'elle n'autoriserait pas la tenue d'un meeting de l'UETD prévu dimanche avec le ministre turc de l'Economie, Nihat Zeybekci, dans la salle d'une mairie de quartier.

Le ministre turc des Affaires étrangères a accusé vendredi l'Allemagne d'oeuvrer pour la victoire du non au référendum d'avril sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan en annulant ces rassemblements de soutien.

L'Allemagne compte la plus importante diaspora turque du monde, forte de plus de trois millions de personnes, et il s'agit d'un électorat important pour le président turc. Mais Berlin craint que les conflits au sein de la société turque ne s'exportent sur le territoire allemand.

Les sources de tensions germano-turques se sont multipliées ces derniers temps. Dernier conflit en date, le placement en détention du correspondant en Turquie du quotidien Die Welt pour propagande "terroriste".

La Turquie reste néanmoins un partenaire incontournable aux yeux de l'Allemagne, le rôle d'Ankara étant crucial, selon elle, pour empêcher l'afflux de réfugiés en Europe.

"Aujourd'hui vers 07H30, une menace téléphonique de bombe a été reçue, et l'interlocuteur a donné comme motif l'annulation (jeudi) de l'événement avec le ministre turc de la Justice" Bekir Bozdag, a indiqué à l'AFP Dieter Spannagel, un responsable de la mairie de cette ville du sud-ouest de l'Allemagne. Le bâtiment a été évacué et la police le fouillait encore vers 09H00. "Nous partons du principe qu'il y a un lien direct" entre l'annulation de la rencontre et la menace, a indiqué de son côté le maire Michael Pfeiffer, sur la chaîne d'informations allemande n-tv. La ville de Gaggenau a retiré à l'Union des démocrates turcs européens (UETD) l'autorisation de tenir jeudi soir une réunion électorale avec le ministre turc, estimant que ni la salle, ni le parking, ni les voies d'accès n'étaient en mesure d'accueillir l'afflux important attendu de visiteurs. Le ministre Bekir Bozdag a annoncé dans la foulée renoncer à venir en Allemagne où il devait rencontrer son homologue, Heiko Maas. Parallèlement, la ville de Cologne, dans l'ouest, a indiqué qu'elle n'autoriserait pas la tenue d'un meeting de l'UETD prévu dimanche avec le ministre turc de l'Economie, Nihat Zeybekci, dans la salle d'une mairie de quartier. Le ministre turc des Affaires étrangères a accusé vendredi l'Allemagne d'oeuvrer pour la victoire du non au référendum d'avril sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan en annulant ces rassemblements de soutien. L'Allemagne compte la plus importante diaspora turque du monde, forte de plus de trois millions de personnes, et il s'agit d'un électorat important pour le président turc. Mais Berlin craint que les conflits au sein de la société turque ne s'exportent sur le territoire allemand. Les sources de tensions germano-turques se sont multipliées ces derniers temps. Dernier conflit en date, le placement en détention du correspondant en Turquie du quotidien Die Welt pour propagande "terroriste". La Turquie reste néanmoins un partenaire incontournable aux yeux de l'Allemagne, le rôle d'Ankara étant crucial, selon elle, pour empêcher l'afflux de réfugiés en Europe.