"Je n'ai pas l'intention de m'engager dans des tractations partisanes, ni marchandage de postes. Je ne suis donc pas en mesure de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur", a-t-il déclaré depuis la mairie de Bordeaux.

M. Juppé coupe ainsi court aux rumeurs qui faisaient de lui le candidat putatif de la droite et du centre en remplacement de François Fillon, actuellement vivement contesté en raison des soupçons d'emplois fictifs qui pèsent sur sa famille.

Le maire de Bordeaux a fustigé "le gâchis" dont s'est rendu coupable, selon lui, le parti Les Républicains. "Au lendemain de notre primaire dont le résultat a été incontestable et incontesté, François Fillon avait un boulevard devant lui", a-t-il fait valoir, avant de dénoncer "l'obstination" de M. Fillon et ses propos relatifs à un "prétendu complot et une volonté d'assassinat politique" qui ont conduit cette campagne "dans une impasse".

Alain Juppé a conclu son intervention en indiquant qu'il se tenait à disposition pour dialoguer avec François Fillon et Nicolas Sarkozy, comme ce dernier en a publiquement fait la demande lundi matin.

Sarkozy propose une réunion à Juppé et Fillon

L'ancien président français Nicolas Sarkozy propose à François Fillon et Alain Juppé de se réunir avec lui pour "trouver une voie de sortie digne et crédible" à la crise déclenchée par les soupçons d'emplois fictifs dont aurait profité la famille du candidat de la droite à l'élection présidentielle, rapportent plusieurs médias lundi, citant l'ancien chef d'Etat.

"Notre désunion fera le lit de l'extrême-droite", selon Nicolas Sarkozy. "C'est dans cet esprit que je propose à François Fillon et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer et qui crée un trouble profond chez les Français".

C'est la première fois que Nicolas Sarkozy sort officiellement de sa réserve et de sa retraite, pour tenter de trouver une porte de sortie à sa famille politique, souligne Europe 1.

Dimanche soir, François Fillon a redit son innocence et affirmé qu'il maintenait sa candidature à la présidentielle, malgré sa probable mise en examen et de multiples défections de ses soutiens.

Selon un sondage Kantar Sofres OnePoint effectué pour LCI et Le Figaro et publié dimanche soir, François Fillon n'obtiendrait que 17% des suffrages. Emmanuel Macron serait stable à 25% et Marine Le Pen perdrait un point à 26%. En revanche, dans le cas d'une candidature d'Alain Juppé qui obtiendrait 24,5% des voix, Emmanuel Macron n'obtiendrait que 20% des voix et ne serait pas qualifié pour le second tour. Marine Le Pen se maintiendrait en tête à 27%.

"Je n'ai pas l'intention de m'engager dans des tractations partisanes, ni marchandage de postes. Je ne suis donc pas en mesure de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur", a-t-il déclaré depuis la mairie de Bordeaux.M. Juppé coupe ainsi court aux rumeurs qui faisaient de lui le candidat putatif de la droite et du centre en remplacement de François Fillon, actuellement vivement contesté en raison des soupçons d'emplois fictifs qui pèsent sur sa famille. Le maire de Bordeaux a fustigé "le gâchis" dont s'est rendu coupable, selon lui, le parti Les Républicains. "Au lendemain de notre primaire dont le résultat a été incontestable et incontesté, François Fillon avait un boulevard devant lui", a-t-il fait valoir, avant de dénoncer "l'obstination" de M. Fillon et ses propos relatifs à un "prétendu complot et une volonté d'assassinat politique" qui ont conduit cette campagne "dans une impasse".Alain Juppé a conclu son intervention en indiquant qu'il se tenait à disposition pour dialoguer avec François Fillon et Nicolas Sarkozy, comme ce dernier en a publiquement fait la demande lundi matin.L'ancien président français Nicolas Sarkozy propose à François Fillon et Alain Juppé de se réunir avec lui pour "trouver une voie de sortie digne et crédible" à la crise déclenchée par les soupçons d'emplois fictifs dont aurait profité la famille du candidat de la droite à l'élection présidentielle, rapportent plusieurs médias lundi, citant l'ancien chef d'Etat."Notre désunion fera le lit de l'extrême-droite", selon Nicolas Sarkozy. "C'est dans cet esprit que je propose à François Fillon et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer et qui crée un trouble profond chez les Français". C'est la première fois que Nicolas Sarkozy sort officiellement de sa réserve et de sa retraite, pour tenter de trouver une porte de sortie à sa famille politique, souligne Europe 1. Dimanche soir, François Fillon a redit son innocence et affirmé qu'il maintenait sa candidature à la présidentielle, malgré sa probable mise en examen et de multiples défections de ses soutiens.Selon un sondage Kantar Sofres OnePoint effectué pour LCI et Le Figaro et publié dimanche soir, François Fillon n'obtiendrait que 17% des suffrages. Emmanuel Macron serait stable à 25% et Marine Le Pen perdrait un point à 26%. En revanche, dans le cas d'une candidature d'Alain Juppé qui obtiendrait 24,5% des voix, Emmanuel Macron n'obtiendrait que 20% des voix et ne serait pas qualifié pour le second tour. Marine Le Pen se maintiendrait en tête à 27%.