"Il n'y a AUCUNE COLLUSION! ", a-t-il tweeté.

Visé par 12 chefs d'inculpation, dont complot contre les Etats-Unis, blanchiment et fausses déclarations et non déclarations de comptes détenus à l'étranger M. Manafort s'est rendu lundi au bureau du FBI à Washington et devait être présenté à la justice dans la foulée.

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"Désolé, mais c'était il y a des années, avant que Paul Manafort ne fasse partie de la campagne Trump", a écrit le président américain avant de s'en prendre une nouvelle fois à son ancienne rivale démocrate: "Pourquoi Hillary-la-crapule et les démocrates ne sont-ils pas visés? ?? ?? ".

Dans ses deux tweets, le président américain ne dit en revanche pas un mot d'un autre ancien membre de son équipe, George Papadopoulos, qui a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs du FBI.

M. Papadopoulos, qui était chargé des questions de politique étrangère au sein de l'équipe Trump, a par ses fausses déclarations "entravé l'enquête en cours du FBI sur l'existence de liens ou de coordination éventuels entre des personnes associées à la campagne et le gouvernement russe pour interférer dans l'élection présidentielle de 2016", souligne l'acte d'accusation signé par le procureur Robert Mueller.

Trump n'a "aucune intention" de remettre en cause le procureur spécial

Le président américain Donald Trump n'a "aucune intention" de remettre en cause le procureur spécial Robert Mueller qui vient de procéder aux premières inculpations dans l'enquête sur une éventuelle collusion entre l'équipe de campagne du milliardaire et la Russie, a indiqué lundi la Maison Blanche.

"Le président l'a dit la semaine dernière (...) Il n'y a aucune intention ou projet de changements en ce qui concerne le procureur spécial", a déclaré Sarah Huckabee-Sanders, porte-parole de l'exécutif américain. Interrogée sur les inculpations annoncées lundi, elle a estimé qu'elles n'avaient "rien à voir avec le président et rien à voir avec la campagne".

La porte-parole a par ailleurs insisté sur le rôle "extrêmement limité" de George Papadopoulos, ancien membre de l'équipe Trump qui a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs de la police fédérale (FBI). "Il était bénévole. Aucune activité n'a été engagée officiellement au nom de la campagne", a-t-elle martelé, soulignant que sa mise en cause par le FBI était exclusivement liée au fait qu'il n'avait "pas dit la vérité".

La porte-parole de la Maison Blanche a par ailleurs affirmé s'attendre à ce que l'enquête du procureur spécial s'achève "bientôt".

D'où vient cette conviction? "Ce sont les indications dont nous disposons à ce stade, je ne peux pas en dire plus", a-t-elle répondu.

Visé par douze chefs d'inculpation, dont complot contre les Etats-Unis, blanchiment et fausses déclarations et non déclarations de comptes détenus à l'étranger, Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Donald Trump, a plaidé non coupable lundi.