Abdullah Abdullah s'est déclaré lundi président d'Afghanistan quelques minutes après l'investiture officielle du chef de l'Etat Ashraf Ghani, plongeant le pays dans une crise institutionnelle alors que d'importantes négociations avec les talibans doivent bientôt démarrer.

Le chef de l'exécutif du précédent gouvernement d'union nationale, vêtu d'un costume sombre, a tenu sa propre cérémonie d'investiture dans une autre aile du palais présidentiel devant quelques centaines de partisans. Il a juré de "préserver l'indépendance, la souveraineté nationale, l'intégrité territoriale et les intérêts du peuple afghan", quelques minutes après la prise de pouvoir officielle du chef de l'Etat sortant.

Des explosions pendant l'investiture

Deux explosions ont retenti dans Kaboul pendant les cérémonies d'investiture concurrentes du président Ashraf Ghani et de son principal rival Abdullah Abdullah, a constaté l'AFP.

"Je n'ai pas de gilet pare-balles, juste ma chemise. Je resterai même si je dois me sacrifier", a lancé M. Ghani, qui n'a pas quitté l'estrade sur laquelle il discourait alors que des alarmes retentissaient au sein du palais présidentiel.

Abdullah Abdullah s'est déclaré lundi président d'Afghanistan quelques minutes après l'investiture officielle du chef de l'Etat Ashraf Ghani, plongeant le pays dans une crise institutionnelle alors que d'importantes négociations avec les talibans doivent bientôt démarrer.Le chef de l'exécutif du précédent gouvernement d'union nationale, vêtu d'un costume sombre, a tenu sa propre cérémonie d'investiture dans une autre aile du palais présidentiel devant quelques centaines de partisans. Il a juré de "préserver l'indépendance, la souveraineté nationale, l'intégrité territoriale et les intérêts du peuple afghan", quelques minutes après la prise de pouvoir officielle du chef de l'Etat sortant.Deux explosions ont retenti dans Kaboul pendant les cérémonies d'investiture concurrentes du président Ashraf Ghani et de son principal rival Abdullah Abdullah, a constaté l'AFP. "Je n'ai pas de gilet pare-balles, juste ma chemise. Je resterai même si je dois me sacrifier", a lancé M. Ghani, qui n'a pas quitté l'estrade sur laquelle il discourait alors que des alarmes retentissaient au sein du palais présidentiel.