S'ils ont fini par avoir ben Laden en 2011, les Américains ne sont jamais parvenus, malgré une prime de 10 millions de dollars et des gros moyens, à mettre la main sur le mollah Omar, le chef historique du mouvement taliban. Pourtant les Américains le voulaient coûte que coûte, persuadés que l'homme était le compagnon de lutte du chef d'Al-Qaïda et qu'il avait aidé ce dernier à préparer son attaque terroriste contre les tours jumelles. Ce dernier point est aujourd'hui contesté par une journaliste néerlandaise, Bette Dam, qui a enquêté sur lui durant cinq ans. Dans son livre, Looking for the Enemy, elle dresse un portrait différent du mollah Omar. Pour écrire son livre, elle a parlé à une centaine de personnes. Ce sont d'anciens voisins, des membres de sa belle-famille, des compagnons de combat, des dirigeants talibans actuels, le fils aîné d'Oussama ben Laden, le chef des services secrets afghans et l'ancien président Hamid Karzaï.
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